jeudi 19 novembre 2009

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Je suis d'accord avec vous, ça manque de sève et de sexe ici.

mercredi 4 novembre 2009

I don't know what to do with myself

Je ne me reconnais plus ces derniers temps.

mercredi 21 octobre 2009

Dont acte

Un membre éminent du CESBOL (Comité d'Ethique et de Surveillance pour la Bienséance et l'Originalité Littéraire) m'informe que je serais allé beaucoup trop loin dans le glauque dans un post publié ce jour. Je reconnais volontiers que la description d'un homme ingurgitant un plat de lasagnes surgelées avec pour seule compagnie les flatulences pop-rock d'activistes d'opérette d'origine irlandaise va très loin dans l'horreur, frisant probablement l'insoutenable, et qu'elle est susceptible de provoquer chez les personnes les plus fragiles vomissements et autres effets indésirables, mais je n'ai ni l'intention de supprimer le texte incriminé, ni de m'excuser. Néanmoins, en signe d'ouverture et de bonne volonté, je consens à envoyer à la poubelle le texte décrivant une opératrice de téléphone de rose qui se casse un ongle en écossant des petits pois devant un film de Michael Haneke que je m'apprêtais à publier.

20 cm

Après une journée de travail passée à remplir des tableaux Excel, à dispatcher par mail des ordres venus d'en haut, à informer la direction de la non tenue par les membres de son équipe d'objectifs intenables et à échanger des SMS salaces sur son iPhone avec une nympho étudiante en psycho croisée sur le site plansculsansprisedetete.fr, Vincent retrouve son grand appartement luxueux mais vide de célibataire assumé. Il envoie balader ses chaussures au milieu du salon. Puis file dans la chambre pour abandonner costume et cravate au profit d'une tenue plus décontractée. Dans la cuisine il se sert un grand verre de soda avec des glaçons et glisse un plat de lasagnes surgelées dans le four micro-ondes que son ex n'est jamais venue récupérer. Sur sa mini-chaîne high tech il met le dernier album de U2 téléchargé sur e-mule en tapisserie sonore et allume son ordinateur portable. Ce soir Vincent éprouve un besoin quasi-hygiénique de cracher son foutre à la face d'une chiennasse bonnasse et consentante. Il consulte ses mails. Des spams, les photos des vacances à Djerba de sa sœur, la confirmation d'une commande sur un site de vente de mangas par correspondance, un mail de sa maman qui lui demande s'il vient pour les vacances de noël, un lien envoyé par un pote vers une vidéo tendance jackass d'un lycéen japonais qui s'inflige un coup de taser dans les couilles pour avoir son quart d'heure de gloire. Mais pas d'invitation à la baise. Va falloir partir en chasse.

Il se connecte sur un site de rencontres pour adultes. Son pseudo, vincentimetre_7 annonce clairement la couleur. Non pas qu'il soit fier de sa queue au point de compter les millimètres, non, en fait le 7 n'est pas un chiffre après la virgule mais indique qu'il est le 7ème à avoir pensé au même jeu de mot pourri. La norme le rassure, l'apaise. En plus ce n'est pas 20 mais 22 cm qu'elle mesure sa bite. Mais le jeu de mot est moins aisé. Il avait pensé à 22vlamatrique mais c'était déjà pris. Et il n'aimait pas la référence policière. Vincent n'est pas du genre à se perdre en longs dialogues stériles et il faut que ça aille vite. Il ne veut surtout pas d'une "meuf" qui s'incruste dans sa vie, l'entraine à Ikea le samedi et chez ses parents le dimanche. Son approche a le mérite d'être claire, franche et directe. Je vous présente l'engin, sous toutes les coutures, en photo ou en webcam, vous êtes preneuse ou pas, mais ne perdons pas de temps. Bien sûr il se prend des vents, se fait régulièrement traiter de queutard, de pervers et j'en passe. Mais il doit bien l'avouer, bien gâté par la nature, il trouve régulièrement chaussures à son pied. Alors pourquoi changer une tactique gagnante ? Certes il n'est pas toujours très regardant quant à qui il tringle, mais un trou est un trou, non ?

Cela fait une demi-heure qu'il consulte fiche après fiche, contacte, insiste, palpite, s'énerve… quand il remarque enfin la petite sonnerie qui gueule plus fort que Bono et lui rappelle que des lasagnes industrielles l'attendent dans le four micro-ondes. Entre deux bouchées, il échange quelques mots crus avec une femme mal mariée qui semblent intéressée par son potentiel. Il aime bien son pseudo, queparlecul_75. Bonne baise assurée. Ils allument leurs webcams respectives, il exhibe l'engin et l'affaire se conclut rapidement. Ils se donnent rendez-vous une demi-heure plus tard sur le parking d'une superette à 200 mètres de chez elle.

Faut pas me provoquer

Elle est train de se laver les cheveux, penchée au dessus de la baignoire, quand passant par hasard dans le couloir mes yeux tombent sur son joli cul que laissent entrevoir les transparences de sa nuisette. Une provocation. Un appel à la levrette. Sur la pointe des pieds je m'approche et relève les pans de son vêtement de nuit. "Tiens j'en connais un qui a envie de baiser" lâche-t-elle en riant. Je caresse ses fesses, en suis les courbes du bout des doigts puis glisse la main entre ses cuisses qu'elle resserre légèrement. Je fais glisser lentement sa culotte pendant qu'elle essaie tant bien que mal de se rincer les cheveux. "Tu ne peux pas attendre que j'aie fini ?". Non, je ne peux pas attendre. J'ai envie de son cul là maintenant. Je veux abuser de sa vulnérabilité. Si ça ne tenait qu'à moi je l'enculerais direct, sans ménagement. A genoux derrière elle, ma bouche dévore ses cuisses, ses fesses que j'écarte lentement pour y goûter l'interdit. Elle se cambre et ma langue s'aventure dans les profondeurs de son sexe. Je me relève et presse ma queue contre ses fesses, caresse de mon gland gonflé ses lèvres humides puis fait une entrée fracassante qui lui fait lâcher le pommeau de la douche.

Résultats des courses : des yeux tout rouges à cause du shampoing dans les yeux, une salle de bain complètement inondée et une de nos meilleures baises depuis…

mardi 20 octobre 2009

Pour ne rien dire

J'ai toujours trouvé ça sexy une femme qui joue (bien) de la guitare. J'aime bien les batteuses aussi. Celles qui groovent et swinguent. Mais mes préférées ce sont les bassistes.


lundi 19 octobre 2009

Chocolate box

Elle garde tout. Les remerciements d'amants reconnaissants. Les candidatures spontanées de parfaits inconnus avec photo de leur joystick en pièce jointe. Les conversations raffinées d'obsédés cérébraux. Les dialogues crus de jeunes hommes chargés de testostérone. Célébration de la jeunesse. Les invitations à des partouzes. Les plans drague avortés. Les plans cul recalés. Les plates excuses. Les beaux souvenirs d'amants monuments. De corps à corps savoureux. Les numéros de téléphone, les pseudos, les profils. Les vestiges de relations jetables. Les photos de corps nus, de sexes tendus. Des queues toutes les couleurs, de toutes les tailles, de toutes les formes. Un vrai catalogue. Les fantasmes d'hommes mariés susurrés tard dans la nuit. Les confessions lâchées la queue à la main. Les compliments, sincères ou intéressés. Les exhibitions en webcam. Les promesses de nuits extraordinaires. Les délires hors-sujet. Les hommes inaccessibles. Les espoirs déçus. La correspondance avec un jeune amant aimé. Les photos souvenirs de virées complices. Les cicatrices. Elle garde tout sur un disque dur, caché dans un tiroir fermé à clé. Toute une vie en dehors de sa vie. Ce qu'elle voudrait en fait c'est être aimée.

vendredi 16 octobre 2009

Lost in translation

Bonjour, je fais suite à votre annonce sur le site ******. Je pratique un SM esthétique et de qualité. Je suis régulièrement dans votre ville. Pas de sexe. Rencontre à l'hôtel uniquement.

Quelque chose a du m'échapper.

mercredi 14 octobre 2009

Picotements

J'ai lu, j'ai écouté… Je ne trouve aucun argument valable justifiant l'arrivée d'un jeune homme de 23 ans, niveau bac+1, à la tête d'un organisme public dont la mission est la gestion du plus grand quartier d'affaires d'Europe. Aucun. L'argument selon lequel il serait légitime car élu relève de la malhonnêteté intellectuelle la plus crasse tant il est évident que les électeurs en question marchent au pas de consignes de vote dont tout le monde connait l'origine. Un nouveau pas franchi dans l'obscène.

Pendant ce temps-là Papa lance un "plan d'urgence" pour la pratique des langues étrangères au lycée. Le problème n'est pas nouveau. Il est vrai que l'apprentissage est désastreux, que vous pouvez passer toute une scolarité sans qu'un mot d'anglais ne sorte de votre bouche et qu'il y a là matière à réflexion, mais comment voulez-vous donner le goût des langues dans un pays où la télévision, y compris publique, diffuse systématiquement films et séries en version française ?

La France, sans doute grâce à la légendaire gentillesse de ses chauffeurs de taxi et à la propreté de ses transports publics, reste la 1ère destination touristique mondiale. Il faut dire qu'on les bichonne nos touristes, on les aime bien et on pense à eux. Bientôt ils seront des milliers à faire la queue chaque jour pour découvrir Rachida Dati au musée Grévin.

mardi 13 octobre 2009

Game over

Lâcher prise. Tout doucement.


lundi 12 octobre 2009

Lundi mal réveillé

Allez savoir pourquoi il m'arrive de publier des textes dont je ne suis pas satisfait à 100%. Peut-être parce que je ne publierais rien si... Parfois le temps me donne raison. Parfois non.

A part ça ce week-end je me suis gavé de chocolat et j'ai eu droit à une de ces pipes si intenses que vous avez l'impression qu'on vous a aspiré la moelle.

Facebook trouve mon pseudo trop licencieux. Et Prince chez Denisot mercredi c'est quand même un petit événement.


vendredi 9 octobre 2009

Errances

14h05

Un café et c'est reparti. Faire illusion. Démangeaisons dans le bas ventre. Pulsions de débauche, d'excès et d'indécence. De nouveauté et d'inconnu. De temps hors du temps. J'entre pseudo et mot de passe. Les plans de dernière minute ne sont pas évidents à organiser en semaine. Alors que c'est si simple sur Meetic. Mais j'y suis tricard. Qui ne tente rien n'a rien.


14h10

De moins en moins à l'aise sur ce site. Pourtant j'y ai fait de belles rencontres. Etalage des chairs. L'impression de toujours croiser les mêmes têtes, si je puis dire. Parmi les femmes seules connectées, beaucoup de quadras sans photos. Les quadras sont de bons coups mais elles fuient les "p'tits jeunes".


14h16

Je reçois un mail d'une jeune chargée de comm' qui me fait sortir de mes gonds. J'ai épuisé tout mon stock de patience et d'indulgence. Le client est roi. Il est souvent le roi des cons.


14h18

Une phrase laconique en guise de présentation : "Album ?" Même pas de bonjour. Degré zéro de la communication. Besoin d'un carré de chocolat. Ou d'une pipe.


14h21

J'appelle L, une cliente dont la voix fait se dresser mes poils sur les bras. Mais pas que. Elle en joue bien évidemment. C'est une grande bavarde. Plus efficace que le téléphone rose. Ma collègue qui l'a rencontrée, elle, me dit qu'elle est tout à fait charmante à tout point de vue. Je lui confie qu'à chaque fois je me sens tout chose après avoir raccroché. Elle m'avoue qu'elle aussi. Putain, j'ai faim de chatte.


14h57

Je fais connaissance sur le site d'une jolie trentenaire, look de garçonne à la Jean Seberg. Je suis charmé. Nouvelle inscrite mais pas novice en libertinage. Dialogue qui démarre sur les chapeaux de roue. Puis soudain plus rien. Plus de réponse. Je ne me formalise même plus pour ça. Mais j'ai quand même besoin d'un carré de chocolat. Au lait avec des noisettes. Ou d'une pipe.


15h01

Je lance une recherche en prévision d'un probable déplacement professionel à venir. J'hallucine du nombre de jeunes filles sexy inscrites en région parisienne, de la variété de leurs profils et aspirations. Sans être dupe.


15H13

Un couple "débutant" avec lequel je suis en contact sporadique depuis trois semaines vient me relancer. Pas de photo disponible. "Bientôt" me disent-ils depuis trois semaines. Ça sent le mauvais plan. Je romps le dialogue.


15h18

Qu'ils se présentent comme amateurs de hard ou de "porno chic dans une ambiance bulles", les couples sont incapables d'exprimer une envie au-delà de "passer un agréable moment" ou "on cherche un homme pour s'occuper de madame". Finalement assez peu de fiches qui suscitent l'intérêt et le désir. Les attentats linguistiques du style "nous sommes un couple qui aimons s'amuser" me sont de plus en plus rédhibitoires.


15h21

Je mate la vidéo fort sympathique et distrayante d'une appétissante femme callipyge moulée dans un jean bien trop petit pour elle et qui exhibe ses charmes de façon délicieusement provocante en pleine rue lorsque mon employeur surgit sans que je ne l'entende venir. La faute à Sonny Rollins qui souffle comme un diable dans son saxophone. J'ai juste le temps de fermer l'objet du délit. Laisser tomber l'iPod quand je chasse au boulot.


15h34

Beaucoup de cyber-libertins mentent sur leur âge. Ou alors ils ont passé leur vie à travailler dans les mines de Sibérie.


15h41

Un jeune responsable de comm' qui s'exprime comme un candidat de Secret Story m'apprends par mail que son stage se termine ce soir. En plein projet. Je vais devoir reprendre tout à zéro avec le/la stagiaire qui le remplacera. Ainsi va la gestion de projets dans les grandes entreprises françaises. J'ai besoin d'un carré de chocolat. Ou d'une pipe.


15h47

J'entre en contact avec une photographe plutôt douée à en croire son book. Sa motivation est artistique. Mais l'Art a un prix.


15h52

Le contraste est saisissant entre la classe infinie de Lady Day qui caresse mes oreilles et les exhibitions de membres turgescents, fesses molles et de trous béants qui défilent sous mes yeux las. De très belles photos tout de même parfois. Je passe en mode rock & roll seventies.


15h58

Une bombasse me propose… ses dessous souillés. Ça faisait longtemps. Je lui propose un échange. Son string contre deux vieilles paires de chaussettes. Ça ne la fait pas rire.


16h17

Le couple débutant vient d'ajouter des photos à son profil. La miss a un joli cul ma foi. Je tente une relance. Ils me snobent. Je l'ai bien cherché.


16h21

Miracle, le logo orange clignote. J'ai un message. D'un(e) "trans non opérée" à la féminité assez stupéfiante. Je ne crois pas être encore prêt pour cette aventure. Je suis flatté tout de même.


16h24

Je commence à me faire à l'idée de passer une soirée calme et reposante. Un bon petit repas et un bon livre, ça peut le faire. J'ai envie d'un carré de chocolat.


16h26

Non, non, non, ce soir j'ai envie de perdition en territoires inconnus.


16h57

C'est maintenant un travesti qui m'aborde. "Je suis très féminine" m'assure-t-il/elle, comme si ça pouvait me faire changer d'avis. Curieux je lui demande de m'ouvrir son album privé. Il/elle ressemble à Jean-Marie Messier avec une perruque. C'est drôle et pas à la fois.


17h11

L'intro me donne instantanément la chair de poule. "And now I wanna be your dog…" chante Iggy. Fuck, yeah !


17h13

"Proposez-moi vos scénarios, je suis très ouverte" lit-on sur sa fiche. Je lui propose un petit scénar improvisé où elle tient la cravache. Je lui aurais proposé de se faire sodomiser par une bande de clochards dans une décharge publique qu'elle n'aurait pas été plus outrée. Une femme sur deux sur le site déplore sur sa fiche que les hommes ne savent pas lire.


17h15

Le volume de mon éjaculat est primordiale pour une vie sexuelle épanouie tente de me convaincre un de ses spams reçus des Amériques. Attention, la satisfaction de mes partenaires en dépend. Je suis circonspect. Mais il y a une logique à tout ça. D'abord je me suis allongé la bite grâce à leurs extenseurs. Ensuite j'ai augmenté le volume de mes couilles grâce à leurs pilules. J'ai pris leurs cachets pour baiser toute la nuit sans débander. Il ne me manque plus qu'à éjaculer des hectolitres. J'attends avec impatience le remède miracle qui donnera à mon sperme le goût de fraise tagada.


17h17

Je fais le test. Je me vante auprès d'une jeune femme à la poitrine provocante d'être capable d'éjaculer comme vache qui pisse. Test peu concluant. J'aurais du écouter mon instinct.


17h18

Note à moi-même : me créer un profil Facebook.


17h22

"Messieurs, séduisez-moi, soyez imaginatifs". Vous êtes mimi comme tout et devez être une bombe au lit mais non, je refuse. C'est toujours à l'homme de séduire, d'être original, d'éveiller vos sens.

En vérité elle a le cul flasque et habite à plus de 500 km.


17h33

F. vient me faire un petit coucou. Elle refuse de me rencontrer sous prétexte que je suis maqué mais reviens régulièrement à la charge. Puis se dégonfle. Dommage. Elle a une paire de seins comme en rêve tout homme hétérosexuel.


17h41

C'est fou le nombre de nanas qui aiment faire la leçon. Des chieuses. A ce jeu là les parisiennes ne sont pas les dernières.


17h53

Un quinqua bon chic bon genre me branche pour que je vienne chez lui faire un massage à sa femme ce soir. Ambiance champagne, lumière tamisée et bougies. Je lui explique que je ne suis pas assez motivé pour faire 400 bornes aller-retour pour un simple massage. Si je m'y prends bien avec madame je pourrais l'enculer, me dit-il avec un gros clin d'œil émoticône. La rupture de ton me fait sourire.


17h54

La nouvelle vient de tomber. Nous venons de décrocher le gros contrat que nous attendions. La nouvelle a sur moi autant d'effet que la sortie d'un nouvel album de Muse. Lent suicide professionnel. Je traite les urgences, délègue et botte en touche. Le reste attendra demain. Sam Cooke pour terminer.


18h41

Une amie bloggeuse me tient informé des dernières coucheries de l'éroblogosphère. J'ai envie de cuisine thaïlandaise et de gros nichons qui sentent bon le sable chaud. Il est temps de rentrer à la maison.


mercredi 7 octobre 2009

Bûcher des vanités

Quand elle ne se torture pas les neurones pour trouver de nouveaux moyens d'anéantir la classe moyenne à coups de taxes nouvelles, la majorité présidentielle se branle le cortex pour nous pondre de nouvelles lois. Elle adore ça les lois. L'ordre c'est plus bandant que la justice sociale. Nouvelle lubie en date, moins grave que la taxation des indemnités d'accident du travail je vous l'accorde, une députée UMP voudrait soumettre un texte de loi visant à obliger les magazines de mode à mentionner lorsqu'une photo a été retouchée avant publication. Après "fumer tue" sur les paquets de cigarettes on pourrait donc voir apparaitre la mention "sans Photoshop la bombe sexuelle que vous avez sous les yeux est en réalité un boudin ridé et plein de cellulite" dans la presse bon marché.

Aussi je pose la question, pendant qu'on s'attaque aux vrais problèmes de société, à quand une loi obligeant les artistes casseroles à signaler que leur voix a été retouchée en studio ? Autotune et Photoshop, même combat. J'attends avec impatience le jour où je pourrai lire en bas des affiches de cinéma la mention "attention, la débauche d'effets spéciaux vise à cacher l'indigence du scénario". Certes, les mauvaises langues ne manqueront pas de signaler que certains films portent déjà la mention "produit par Luc Besson". Good point.

Blague à part, autant je peux comprendre que l'on prenne des mesures face à la dérive des mannequins anorexiques qui met en danger leur santé ainsi que celle de (jeunes) femmes influençables, autant j'ai du mal à comprendre ce qui justifie un tel projet de loi. Que nombre de femmes fassent un complexe grandissant face à une perfection corporelle totalement artificielle qui leur est matraquée lourdement dans le presse féminine, cela fait peu de doute. Qu'elles soient écœurées lorsqu'on leur balance sous les yeux une Sharon Stone (customisée de A à Z) bombe sexuelle à 50 ans, je le comprends. J'ai moi aussi mes petits complexes. Mais toutes les législations du monde ne changeront pas un état de fait : la nature est injuste lors de la distribution des atouts physiques. Et le corps vieillit, nous n'y pouvons rien. Et puis que je sache personne n'oblige les femmes à lire ces torchons. Mais la femme est masochiste.

Si l'hypothèse selon laquelle l'estime de soi de la gente féminine était à ce point mise à mal qu'il serait urgent d'intervenir se vérifiait, peut-être faudrait-il s'attaquer directement au modèle économique totalement cynique de la presse féminine : je culpabilise la femme à longueur de pages, lui mettant le nez sur ses bien naturelles imperfections, lui reprochant avec violence d'avoir des rondeurs et/ou des rides, je lui refourgue des produits amincissants, des crèmes anti-rides, des gels anticellulite et j'en passe, et j'encaisse la manne des annonceurs. Aussi hallucinant que cela puisse paraitre, il semblerait qu'une bonne partie de la population féminine n'ait pas encore saisi l'arnaque.

Si j'osais me permettre une remarque je signalerais que si les femmes ne baissaient pas les yeux dans la rue, si elles ne s'enfuyaient pas pour un regard, si elles n'étaient pas prêtes à vous gifler pour un compliment, peut-être se sentiraient-elles plus désirables et désirées. Mais je suis timide alors je ne dis rien.

Au-delà de sa pertinence (et de la porte ouverte au n'importe quoi que constituerait le vote de cette loi qui fort heureusement a bien peu de chance de passer), on peut s'interroger sur l'impact d'une telle mention. Prenons encore l'exemple de la cigarette. On a beau rappeler aux fumeurs sur chaque paquet, et avec un message clair, qu'ils courent le risque de mourir jeunes dans d'affreuses souffrances, la toxicomanie tabagique ne régresse que très lentement. Alors comment peut-on espérer qu'une mention "photo retouchée" empêche l'homme de comparer la bombasse (artificielle) qui lui fait de l'œil sur papier glacé à la femme qui lui repasse ses chemises ? Et puis où commence la retouche photo ? De l'effacement d'un petit bourrelet disgracieux à un lifting complet, il y a un monde.

Il n'empêche que cela me donne quelques idées. Scoop. Je peux vous l'annoncer en exclusivité, dès demain je prends ma carte de l'UMP et compte me présenter aux prochaines élections locales. Je voudrais faire passer une loi qui me tient à cœur. Il s'agit d'interdire d'exhibition ces curiosités de la nature qui affichent tablettes de chocolat et sexes de 3 mètres de long et me font une concurrence déloyale sur les sites de rencontres avec pénétration.

mardi 6 octobre 2009

Problème de math

Les caissières de l'enseigne A sont 1,7 fois plus sexy et 2,3 fois plus souriantes que celles de l'enseigne B. Kinky a passé hier soir 1h23 à exhiber en webcam sa virilité à une femme mariée consentante et n'a pas baisé depuis 51 heures et 27 minutes. L'enseigne B est située à 2 km. L'enseigne A à 11 km. La température a chuté de 15° en 72h. Le carburant est 0,3 centimes moins cher dans l'enseigne B mais grâce à sa carte de fidélité il a droit à 5% de remise auprès de l'enseigne A sur certains produits (dont les yaourts Yoplait aux fraises 0% de matières grasses).

Dans laquelle des deux enseignes Kinky va-t-il aller faire ses courses ce midi ?

lundi 5 octobre 2009

En vrac

L'automne est là. Baisse des températures. Robes légères reléguées au placard. Bienvenus le gris, les doudounes et les cols roulés. T'as beau t'appeler Oscar Tramor… Lundi matin. Pas envie de me lever. Saison du racket étatique. Et des festivals de jazz. Calendrier anachronique. Nostalgie d'un cul slave. L'ennui et le spleen sont à ma porte. Résister. Beaucoup de sport et de belles lectures. Rentrée cinéma intéressante. Soderbergh est fatigué. Scorcese se fait attendre. Proposition inédite. Que de la gueule. Domenech est toujours en poste. Ranger. Classer. Trier. Météo de couple au beau fixe. Pause mens(tr)uelle. Taxer, taxer et encore taxer ou l'impuissance sarkozyenne. L'écologie a bon dos. Chouettes concerts à venir. Sentiment d'anesthésie. Concessions pesantes. Evasions nocturnes. Oui ta chatte a bon goût. Les incompétents ça ose tout. Trop de blé claqué pour m'offrir mon voyage à Hong Kong cet hiver. Paris bientôt. Londres aussi. J'aime bien cette petite conne de Lily Allen. Lassitudes. Renoncer est-il forcément synonyme d'échec ? Cyber-errances. Trop petit, trop jeune, trop vieux, trop court, trop blanc. Go fuck yourself. J'avais fait l'impasse sur la collaboration Satchmo-Ella Fitzgerald. C'est sublime. Karen Dalton aussi. Non, je ne veux pas de tes culottes usagées. Quelques ébauches de texte un peu moins médiocres que d'habitude. Des idées. Une porte de sortie ? You got it wrong. Amitiés fragiles. Conformismes et malentendus. Saloperie de correcteur orthographique. Non tu n'as pas grossi. Nique sa mère la pluie. Le suicide plutôt que la démission. Choquante inhumanité. Kamoulox ! Fourrée dans les fourrés. Divertissant. Les traders ont retrouvé le sourire. La police est brutale. Sourire de façade. Caresser dans le sens du poil. Un parking. Pipe récréative. Ejaculation exutoire. Pop Life. Je l'aime bien mais lui préfère sa copine. Ame qui colle. From start to start. Les légendes sont faites pour mourir. Fuck it !

jeudi 1 octobre 2009

Salut les p'tits clous

Lorsque l'on se retrouve coincé au bureau sans la moindre envie de bosser tout en souhaitant se donner une apparence studieuse (et accessoirement rire un peu), rien de tel que la consultation des statistiques de fréquentation de son blog.

Rien de bien nouveau. Continuent de débarquer sur mes terres une nuée d'hommes frappés d'un sérieux complexe d'Œdipe, des paumés à la recherche de techniques pour se satisfaire en solitaire, quelques voyeurs pédo-zoophile… De bien jolies fréquentations en somme.

Au-delà de la maltraitance quasi-systématique de la langue française, ce qui m'étonne toujours à la lecture des expressions-clés qui mènent chez moi quotidiennement quelques dizaines d'égarés, c'est cette formulation qui porte à croire que la plupart des utilisateurs de moteurs de recherche pensent toujours en 2009 s'adresser à une personne physique qui leur répondrait en temps réel.

Voici le top 20 des expressions-clés les plus amusantes/déroutantes pour le mois de septembre.


N°20 :
Messages et commentaires des internautes sur relations sexuelles cochonnes et perverses

Vous arrivez trop tard, face à l'afflux de propositions indécentes à peine voilées j'ai été contraint d'interdire les commentaires sur mon blog, ne pouvant suivre le rythme. Je peux néanmoins vous confirmer sans trop m'avancer que l'immense majorité de la population sexuellement active préfère effectivement avoir des relations sexuelles "cochonnes et perverses" tant qu'à faire.


N°19 :
Quels sont les fantasmes masculins

Les fantasmes de mâles sont aussi nombreux qu'il y a d'hommes sur cette planète. Pour certains ce sera la personnalisation de leur Opel Corsa aux couleurs de leur club de foot préféré, pour d'autres ce sera de croiser Sasha Grey dans un ascenseur. Et je ne parle là que des hétérosexuels. Cela vous donne une petite idée de l'étendue des fantasmes masculins.


N°18 :
Mec qui se met un gros gode a la webcam

Je crains que vous vous soyez trompé(e) d'adresse. Les plans webcam n'ennuient presque autant qu'une interview de Xavier Bertrand et pour être tout à fait honnête avec vous, je n'offre l'accès à cette zone de plaisir encore tabou qu'en de très rares occasions et à des femmes méritantes.


N°17 :
Comment limer une chaine de tronçonneuse

A moins qu'il ne s'agisse de langage codé, vous avez dû faire une drôle de tête en débarquant ici !


N°16 :
Badoo pas evident pour les plans q

Allons avec un peu de savoir-faire, on y arrive très bien, croyez-moi.
Note à moi-même : songer à mener une étude de marché sur la viabilité d'un service de coaching en séduction virtuelle et cyber-adultère.


N°15 :
Mon mari est sur badoo je suis degoute

Si cela peut vous rassurer, monsieur a l'air de ramer un peu.


N°14 :
Fais-moi un cuni esclave

Comme ces mots sont doux à mon oreille...


N°13 :
Deborah Harry sur scène sans culotte

Si par chance votre recherche se trouvait couronnée de succès, si vous trouviez quelques preuves photographiques d'un laisser aller ou de penchants exhibitionnistes de la dame au cours des années 70/80, merci de faire suivre jusqu'à ma boite mail.


N°12 :
Baise avec la femme de mon patron

Un fantasme de syndicaliste probablement. Pas plus idiot que la séquestration de PDG ou la grève de la faim si on y pense.


N°11 :
Elle enmène son fils au foot et se fait baisée dans les vestiaires

Pour avoir pratiqué le football (et d'autres sports) pendant mes années de jeunesse, je peux vous assurer que les choses ne se passent JAMAIS ainsi. Malheureusement. Même les troisième mi-temps de rugby ne sont plus ce qu'elles étaient parait-il.


N°10 :
Appeler une fille pour que elle vient chez moi pour bezer

Vous avez épuisé votre forfait ? Vous ne recevez pas les journaux de petites annonces dans votre boite à lettres ? Vous n'avez jamais entendu parler de Google ? Un indice : escorte-girl. Pour le prix d'une dizaine de Bescherelles vous devriez pouvoir vous offrir une éjaculation entre les cuisses d'une (plus ou moins) jeune femme plus intéressée par les tâches d'humidité au plafond que par votre braquemard fier et conquérant. Néanmoins il m'est d'avis qu' un Bescherelle serait un meilleur investissement.


N°9 :
Ma femme s'amuse a me promener en laisse par mes couilles

Veinard !


N°8 :
Photos de culottes de femme laissant apparaitre les poils pubien vintage

Oui, bon, vous avez envie de vous branler devant de vieux catalogues de La Redoute quoi !


N°7 :
Site de dominatrices non vénales

Vous ne voulez pas l'adresse du Père Noël aussi ?


N°6 :
Technique pour se branler avec un capote

Mais diable qu'avez-vous donc peur de vous transmettre à vous même pour mettre un préservatif lors de vos jeux auto-érotiques ?


N°5 :
Montrer les photos de vacances a des amis ou l on voit votre femme a moitie nue

Que dire ? Vous me laissez aphone et circonspect.


N°4 :
Cristiano ronaldo nu la bite dans la main

Désolé, ma collection de photos compromettantes de stars se limite à la gente féminine. Tentez votre chance auprès de Paris Hilton ;-)


N°3 :
Les femmes aiment-elles l'odeur de la foufoune

Je ne puis répondre à la place de ces dames mais il m'est avis qu'il en va de même pour la femme lesbienne ou bisexuelle que pour l'homme hétérosexuel : un léger parfum aiguise les sens, l'apparition d'un épais brouillard aux saveurs de gaz moutarde au moment fatidique de la disparition du string n'est guère engageant.


N°2 :
Penis comment le mettre dans un callecon

Jeune homme, la vie risque d'être pour vous un long parcours du combattant. Courage !


N°1 :
Comment jeter un inconnu qui nous a mis un doigt dans le cul

Dans quelle situation êtes-vous encore allée vous mettre ? ! Je ne sais pas, essayez "Cher Monsieur, il me semble que, par accident peut-être, votre doigt s'est introduit sans que je l'y invite dans mon fondement. Cette promiscuité fortuite me met mal à l'aise et m'est désagréable. Je vous demande donc de bien vouloir faire marche arrière et ne plus vous imposer à l'avenir dans mon champ de vision." Sinon il y a la version droite décomplexée bling-bling : "casse-toi pauv' con !"


mercredi 30 septembre 2009

Feelin' good

L'inconvénient lorsqu'on a ses bureaux au 1er étage c'est qu'en se jetant par la fenêtre on ne risque tout au plus qu'une vilaine fracture.

lundi 28 septembre 2009

Dématérialisation

Des milliers de groupes sont nés dans les rayons d'un disquaire de quartier. Keith Richards et Mick Jagger ont sympathisé dans le métro parce que ce dernier se baladait des disques de blues sous le bras. Les vidéo-clubs sont des lieux de drague sans équivalent. Au cinéma, on peut croiser des amis perdus de vue dans la file d'attente, tomber amoureux de l'ouvreuse, se peloter dans le noir ou (se faire) tailler une pipe en public.

Que peut-il vous arriver sur Pirate Bay ou iTunes ?


jeudi 24 septembre 2009

Se souvenir des belles choses

Je me cale au fond de mon siège, le podcast du dernier show de Gilles Peterson entre les oreilles. Une orgie de jazz, de soul, de musique latine. Le TGV démarre et bientôt le paysage défile sous mes yeux à grande vitesse. Mélange d'excitation et d'appréhension. Sentiment de grande liberté. Dans une heure je serai à Paris. On baisera sur le sol de sa cuisine. On se léchera et sucera sur le canapé du salon. Je la prendrai en levrette sur la table basse. On s'offrira un intense week-end de sexe complice, sans autre enjeux que le plaisir, au cours duquel on suivra nos instincts et nos pulsions sans pudeur. On ne dormira pas beaucoup. On refera le monde allongés sur le lit puis nos mains et nos bouches auront soif de sexe. Nos corps réclameront l'étreinte. On s'endormira l'un contre l'autre. On sera réveillé en pleine nuit par une langue voyageuse, par des doigts caressant. On donnera. On recevra. On jouira.

Je me cale au fond de mon siège, le casque sur les oreilles et m'endors jusqu'à l'entrée en gare. Repos du guerrier. Je traverse la ville à pied, sur un petit nuage. Épuisé mais ravi je retrouve le confort de mon lit. J'ai encore le goût de son sexe dans la bouche et malgré une bonne douche j'ai l'impression que tout mon corps sent la baise. Demain retour aux réalités. Le week-end prochain c'est elle qui prend le train.

mercredi 23 septembre 2009

Ane bâté

Cher Frédéric Taddeï,

J'aime beaucoup votre émission, Ce soir ou Jamais. C'est à mon sens la meilleure émission de culture et de débat depuis la grande époque de Rive Droite, Rive Gauche. Outre votre capacité à tirer le meilleur de vos invités et à bannir la langue de bois, ce qui fait la réussite de votre émission c'est indéniablement ce parti pris de donner la parole à un panel d'intervenants très hétéroclite. Ainsi outre les habituels journalistes, professeurs d'université et philosophes, vous n'hésitez pas à offrir une tribune à une catégorie de personnes sur-représentée à la télévision (et dans la vie quotidienne) mais étrangement absente des débats culturels, politiques et sociétaux : les trous du cul. Et quel plus beau porte-parole auriez-vous pu trouver que ce bon vieux Francis Lalanne ? Hier soir, il a une nouvelle fois été parfait dans le rôle du trou du cul de service. Ça nous change un peu d'Alain Finkielkraut. Sa diatribe sur Hadopi comme symbole de l'oppression du peuple fût absolument hilarante. Mais tellement révélatrice de la connerie ambiante. Et quel beau moment quand il a expliqué à ce cinéaste qu'il n'y a pas besoin d'argent pour faire un film. Moi qui n'ai pas le temps de fréquenter les comptoirs des cafés PMU, grâce au temps de parole que vous offrez à ce monsieur je peux rester informé des derniers courants de pensée avant-gardistes.

mardi 22 septembre 2009

Paradis perdus et illusions de modernité

Je n'ai jamais été un grand fan des Beatles. Pour tout vous dire je trouve les p'tits gars de Liverpool un peu surcotés. Pas mauvais non, loin de là, mais surcotés. Il me semble que l'on confond - comme récemment pour Mickael Jackson - ultra-popularité et génie musical. On ne peut certes nier leur talent pour trousser à un rythme effréné de jolies sucreries pop ou leur goût pour l'expérimentation qui donna quelques beaux albums dans les dernières années mais tout ceci reste malgré tout "que" de la popinette de blancs-becs. Le vrai truc est ailleurs. Et pour la magnificence mélodique, la pop absolue, on est en droit de préférer les Beach Boys. Mais ce n'est là qu'appréciation personnelle.

La réédition de la discographie entièrement remasterisée des Fab Four aura au moins eu le mérite de (re)-lancer le débat sur le confort d'écoute en pleine période de régression audiophile. Patrick Eudeline a pondu un excellent article dans le dernier Rock & Folk sur le débat qui fait rage chez les puristes autour de la (discutable) remasterisation en stéréo d'albums conçu en mono, avec un constat qui fait réfléchir : malgré tous les efforts déployés, toutes les technologies disponibles, le son est faiblard comparé à ces bons vieux vinyles qu'on a un peu vite jetés à la poubelle.

Pendant des décennies, on a essayé de gagner en qualité d'enregistrement et en confort d'écoute pour en arriver à ce que les gamins écoutent des mp3 sur un téléphone portable (vous me direz, si c'est pour écouter Rihanna…). On développe des procédés de remasterisation en espérant arriver un jour à s'approcher de la qualité… des disques vinyles. On se mord franchement la queue. Mais les oreilles se sont habituées à la pauvreté du MP3. Les multinationales qui pleurent sur la baisse des ventes de CD sont les mêmes qui font leur beurre en commercialisant le matériel permettant piratage et disparition du support. Comme dirait Coluche, c'est un numéro de cirque, il y en a un qui coupe les oignons et l'autre qui pleure.

Il semblerait que les chiffres de vente des coffrets remasterisés de la bande à Lennon soient plutôt bons. Puissent-ils redonner le goût d'une qualité d'écoute. La disparition du disque que l'on nous promet pour bientôt n'a rien d'une avancée dont on doit se réjouir. Contre les vents dominants, je suis pour la loi Hadopi, faute de mieux. Rien ne justifie le piratage. Pas même l'argument du prix. J'ai un collègue que ça ne dérange pas de claquer 50 euros en une soirée en mauvaise bière pour s'offrir une gueule de bois pendant deux jours et qui trouve que c'est d'un bon rapport qualité/prix. Comme beaucoup de gens il n'a plus acheté de CD depuis des années car il trouve que 15 euros pour le résultat d'une année de sang et de sueur, pour des heures et des heures de plaisir pour toute une vie c'est du vol. Voilà où en est. Ça me ferait peut-être rire si ce n'était pas aussi pathétique.


lundi 21 septembre 2009

Et le silence fut

- Chéri, c'est quoi ça ?
- C'est le journal
- Oui je vois bien mais pourquoi as-tu surligné ces annonces ?
- Tu veux changer de boulot, non ?
- Mais je ne veux pas bosser dans le BTP !!!
- Hier soir tu me disais que tu avais besoin de construire quelque chose…
- T'es trop nul !

Claquement de porte.

Je crois que je me suis bien fait comprendre.

vendredi 18 septembre 2009

I'm glad you're OK

Valérie n'était pas très belle. Petite blonde (décolorée) à lunettes un peu boulote. Mais qu'est-ce qu'elle a pu nous faire bander. Valérie était ce qu'on appelle communément avec dédain (ou envie) "la salope du collège". A quatorze ans elle avait une expérience que n'atteindront jamais bien des femmes dans toute une vie. Valérie était une grande amatrice de films porno dont elle rejouait les scènes avec son voisin plus âgé et ses potes. Généreuse, elle racontait souvent en détail ses exploits à une assistance de puceaux surexcités (et de filles dégoutées).

Je l'aimais bien Valérie. Elle était très drôle et loin d'être bête. Je crois que ça l'excitait de se refuser à certains mecs juste pour les faire chier. J'en ai vu vraiment péter les plombs. Elle a été à l'origine de bastons mémorables. J'avais du désir pour elle bien sûr - comment aurait-il pu en être autrement alors qu'elle fût ma voisine de classe pendant tout un trimestre - mais aussi une certaine admiration. Ado mal dans sa peau et sa puberté, j'étais jaloux de sa liberté, de sa façon de vivre à 100 à l'heure, de tout assumer. Il est clair qu'elle est pour beaucoup dans mon attirance (et respect) pour les femmes de mauvaise réputation et les belles perverses.

Valérie ne manquait pas de style et d'imagination. Elle pouvait vous glisser à l'oreille, au moment où le prof distribuait les copies, "si j'ai la moyenne je te fais une pipe". Et bien sûr elle avait la moyenne. Mais elle faisait beaucoup trop de promesses pour toutes les tenir. Si elle vous aimait bien elle vous laissait la doigter sous le bureau pendant les cours de math. Valérie aimait tout le monde ou presque. Il n'était pas rare qu'à la fin des cours elle propose à un mec de la tirer dans les profondeurs du parc situé à côté du collège. C'était amusant parce qu'au premier abord vous n'auriez jamais imaginé.

Malgré un impressionnant appareil dentaire, Valérie s'était constitué une réputation de suceuse hors-pair auprès de jeunes hommes sans points de comparaison. Lors d'une réunion parents-profs, la rumeur a commencé à courir parmi les élèves présents ce soir-là que Valérie offrait ses talents de fellatrice à qui voulait dans les toilettes des garçons. Rumeur parfaitement fondée. Un jour elle poussa le vice jusqu'à sucer son voisin devant la fille la plus coincée de la classe qui était venu chez elle préparer un exposé (et qui mît des semaines à s'en remettre). Je me demande comment elle a bien pu s'arranger pour que toutes ses histoires n'arrivent pas aux oreilles des parents.

Son comportement n'était pas sans danger. Valérie fût une serial baiseuse en pleines années SIDA. Avant le préservatif à 1 franc. Je me suis souvent demandé, avec craintes, ce qu'elle était devenue. Il y a deux jours, j'ai eu le loisir de discuter un peu avec elle après avoir retrouvé par hasard sa trace sur un site musée que feraient bien de consulter les imbéciles qui fantasment sur la mode vestimentaire et capillaire des années 80. Valérie s'est mariée à 20 ans, elle est femme au foyer et mère de trois enfants. Sur les photos de son facebook elle a tout de la caricature de la fée du logis. Lorsque j'ai évoqué quelques souvenirs parmi les plus softs je l'ai sentie très embarrassée et pas du tout à l'aise avec la question sexuelle.

Destins opposés.


mercredi 16 septembre 2009

Solitudes

La femme est un être sadique, froid et calculateur qui profite du moindre coup de fatigue de votre part pour surgir et déclencher une ennuyeuse conversation sur votre vie de couple. Elle vous accable d'expressions vides de sens telles que "avancer dans mon couple" ou "construire quelque chose". Vous lui consacrez tout votre temps libre, vous épongez ses dettes, vous participez à l'éducation de son enfant pour vous voir réclamer... des signes d'engagement. Dans la tempête vous vous dites que vous auriez dû écouter vos envies et baiser la bombasse au sourire mutin dans les douches de la piscine municipale. Mais vous savez bien pourquoi vous ne l'avez pas fait. Questions incompréhensibles. Débit de mitraillette. Vous écoutez d'une oreille en pensant à votre lit qui vous attend et laissez passer l'orage. Jusqu'à la prochaine fois.

lundi 14 septembre 2009

It's oh so quiet

La monogamie est un sacré défi. Deux mois d’exclusivité. Deux mois sans rendez-vous secrets chargés d’adrénaline, sans fière érection devant une nuée de corps emmêlés, ni nouveau cul à dévorer. Une nouvelle aventure. Mi-choisie, mi-subie. Est-ce que ça me manque ? Oh que oui ! Pas plus tard qu’hier j’ai failli craquer pour un sosie à peine majeure de Kim Kardashian (les amateurs d’arrière-trains sauront de quoi je parle). C’est amusant de constater combien les opportunités sont nombreuses lorsque vous n’êtes pas disponible, combien la drague devient facile.

Je suis loin d’être à plaindre. J’ai passé deux mois bien remplis, avec Petite Brune de plus en plus demandeuse de sexe direct, brut et bestial. Je me réjouis que nous ayons réussi – pour l’instant – à nous préserver de cette routine sexuelle qui mine tant de couples malgré des obstacles importants au quotidien. Dommage qu’elle soit toujours aussi peu encline à se laisser séduire par une sexualité libre. Si nos attaches et nos affinités n’étaient pas si fortes tout serait plus facile.

Je suis un fervent défenseur de l’adultère et des étreintes illicites. Mais il peut parfois pomper beaucoup d’énergie, dépensée en organisation. Et en stress. Sensation nouvelle pour moi. J’y ai laissé quelques forces. Vue du bon côté de la lorgnette, la monogamie peut-être intéressante (à court termes) pour ce qu’elle stimule. Le manque et la frustration qu’elle génère chez l’incurable pluraliste font naitre des désirs nouveaux, de nouveaux fantasmes.

Le nomadisme sexuel me manque. A nouveau. Car je suis passé pas loin de devenir un de ces libertins blasés baisant mécaniquement et sans joie, qui me désolent lorsque je les croise en club. Très prometteuse sur le papier, ma dernière aventure hors couple fut plutôt fade malgré une partenaire de jeu ravissante, des liens, une cravache et du champagne. Mais je n’y étais pas vraiment. Un break s’imposait.

Le jeu, l’inconnu, l’indécent, le fulgurant, l’imprévu, le déstabilisant me manquent. Ils sont des épices indispensables à mon épanouissement. Les envies de nouvelles complicités, de nouveaux corps sont énormes. A l’instant même où j’écris ces lignes une furieuse envie de lécher une chatte inconnue me noue le bas-ventre. Mais je résiste.

Pour l’instant.


mercredi 2 septembre 2009

Kinky fait son cinéma : Inglorious Basterds

A bien des égards j’ai trouvé Inglorious Basterds absolument jubilatoire. Un sentiment que me procure souvent le cinéma de Tarantino, réalisateur virtuose qui a bien plus d’épaisseur que ne veulent bien le voir ses détracteurs. Probablement parce que je pressentais le film blague de potache et n’en attendais pas un film à la hauteur de Jackie Brown. Néanmoins la partie la plus rationnelle et terre à terre de mon cerveau n’a pu s’empêcher de noter et regretter quelques passages de mauvais goût qui au final me laissent comme un goût d’inachevé dans la bouche.

J’ai aimé :

- La prestation prodigieuse et toute en nuances de Christophe Waltz, formidable acteur de théâtre autrichien habitué à cachetonner dans de médiocres téléfilms, absolument génial en SS lettré, sadique et calculateur. Sans lui pas de film. Son prix d’interprétation à Cannes est on ne peut plus mérité.

- L’incroyable scène d’ouverture. Une scène de suspense quasi insoutenable que Tarantino réussit par sadisme à étirer encore et encore par la seule force de ses qualités de dialoguiste. Une maestria renouvelée lors de deux autres scènes clés du film (lorsque le personnage de Mélanie Laurent est convoqué à la table de Goebbels et lors du rendez-vous qui finit en bain de sang dans le bistrot).

- Le charme de Mélanie Laurent que je ne connaissais peu et dont je serais très curieux de voir le court-métrage porno qu’elle a réalisé pour Canal +

- La violence défoulatoire de certaines scènes. Cela répond sans doute à un reflexe primaire chez moi mais voir des nazis se faire exploser la gueule au cinéma à toujours eu sur moi un effet jubilatoire et revigorant.

Je n’ai pas aimé :

- La première scène où apparait le personnage d’Hitler. Une scène franchement embarrassante qu’on croirait extraite d’un mauvais Mel Brooks.

- Les clins d’œil incessants à une filmographie auquel le spectateur est souvent étranger. Cela fonctionnait fort bien dans ses premiers films mais au fur et mesure de sa filmographie ceux-ci sont de plus en plus lourds (la musique de western spaghetti dans un film sur la seconde guerre mondiale n’est par exemple pas du meilleur effet) et ne font plus sens.

- Les tics de mise en scène tarantinesques qui fonctionnaient fort bien dans Reservoir Dogs, Pulp Fiction et Jackie Brown (et déjà moins bien dans Kill Bill, film mille-feuilles parfois indigeste) car films sur la culture Pop. Ils fonctionnent nettement moins bien dans un film de guerre, fût-il de série B.

- La volonté du réalisateur de réaliser (encore) un film hommage aux séries B là où il y avait matière à être bien plus ambitieux. Tarantino ne va pas pouvoir s’en sortir ainsi indéfiniment à saccager ses films à coups de private jokes et d’humour adolescent.

Conclusion :

Prisonnier de son personnage du cinéaste érudit goinfré de séries B et de pop culture, Tarantino signe avec Inglorious Basterds un bon film (pour peu que l’on soit enclin à lui pardonner les libertés qu’il prend avec l’Histoire), par moments même absolument brillant, mais péchant parfois par vulgarité et manque d’ambition. Frustrant car après un Kill Bill, tentative à moitié ratée de se frotter à ses modèles du cinéma d’action venu d’Asie, et un Boulevard de la mort aussi jubilatoire sur l’instant que vite oublié, QT avait toutes les cartes en main (scénario, casting) pour réaliser un très grand film (de guerre).


mercredi 10 juin 2009

Trop

Le paradoxe de l'existence c'est qu'elle est trop longue pour qu'on se rende compte qu'elle est trop courte

mardi 9 juin 2009

La pipe qui changea le monde (un texte trop long mais illustré certifié 100% sans Bill Clinton)

Il existe juste à côté de chez nous un petit pays tout plat d’environ 10 millions d’habitants dont plus de 40% parlent une langue très proche de la notre, avec un accent pittoresque non dénué de charme. Un pays où l’on vient tout juste de découvrir la carte à puce, où le budget national alloué à l'entretien des autoroutes et aux panneaux de signalisation routière ne doit pas dépasser le budget chasse-neiges de la Côte d’Ivoire, mais où la radio est un peu plus écoutable que chez nous. Un pays où l’on diffuse sur les chaines de la télévision publique des concerts de rock, des films en VO ou, comme hier soir, un excellent documentaire (Inside Deep Throat) sur le 1er grand succès du cinéma porno, avec images explicites (une fellation en gros plan) diffusées à 22h30. Certes chez nous Arte diffuse de temps à autres et dans la plus grande discrétion quelques programmes aux contenus explicites, mais à des heures où plus personne ne la regarde. J’imagine mal le documentaire d’hier soir diffusé sur France 2 en seconde partie de soirée. Un doc bien plus intéressant que je ne l’aurais imaginé à première vue (malgré sa bonne presse lors de la sortie en salle).

Inside Deep Throat ressitue le contexte historique, narre le tournage et les problèmes de censure rencontrés lors de la sortie en salle de Deep Throat (Gorge profonde en français), une comédie porno aujourd’hui culte qui popularisa largement l’art de la pipe dans le cinéma X et les foyers américains (et occidentaux). Il s’agit surtout du portrait d’une époque (le début des années 70) où le cinéma porno est un truc amusant synonyme d’aventure, de transgression, d’insouciance, de liberté et d’activisme politique. Tout ce qui en somme fait l’intérêt du porno et s’est perdu aujourd’hui. Il raconte le combat de quelques libertaires érotomanes contre la censure et pour le droit à se branler devant des images cochonnes.

Proche dans l’esprit du film de Milos Forman sur Larry Flint, Inside Deep Throat donne la parole aux censeurs, tellement caricaturaux qu’il n’est même pas la peine d’y ajouter quoique ce soit. On y voit le procureur qui obtint une condamnation à 5 ans de prison pour l’acteur principal du film (peine annulée par l’administration Carter) vous expliquer sans même la moindre once d’humour qu’il a vu le film des dizaines de fois pour préparer le procès et qu'il est encore aujourd’hui traumatisé par des images qu’il souhaiterait ne plus avoir à l’esprit. Hilarant comme nombre d’anecdotes révélatrices des mentalités de l’époque, telles ce procureur qui tenta de faire interdire le film expliquant devant un tribunal que celui-ci était dangereux pour les femmes car il faisait l’apologie du "mauvais orgasme". Comprenez par là l’orgasme clitoridien opposé à l’orgasme vaginal, jugé lui moralement acceptable puisque - dans son esprit - il requiert pénétration, et donc un homme. Le tout arbitré par un juge quinquagénaire n’ayant jamais entendu parler de clitoris de toute son existence.

On s’amuse également de quelques savoureux extraits pré-Deep Throat de films éducatifs sur la sexualité. Pour contourner une loi sur la diffusion d’images pornographiques, les 1ers films sexuellement explicites étaient tournés sous forme de films éducatifs, avec voix off didactiques et musiques circonstancielles qui ne dépareraient pas dans un épisode du Message à caractère informatif. Personne bien sur n’étant dupe sur la finalité masturbatoire de ces ovnis audio-visuels. Quand je pense que j’ai eu droit à 14 ans à un épisode d’Il était une fois la vie pour illustrer un cours sur la reproduction alors qu’existaient de tels supports d’enseignement !



Tourné avec des bouts de ficelle, Deep Throat est du propre aveu de son auteur un nanar. Le scénario est totalement farfelu. Le film raconte l’histoire d’une jeune femme qui découvre que son clitoris est situé au fond de sa gorge et se voit donc contrainte de tailler des pipes pour le stimuler et atteindre l’orgasme (vous me direz, il y a pire, j’ai souvenir d’un film avec une foufoune qui parle). Fantasme masculin ou besoin de légitimer une pratique à l’époque peu courante ? Toujours est-il que le film imposa de nouveaux standards au cinéma porno. Et messieurs, si vous avez le droit à votre pipe du matin, vous le devez en partie aux talents d’une gorge profonde nommée Linda Lovelace.

Car si le film a rapporté des millions de dollars, c’est sans doute parce qu’il est arrivé au bon moment. Diffusé dans des cinémas « classiques », il a pu être vu par un public qui souhaitait voir de la pornographie sans fréquenter les cinémas glauques des quartiers chauds. Une critique positive dans le très respecté New York Times donna un alibi culturel à la petite bourgeoisie souhaitant s'encanailler et différentes tentatives de censure créèrent un buzz incroyable autour du film. Mais le film doit surtout son succès à son actrice principale, dont le réalisateur du film dit qu’il dût arrêter la caméra lors de son 1er essai tant ce dont elle était capable était incroyable.

En fait, ce « truc incroyable dont elle était capable » consistait ni plus ni moins à prendre entièrement dans sa bouche un chibre de bonne taille lors d’une fellation goulue. Une performance qui ne constitue plus depuis longtemps le minimum du minimum syndical pour une actrice X et correspond aujourd’hui au strict minimum qu’un homme attend de sa partenaire. Mais à l’époque semble-t-il cette performance était hors-norme. Preuve s’il en fallait que le cinéma pour adultes a très nettement fait évoluer nos mœurs, que nous en soyons consommateurs ou non.


L’une des faiblesses à mon goût du documentaire est de ne pas s’attarder suffisamment le parcours de son actrice principale qui appelle nombre d’interrogations. Actrice charismatique et enthousiaste, devenue sex-symbol et fer de lance d’un militantisme anti-censure, Linda Lovelace vivra finalement très mal sa popularité. A moins que ce soit l’absence de retombées économiques qu’elle ait mal vécu. Comme beaucoup d’autres actrices X après elle, elle éprouvera le besoin de se repentir et deviendra une fervente militante au sein d’un mouvement féministe anti-porno. Dans sa biographie elle déclarera avoir tourné sous l’emprise violente d’un mari qui l’aurait forcée à tourner. Des allégations controversées, démenties par tous ceux qui ont participé à l’aventure. Mais qui sait réellement ? Elle ira jusqu’à déclarer sur un plateau de télévision que regarder Gorge Profonde équivalait à « la regarder se faire violer ». Si tout tend à prouver qu’elle était tout à fait consentante lors du tournage (et de la promotion du film), il serait intéressant de s’intéresser aux mécanismes qui poussent tant de porn stars à se renier et à se transformer en bigotes puritaines. Au début des années 2000 elle changera à nouveau d’avis et posera à 50 ans passés pour une série de photos sexy dans un magazine cochon.

En tissant le portrait d’un cinéma porno jovial, instinctif et finalement assez candide, Inside Deep Throat pose indirectement la question des limites d’un cinéma porno devenu industrie et obligé de constamment se renouveler en se focalisant sur des pratiques peu connues/courues du grand public (chronologiquement le pluralisme, la fellation, la sodomie, la double pénétration, l’éjaculation faciale...) et de plus en plus hard. Il y a eu la révolution du X amateur, du gonzo, de l’ultra-spécialisé... On peut se demander quelle sera la prochaine révolution. Peut-être le porno féminin que l’on nous prédit depuis des années.

lundi 8 juin 2009

Lettre à la direction d’une grande enseigne scandinave de prêt-à-porter

Mesdames, Messieurs,

Ce n’est pas pour me plaindre de l’usure au lavage tel ou tel de vos produits ou de soldes que j’aurais manqués que je prends le temps de prendre la plume mais pour vous féliciter. Je vous explique.

Ce samedi matin alors que j’accompagnais Petite Brune dans une de ses interminables tournées shopping dans lesquelles elle arrive parfois à m’entrainer en s’adonnant à un odieux chantage sexuel, je fus pris au fur et à mesure qu’elle essayait des vêtements d’été d’une furieuse envie de baiser. Lorsqu’elle essaya un de vos jeans taille basse, c’en fût trop pour moi. Profitant de quelques instants d’inattention de la vendeuse surveillante, je m’engouffrai dans la cabine pour l’une des baises les plus exaltantes que j’aie vécue.

Et c’est là je tiens à vous féliciter. Vos cabines sont parfaites. Une porte avec verrou en lieu et place du traditionnel rideau, ce qui rassura ma partenaire sur l’éventuelle intrusion d’une vendeuse incommodée par le vacarme de nos ébats ou alertée par quelques clientes jalouses ou mal baisées. Des cabines spacieuses permettant toutes les excentricités dans un confort appréciable, un petit tabouret pour les amateurs d’acrobaties, un grand miroir idéalement placé… Vraiment vous avez pensé à tout. Tout juste est-il à regretter une lumière un poil trop crue mais je vous le concède ce n’est que de l’ordre du détail.

Je tiens également à louer l’extrême retenue de votre personnel qui a eu la courtoisie de n’opposer à nos débordements sonores qu’un petit sourire amusé. Un professionnalisme qui vaut toutes les campagnes de fidélisation.


vendredi 5 juin 2009

Petit scarabée, gros cochon

Mourir à 72 ans d'un accident auto-érotique n'est pas la pire des morts... tant que cela n'arrive pas aux oreilles de la presse.


mercredi 3 juin 2009

Le travail c’est la santé

La douceur d’une brise estivale dans le grand bureau vide. Du coca frais et des fraises. Monfils-Federer plein écran. Que demander de plus ? Ah oui, une pipe peut-être...


I feel good

Je crois que le printemps, petit à petit, fait son œuvre. Je sens des frémissements, des naissances d’envies. Photographiques notamment. Merci encore à cette lectrice qui se reconnaitra pour son mémorable calendrier de l’avent que j’ai pris beaucoup de plaisir à compulser à l’heure du déjeuner. J’ai des envies de rythmes syncopés, de musiques sensuelles sous les étoiles, de séduction et d’inconnu(es), de bains de minuit et de nature, de nuits blanches et chaudes, d’ivresse et d’adrénaline, de baises pulsionnelles et de douceur estivale sur ma peau. L’idée d’organiser la soirée luxure de mes rêves pour mon anniversaire a refait surface. Ma fixation sur les culs taille 36 est en train de me passer. Là comme ailleurs je suis pour l’éclectisme. Je n’ai pas encore baisé la stagiaire. Ce matin, la suivant dans les escaliers qui mènent à nos bureaux je ne pouvais décoller le regard de son cul parfaitement moulé dans son jean Levi’s. Hier elle m’a confié être célibataire depuis presque un an, ce qui j’ai l’impression signifie qu’elle n’a pas baisé depuis. Allez comprendre les jeunes d’aujourd’hui ! La baise sur le lieu de travail est souvent source d’emmerdes mais j’ai toujours aimé mettre les doigts là où il ne faut pas. Je ne me suis pas senti aussi bien depuis des semaines. Je crois que j’ai réussi à me réconcilier avec l’un de mes moi.


mardi 2 juin 2009

Quelques secondes

La scène ne dure que quelques secondes. Je suis dans le hall de mon immeuble, vérifiant mon courrier, lorsqu’elle déboule derrière moi en silence. Je ne l’ai pas entendue arriver et sursaute lorsqu’elle me salue. Je suis déjà en situation de faiblesse.

Elle a dans la voix cet enthousiasme presque excessif de la femme qui a envie d’être désirée, de tester son pouvoir de séduction sur un inconnu avant de rejoindre l’homme qu’elle convoite. Un petit jeu qui est à l’origine de bien des malentendus entre femmes et hommes non éduqués.

Je suis instantanément aimanté par son regard, d’un bleu très clair. Elle a dans les yeux cette lueur typique de la femme amoureuse. Son visage irradie. Elle a la peau blanche et laiteuse. On devine qu’il ne faut pas forcer pour la faire rougir. Je la salue à mon tour en tentant de ne pas trop laisser transparaitre mon trouble. Raté.

Avec sa petite robe d’été, légère et virevoltante, elle a tout de ces jeunes filles de bonne famille qui paraissent trop sages pour qu’on y croit vraiment. Je me retourne sur cette ravissante tornade, fraiche et inattendue. Les rayons de soleil déclinant traversent la grande vitre de la porte d’entrée et, pour mon plus grand bonheur, sa robe d’un blanc immaculé. Opportunes transparences laissant apparaitre furtivement string et fesses nues.

La porte d’entrée se referme bruyamment et il ne reste plus dans la pièce que son parfum.

Il me faut quelques secondes pour reprendre mes esprits. Quelques secondes pour balayer de la main mon envie soudaine de tomber follement amoureux. Quelques secondes pour chasser de mon esprit des images hautement pornographiques et pourtant d’une douceur infinie. Quelques secondes pour ne plus jalouser l’homme qui dans quelques minutes ou quelques heures la possédera, dans un lit ou sous un porche.

Quelques secondes pour ne pas succomber à la nostalgie.


vendredi 29 mai 2009

Pub

Rien de sexuel, mais j'adore ce blog

Schizophrénie libidinale

Je ne (me) comprends plus.

Le jour je me désintéresse totalement du sexe. Je n’ai pas d’envies, pas de désirs, pas de fantasmes. Pourtant je n’aurais pas grand-chose à faire pour baiser la jeune stagiaire qui ne demande qu’à se faire culbuter. Dans les rues les jeunes femmes sont court vêtues. Mais non rien…

La nuit j’enchaine les rêves à haute teneur érectile. Après avoir rêvé dans la même semaine de mon ex, d’une baise sur une barque au milieu d’un lac et d’une pipe sur les marches de l’Opéra, j’ai rêvé la nuit dernière d’une collègue plutôt agréable à regarder. J’étais allongé sur le dos, sur le sol dans mon bureau. Relevant sa jupe au dessus de moi, elle se cambrait afin de m’offrir son sexe à lécher.

Je crois que mon cerveau est fatigué.

lundi 25 mai 2009

N'importe quoi, toujours, mais en mieux.

Comme chaque année le grand barnum du Festival de Cannes se clôt en eau de boudin. Comme chaque année les journalistes ont joué le jeu médiatique, encensant parfois jusqu’au ridicule des films qu’ils vont flinguer lors de leur sortie en salle, feignant de croire au destin de star de quelques vedettes d’un quart d’heure, fermant les yeux sur des opérations de marketing ineptes. Dix jours à vivre grand train aux frais de la princesse.

Crise de culpabilité ? Besoin d’exister ? Invariablement les mêmes journalistes redeviennent soudain très critiques (pour ne pas dire aigris) sitôt rentrés dans leurs rédactions. Les langues se délient. On apprend que la sélection était finalement décevante. Que le jury n’a rien compris. Que machin ne devrait sa récompense qu’au fait qu’il connaisse bien bidule. Des polémiques stériles qui frôlent la cour de récré et ne risquent pas d’arranger le désamour croissant du public pour le Cinéma (avec une majuscule à Cinéma).

Place à Rolland Garros.

Quand j’étais petit je voulais faire Yannick Noah comme métier. Sa victoire en 83 n’a pas d’équivalent en termes de liesse populaire, exception faite bien sûr du 12 juillet 1998, jour saint. Plus tard j’en ai séché des cours pour assister aux exploits de Mats Wilander ou Cédric Pioline, aux efforts vains de ces grands stylistes qu’étaient John Mc Enroe ou Pete Sampras pour dompter cette terre battue qui a toujours préféré les besogneux. Aujourd’hui je ne regarde plus que quelques minutes par-ci par-là mais lorsque s’ouvre la quinzaine j’ai toujours cette vague de nostalgie qui me ramène pour quelques instants au petit garçon insouciant et rêveur qui s'y voyait.

Bon, quand est-ce qu’il nous parle de cul vous dites-vous ?

Ne vous inquiétez pas j’y viens. J’ai relu ma note précédente et j’ai bien ri. Vraiment n’importe quoi. Je vous présente mes excuses. Le cul donc…

J’ai rêvé de mon ex la nuit dernière. Rectification. J’ai rêvé que je baisais mon ex la nuit dernière. Une exaltante et vigoureuse levrette à l’arrière d’une voiture avec éjaculation faciale comme cerise sur le gâteau. Je me suis réveillé avec une belle érection et c’est Petite Brune qui en a profité.

Avec l’ex nous baisions souvent en voiture. Par goût et par commodité. Avec une préférence prononcée pour la levrette. Elle préférait que je jouisse au fond de sa gorge que sur son visage. Avec Petite Brune nous ne baisons que très rarement sur la banquette arrière. Mais elle aime que je jouisse sur son visage. L’exercice est périlleux car elle déteste en avoir dans les cheveux.

Les mécaniques du cerveau sont décidément bien complexes. Je n’avais pas repensé à mon ex depuis des mois. Il me semble même que ma mémoire avait effacé toutes traces de son passage dans ma vie, au point de me demander aujourd’hui si je la reconnaitrais dans la rue. Et la voilà actrice d’un de mes rares rêves érotiques. Ironique sachant que c’est la disparition totale de désir pour elle qui m’a poussé à interrompre notre histoire tordue.

Dans ce rêve son visage était assez flou, absent. Contrairement à son corps dont chaque détail me revenait avec précision. Et plus encore son sexe. Je dois bien l’avouer elle pouvait être chiante (pour ne pas dire chieuse), castratrice et manipulatrice mais il y a une chose que je ne pourrai jamais lui enlever : son sexe de toute beauté.

Non que ce soit un élément décisif dans l’attirance et le désir que je peux avoir pour une femme, mais lorsque se présente à vous une belle petite chatte douce et étroite, aux lèvres harmonieuses et superbement dessinées…

Ce que j’ai pu le caresser et le lécher, à l’heure de la sieste ou aux tréfonds de la nuit. Je le connaissais par cœur. Nous étions devenus complices. Je savais exactement où poser mes lèvres, quelle intensité donner à mes caresses pour l’amener et la maintenir au bord du climax avant de lui porter le coup de grâce. Et puis évoluer en terrain balisé m’a peu à peu lassé. J’aurais aimé que sa bouche et ma queue atteignent de même degré de connivence.

Même après qu’elle ait joui, parfaitement lubrifié, son sexe restait fort étroit. Pas impénétrable non, mais plus serré que bien des anus que j’ai pénétré. Ce n’est pas de mon ex que j’ai rêvé mais de son sexe. Nostalgie d’un fourreau idéal. Fétichisme passager.

Cela me semble clair, mon rêve n’est pas sans rapport avec mon attirance actuelle pour les jeunes vingtenaires avec de jolis petits culs taille 36. Finalement je vais peut-être la faire ma crise que la trente-cinquaine. Cela tombe bien, j’ai oublié d’économiser pour m’acheter un coupé sport.


lundi 18 mai 2009

Des nouvelles...

Je n'ai pas encore eu le temps, ni l'énergie, de m'atteler à mon projet de nouveau blog. Ne nous voilons pas la face, je suis en petite forme et je ne vois pas d’améliorations possibles dans l’immédiat.

Je doute fort que mon projet voit le jour dans un futur proche. Oui je sais… J’imagine déjà vos commentaires sarcastiques concernant mes sempiternelles tergiversations. Vous êtes si prévisibles…

Je vais donc probablement poursuivre ici l’exhibition impudique de mes expériences, fantasmes et pensées lubriques (ou sombres). A un rythme probablement moins soutenu que par le passé. Enfin, telle est la tendance du jour.

Quoi de neuf, me demanderez-vous ?

La crise actuelle semble toucher même la météo. Pour la 3ème année consécutive le soleil ne passe que rarement par chez nous. Pourtant on l’aime bien nous ici le soleil.

Ce matin sous la douche j’ai eu une formidable inspiration, une idée brillante qui ferait un excellent court-métrage. Dans deux jours l’idée me semblera probablement totalement éventée.

La loi Hadopi a été finalement adoptée. Inadaptée et inefficace, elle ne pourra rien contre le nouveau monde d’irresponsabilité et de médiocrité audiophile qui s’ouvre à nous. J’ai parfois envie de pleurer quand je constate que les disquaires disparaissent les uns après les autres de nos villes. Mais peut-être vaut-il mieux en rire. Comme le génial Kenny Dixon Jr aka Moodymann sur son dernier EP.





Classieux, non ?
(Désolé pour les cancres qui faisaient des cocottes en papiers pendant les cours d'anglais, c'est quasi-intraduisible en français).

L’arrivée imminente d’un nouveau film d’Almodovar est toujours une bonne nouvelle. Il me faudra au moins ça pour effacer de ma mémoire les dernières traces de ce monstre d’ennui et de laideur qu’est Je l’aimais de la charmante Zabou Breitman. Un film que je n’aurais jamais dû accepter d’aller voir. Et dire qu’on prétend que je ne fais pas de concessions… Celle-ci en vaut dix.

Je me réjouis de voir l’extraordinaire cinéaste (et scénariste) qu’est Jhonnie To enfin bénéficier en France de la reconnaissance critique qui l’avait fort injustement fui jusqu’ici, sous le fallacieux prétexte qu’il produit un cinéma de genre. C’est qu’en France la critique n’accepte qu’un cinéma de genre : le cinéma moche, ennuyeux et mal monté. Dire qu’il aura fallu pour cela qu’il fasse tourner notre plus grande star de rock & roll de superette.

Quoi d’autre ? Patricia Kaas n’a pas gagné l’Eurovision mais a fait mieux que Sébastien Tellier. Le pape est toujours en poste. Ni l’OM, ni le PSG ne seront champions de France cette année.

Petite Brune veut diluer le beau dans le banal et émet le souhait de partager des choses qui n’ont aucun intérêt à l’être. J’ignore combien de temps j’arriverai encore à botter en touche et reporter l’inévitable. Cela ne participe pas à la tranquillité de mon âme. En parlant de tranquillité…

J’ai (enfin) pris quelques vacances, initialement planifiées pour un séjour à l’étranger riche en découvertes et coquineries, et finalement passées à faire le tri dans ma discothèque, (re)découvrir de vieux films et lire enfin les lettres de Tanger de William Burroughs à Allen Ginsberg. Des vacances à la maison mais loin de ma libido.

Il faut dire que depuis que je ne souffre plus de ce besoin de séduire qui fût pendant de longues années l’un des moteurs d’une vie de luxure quelque chose s’est passé. Quelque chose s’est cassé. Je me demande si souffrir est le mot juste. Toujours est-il que cet étrange déclic laisse un grand vide. Que je tente de combler tant bien que mal par de nouveaux projets personnels et la pratique d’un nouveau sport : le lever de fourchette.

Les conséquences sont bien plus profondes que je ne l’aurais cru. J’ai perdu repères et reflexes. Ma libido s’en trouve quelque peu bouleversée (pour ne pas dire sérieusement ralentie). Imaginez, je n’éprouve même plus le besoin de mater le cul de toutes les jolies filles que je croise dans la rue. C’est désarmant.

L’autre soir j’avais le choix pour occuper ma soirée entre baiser un joli 95 C et regarder un DVD qu’on venait de m’offrir. Je n’ose pas vous révéler quelle option j’ai retenu…

Pourtant j’ai fait de belles rencontres ces derniers temps. Une jeune escort-girl slave dotée d’un cul chef d’œuvre qui fait du bénévolat sur Netechangisme. Une sex-friend joueuse et complice qui ne dédaigne pas enfiler la panoplie de dominatrice et qui ne dit jamais non à une sortie en club. Une executive woman pulpeuse qui n’aime pas la sodomie mais avec laquelle il s’est passé quelque chose d’assez fort avant que je ne gâche tout. Une charmante vendeuse en lingerie fraichement divorcée qui s’ennuie le soir. Douce et calme, elle adore les mots crus pendant que je l’encule.

Mais il est rare que leurs agendas et mes pulsions s’accordent.

Polybaiser (c’est plus joli que partouzer, non ?) est un divertissement qui m’excite de moins en moins. Parfois je me demande même si je ne suis pas en train de virer monogame. Allons ne riez pas, ce n’est pas très charitable. Vous ne ririez pas autant si cela vous arrivait à vous, croyez-moi !

Il m’arrive encore de fantasmer sur cette jeune et brillante étudiante un peu ronde, très demandeuse de soumission, qui me relance régulièrement pour que je lui fasse découvrir l’univers de clubs à partouze. Et plus souvent encore sur cette bombe atomique franco-ivoirienne avec qui je discute régulièrement dans une salle de sport et que je ne désespère pas de réussir à attirer dans mon lit (même si le fait qu’elle fasse une bonne tête de plus que moi représente un handicap certain convenons-en). Tenez, rien que de vous en parler, j’éprouve quelques frissonnements, preuve que peut-être tout n’est pas perdu.

A moins que ces quelques contacts que j’entretiens sans transformer ne soient que les derniers soubresauts d’une vie révolue, ne constituent qu’un dernier baroud d’honneur avant de rentrer sagement dans les rangs du conformisme sexuel.

Une théorie intuition qui me fait froid dans le dos.

mercredi 8 avril 2009

Sign of the times

Ce blog vit ces dernières heures. Je n'ai plus plaisir à vous raconter mes histoires de fesses. Je réfléchis à un nouveau chez moi, un nouveau format plus conforme à mes envies et mes inspirations. Ce sera quelque chose de très différent mais rassurez-vous je laisserai quelques indices.

lundi 30 mars 2009

Hors sujet # 1

L'unanimité m'ennuie. Mais...

Après écoute, l'album Bird Head Son d'Anthony Joseph & The Spasm Band est bel et bien une jolie claque.

vendredi 27 mars 2009

Les vacances de Kinky (2ème partie)

J’ai 17 ans et je passe d’agréables vacances au Maroc. J’aime ce pays dans lequel je me rends régulièrement avec mes parents depuis mes 5 ans. J’aime la chaleur, les gens, les parfums, les couleurs, la douceur quand la nuit tombe et cette lumière particulière le soir. Totalement unique.

La journée je drague autour de la piscine, je joue au tennis sur de splendides cours en terre battue, je me promène sur la plage avec le baladeur sur les oreilles, je vais sur le port observer les marins qui décharge leurs cargaisons de fruits de mer ou flâner dans les marchés aux épices qui représentent une expérience sensorielle indescriptible.

Le soir je me promène dans la ville, avec quelques camarades rencontrés autour de la piscine, et le plus souvent seul. J’ai toujours été plus ou moins solitaire et me perdre dans cette ville si fascinante et mystérieuse quand la nuit tombe a quelque chose de profondément excitant. La ville est en effervescence. Dans quelques jours ce sera la fête de roi. Les marocains, tous sur leur trente-et-un débarquent des villages voisins dans des bus surchargés. Des tas de petits événements ont lieu dans les rues. J’assiste à de fabuleux concerts de musique gnawa, cette musique de transe percussive qui fait fuir les touristes. Je mange des plats indescriptibles.

Un soir alors que je fuis mon hôtel où des touristes idiots s’éclatent à coups de lambada et autres tubes moisis dans une discothèque ringarde où des animateurs fatigués les divertissent à coup de grosses ficelles, une main saisit discrètement la mienne en pleine rue. Un bref contact qui me fait frissonner. Elle doit avoir 18/20 ans. Elle a des grands yeux bleus en amande, profonds comme l’océan, avec des cils interminables. Un regard qui vous transperce et vous envoute instantanément. Je me sens nu et incroyablement en confiance. Son visage est d’une beauté inouïe, ses cheveux sublimes. Coup de foudre immédiat. "Tu veux faire l’amour ?" me demande-t-elle avec un accent très marqué et une voix d’une douceur inimaginable.

Il me faut quelques secondes pour reprendre mes esprits, totalement ensorcelé par la beauté de cette fille, et comprendre de quoi il s’agit. Je n’ai pas beaucoup d’argent sur moi, et surtout, je n’ai jamais payé pour du sexe. Elle me prend à nouveau la main. J’en ai des frissons sur tout le corps et ce seul contact suffit à me faire bander. Je suis totalement sous le charme. Mais trace ma route.

Je flâne dans les rues animées en repensant à ce qui vient de m’arriver, à la beauté stupéfiante de cette jeune femme. Partagé entre désir et répulsion pour l’amour tarifé. Ça se bouscule dans mon cerveau. Mais dans ce duel c’est le désir qui l’emporte. Quelques jours plus tôt un marocain avec qui j’avais pris l’habitude de jouer au tennis m’avait proposé de m’emmener dans un bordel local.
L’idée m’avait extraordinairement excité. L’éventualité de me faire dépouiller m’avait vite refroidi.

Je tombe sur un concert incroyable, quelque chose comme de la musique classique arabe, avec arrangements de cordes fabuleux et voix féminines pénétrantes et hypnotiques. Et toujours cette douceur de l’air, cette lumière incroyable, presque mystique. Et la désarmante sensation d’effleurer les choses, d’être incapable de vraiment prendre le pouls de ce pays. Le concert terminé je rentre à l’hôtel, avec le secret espoir de croiser sur mon chemin une jolie berbère aux yeux de biches. Je sais très bien au fond de moi que si elle me propose encore de faire l’amour avec tant de douceur dans le regard et dans la voix je finirai par céder.

Je la cherche discrètement du regard. Je me dis que j’ai laissé passer ma chance, quand à une dizaine de mètre de l’entrée de l’hôtel j’entends une voix qui m’interpelle. Je me retourne et elle court vers moi. Les battements de mon cœur s’accélèrent. J’ai les jambes qui flanchent. Même si la façon très sobre dont elle est habillée ne trahit en rien son activité, je suis quelque peu gêné d’engager une conversation si près de mon hôtel d’où mes parents peuvent entrer ou sortir à tout moment. Je lui indique une petite rue à quelques mètres de là où nous pourrons discuter calmement. J’ai un peu honte d’avoir honte de lui parler.

Je suis excité comme une puce et c’est la révolution dans mon caleçon. Elle parle assez mal le français mais nous arrivons tout de même à communiquer. Nous nous mettons d’accord sur le prix de sa prestation. J’ai honte de la somme dérisoire qu’elle me demande pour ce que j’imagine comme un sommet d’intensité dans ma courte vie sexuelle. Reste la question du "où" ? A l’hôtel c’est inimaginable, je partage ma chambre avec mon jeune frère qui est déjà couché. Je lui propose la plage, toute proche. Elle accepte. Elle me prend la main et nous descendons la petite ruelle qui mène à la plage. Je bande comme un fou.

Nous arrivons sur la plage et elle se fige. Elle m’explique que ce n’est pas possible. Quand je l’interroge, elle me répond "dangereux" puis "mafia". Je n’insiste pas. Ne perdant pas le nord, elle me propose de le faire dans les buissons, juste à côté du mini-golf de l’hôtel. C’est à ce moment là que j’ai un éclair de lucidité. Je n’ai pas de préservatif avec moi. Je lui demande si elle en a un. Elle ne comprend pas. "Condom ?" lui dis-je. Non me dit-elle d’un signe de tête avant de me prendre la main pour m’entrainer dans les fourrés.

Je rentre à l’hôtel la queue entre les jambes, un peu assommé par toute cette aventure terminée en eau de boudin. Deux jours plus tard, rentrant à l’hôtel avec un groupe d’amis, je la croise sur le même trottoir où nous nous sommes rencontrés la 1ère fois. Elle me lance un regard bref et froid. Elle vient de conclure l’affaire avec une caricature de touriste allemand vieux, gras et ventripotent. J’ai le cœur déchiré de la voir partir, totalement insouciante, avec ce portefeuille sur pattes à qui ça ne va sans doute pas poser de problèmes de la baiser sans capote.

Les quelques instants d’infinie douceur de notre « rencontre » restent comme l’un des plus beaux souvenirs érotiques de mon adolescence.

Back to the future

A mon avis on ne devrait pas tarder à entendre le Vatican nous expliquer que la terre est plate.

mardi 24 mars 2009

Envies de printemps

J'ai envie de méditerranée.

J'ai envie de l'écrire sans faute du premier coup.

J'ai envie de musique à la radio, de films à la télévision, d'inconnues dans mon lit.

J'ai envie de me baigner nu dans une mer bleue et chaude.

J'ai envie d'aller écouter du jazz-funk au club Jamboree de Barcelone.

J'ai envie de revoir Nathalie.

J'ai envie d'une nuit à regarder des DVD de la Shaw Brothers en mangeant de la pizza et de la glace "Banana & Cream" de chez Häagen-Dazs

J'ai envie de manger italien sur une terrasse à Florence.

J'ai envie d'être en 77 et de serrer Deborah Harry dans les loges du CBGB's.

J'ai envie d'une nuit d'amour avec Polly Jean Harvey.

J'ai envie d'aller flâner chez les disquaires de Shibuya.

J'ai envie des Supremes à fond la caisse dans une décapotable sur une route ensoleillée au Venezuela.

J'ai envie de me perdre dans les quartiers chauds de Hong Kong.

J'ai envie de siestes à l'ombre d'un arbre.

J'ai envie de me faire ausculter le cours de la bourse par Tata Deusque.

J'ai envie de trouver la vie belle et prometteuse.

5 minutes sur un chat

Kinky : Bonsoir
Elle : Je ne parle pas aux pervers, désolé
Kinky : Je suis un pervers moi ?
Elle : Tu veux juste un plan cul, non ?

Pervers ? Je me demande quels mots elle réserve aux zoophiles, violeurs d'enfants ou programmateurs radio.

lundi 23 mars 2009

Meeting people is easy

Devant nous à l’accueil, deux jeunes mecs guère intimidés sont en train de régler une petite fortune pour qu’on les laisse entrer. Je leur donne tout juste 18 ans. J’ai tout faux. Leur pièce d’identité atteste qu’ils ont bien 21 ans. Depuis que je fréquente les clubs libertins, la population masculine a beaucoup rajeunie. Comme partout le droit d’entrée pour les hommes seuls est abusif. Une sélection par l’argent censée assurer une clientèle de qualité. En fait cette politique a des effets pervers. Les mecs veulent en avoir pour leur argent, sont tendus et en oublient parfois les règles élémentaires de savoir-vivre. Derrière nous apparaissent deux jeunes asiatiques, dont la plus jolie me lance un regard mi-explicite, mi-intimidé lorsque je la fixe. Nous nous acquittons du droit d’entrée et nous engouffrons vers les vestiaires.

Sur et autour de la piste de danse l’ambiance est déjà assurée. Hommes et femmes dansent à moitié nus, rient autour d’un verre ou flirtent sur les banquettes sous le regard des hommes seuls encore timides. Mon accompagnatrice se déhanche sur la piste de danse pendant que je me mets en mode voyeur. Les femmes se relayent sur le podium pour des danses lascives et explicites autour d’une barre de strip-tease. Frisant d’abord le ridicule, leurs dansent finissent par avoir un charme quasi hypnotique. L’alcool commence à faire effet.

Elle me rejoint en bord de piste et nous commençons à flirter. Nous nous effleurons, nous caressons, nous découvrons peu à peu. A côté de nous deux jeunes femmes se relayent pour sucer un homme assis sur un tabouret qui prend la chose avec beaucoup de philosophie. Elle frotte longuement ses fesses contre ma queue qui enfle un peu plus à chaque mouvement. Formidables préliminaires que nous prenons goût à prolonger. Jusqu’à ce que nous n’en puissions plus. Il est temps de monter aux étages.

Puisque c’est la 1ère fois qu’elle se rend ici, je lui fais visiter les lieux. Nous passons d’alcôve en alcôve, certaines sont occupées et nous y jetons un œil lorsque nous arrivons à nous frayer un chemin parmi les spectateurs, d’autres sont laissées libres comme cette sorte de donjon dans lequel nous nous engouffrons sans le savoir. "Je t’attache ?" me demande-t-elle. En un instant je me retrouve bras écartés, mains ligotées au plafond, boxer aux chevilles.

Rapidement le petit groupe d’hommes qui nous suivait à distance dans notre visite s’amasse aux grilles qui referment la pièce. A genoux devant moi, elle fait connaissance avec ma queue qu’elle accueille dans sa bouche et j’entends les râles des hommes qui se rêvent à ma place. Sa langue parcoure ma queue et mes couilles, mes fesses et mon anus. Un couple observe la scène. "Un homme qui se laisse attacher, ça change !" dit-elle à son mari. C’est sans doute vrai. Mais si les femmes osaient un peu plus...

Toujours est-il que la présence de cette spectatrice féminine ajoute encore au plaisir de ma situation. Tout en continuant de me sucer elle offre son cul aux hommes spectateurs qui se branlent en la pénétrant de leurs doigts. Je ne peux voir sa croupe mais imaginer leurs doigts vulgaires et maladroits prendre possession de cette chatte à laquelle je n’ai pas encore goûté et peut-être même de son cul m’excite terriblement. Ce qui ne doit lui échapper puisqu’elle décide de s’abandonner aux coups de reins d’un heureux veinard.

Elle ouvre la grille et invite un des hommes à nous rejoindre. "Il va me lécher et tu vas le regarder" me glisse-t-elle à l’oreille. Assise sur le sol, dos au mur, jambes écartées et vulve offerte, elle ordonne au jeune homme de s’exécuter. A quatre pattes devant moi il lui lèche le sexe. Son objectif est atteint. Je suis surexcité. Elle met le type dehors, puis me nargue en frottant ses jolies fesses contre ma queue frémissante sur laquelle elle enfile un préservatif avant de me laisser la prendre en levrette, m’interdisant de bouger et prenant le contrôle total.

Je ressors de l’alcôve groggy, la tête dans les nuages, assommé par un orgasme puissant et les dernières vapeurs d’alcool. Sur la piste de danse le DJ balance ce morceau fabuleux de Green Velvet dont je ne me souviens malheureusement plus le titre. Une merveille d’hymne techno avec gémissements féminins. C’est moite, tribal et malsain. Parfait avec la vodka orange qui je m’enfile cul-sec.

On mate les mecs se casser les dents sur la bombe asiatique croisée en début de soirée qui danse en string. Elle allume et rembarre les mecs en un temps record. Mon accompagnatrice dominatrice se lance et tente de l’emballer. L’affaire semble presque faite, elle l’invite à notre table où la belle se laisse gentiment caresser le cul, qu’elle a exceptionnel. Mais non, elle ne monte pas précise-t-elle. Tant pis.

Il n’est que minuit et quelques. La nuit est encore longue. Elle me précède dans les escaliers qui mènent aux coins sombres.

mercredi 18 mars 2009

A la dérive

Après une condamnation des recherches génétiques aussi irresponsable qu’immorale, après la levée de l’excommunication d’un évêque révisionniste, Benoit XVI, qui n’en manque décidément pas une, a déclaré lors d’un voyage au Cameroun « qu’on ne peut résoudre l’épidémie du SIDA avec la distribution de préservatifs » et « qu’au contraire, cela accroit le problème ».

Encore une absurdité d'un autre âge.

Aujourd’hui le dogmatisme religieux est le seul comportement criminel qui ne soit pas puni par la loi. Il va bien falloir un jour avoir le courage de se pencher là-dessus.

mardi 17 mars 2009

Morning glory

04h00

Je ne dors pas. Ce qui remet en cause la théorie selon laquelle baiser (ou à défaut me masturber) m’aiderait à dormir. Car pour baiser, nous avons baisé ! Mais impossible de trouver le sommeil. Alors je la regarde dormir.

Circonspect, je m’interroge quelques secondes sur cette force mystérieuse qui pousse depuis quelques temps dans mon lit des filles aussi sublimes. La seule réponse que je trouve est "parce que je le vaux bien". Ce qui me fait rire. Une façon comme une autre de balayer mes interrogations.

En général je ne reste jamais dormir chez les femmes que je rencontre sur netechangisme. Mais là… Je ne sais pas, c’était une évidence.

Un super poste, un solide sens de l’humour, des yeux charmeurs, un cul superbe, un esprit indépendant et ouvert, une langue d’une douceur infinie, des goûts musicaux très surs… Elle a vraiment tout pour (me) plaire.

Et c’est le cas.

Je suis très cul(s). Mais depuis quelques temps c’est comme si je redécouvrais toute l’émouvante beauté d’une belle paire de seins. Les siens sont superbes. Gros, ronds et fermes. Elle se retourne et je viens me coller dans son dos. Ce que ça peut sentir bon une femme !

07h00

Ma main effleure l’intérieur de ses cuisses qu’elle ouvre légèrement. Mon index effleure son sexe, longeant ses lèvres, remontant jusqu’au clito. Son sexe s’humidifie au fur et à mesure que mes caresses se font plus appuyées. Je la pénètre avec un doigt et m’occupe de son petit bouton. Sa respiration s’accélère et c’est l’inondation.

Elle saisit une capote qu’elle déroule sur mon sexe gonflé de désir avant de venir s’y empaler. C’est elle qui imprime son rythme à nos ébats, ouvrant les cuisses pour m’offrir le spectacle de sa chatte avalant ma queue. Rarement un regard m’aura autant excité.

Nous jouissons ensemble. Une belle baise fusionnelle.

08h00

Baiser sur le pas de la porte. J’ai envie de lui dire combien je la trouve mignonne et combien j’ai envie de la revoir. Mais…

Nous nous quittons sur un « à bientôt » prometteur, un de plus, avant de partir chacun de notre côté vers nos occupations professionnelles.

lundi 16 mars 2009

Sais-tu qu'un salaud a bu l'eau du nénuphar ?

Dimanche soir

L’hommage est bâclé. Montage paresseux de clips, petits bouts d’interviews sans grand intérêt, extraits de Taratata… Du sale boulot.

Petite Brune est endormie à côté de moi.

Un jour je t'aimerai moins
Jusqu'au jour où je ne t'aimerai plus

Un jour je sourirai moins
Jusqu'au jour où je ne sourirai plus

Un jour je parlerai moins
Jusqu'au jour où je ne parlerai plus

Ces paroles ont une résonance singulière ce soir. Les choses ne sont pas simples en ce moment, mais pour qui le sont-elles ?

Un couple c’est un bras de fer entre deux égoïsmes.

Elle est attendrissante quand elle dort. J’aimerais fermer les yeux et m’endormir moi aussi. Faire un joli rêve, peuplé de pipeuses lubriques, de gros seins et de chattes juteuses. Mais je suis bien trop nerveux pour trouver le sommeil.

Viens le moment que je redoutais : la remise des victoires de la musique. Manifestement très fatigué, il peine à trouver ses mots. Images difficiles. Dans le public qui lui fait une standing ovation, il y a Camille, visiblement émue. Elle est désormais la seule candidate crédible pour reprendre le flambeau d’une chanson française classieuse et aventureuse. Je déteste ces cérémonies. Mais avouons que ça aura de la gueule dans 10 ans, quand ils auront tué support et format : « La victoire du meilleur mp3 est attribué à... », « Sont nominés dans la catégorie de la meilleure sonnerie de portable… »

Elle vient se coller contre moi. Le contact de ses seins chauds sur ma peau est plus qu’agréable. J’en viendrais presque à oublier les divergences qui ont un peu pourri notre soirée et me serre le ventre.

France 2 a tout de même eu la bonne idée de retransmettre un concert. Classe, charisme, tout y est. Mais je n’ai pas la tête à ça. J’éteins la télévision, ferme les yeux et, à ma grande surprise, trouve rapidement le sommeil.

vendredi 13 mars 2009

Insomnies

04h02
Je me réveille en sursaut. Mon rêve n’avait rien d’érotique pour autant que je m’en souvienne mais je bande. Pas une de ces érections "mécaniques" qui au petit matin nous ramènent à notre condition d’homme et nous rappellent qu’il nous reste encore du temps avant la déconfiture (et qu’il faudrait peut-être en profiter). Non. Une belle trique due à une irrépressible envie de pénétrer une chatte humide, une bouche accueillante ou un cul serré.

Je la cherche dans le lit. Ah non, Petite Brune n’est pas là.

04h14
Je me tourne et me retourne dans le lit. Je ne trouve pas le sommeil. Je suis toujours au garde à vous et il me manque un petit quelque chose.

04h21
Mon esprit divague. Je pense aux vacances, à ma boutade ratée faite à une bloggeuse star, au corps chaud de Petite Brune, à cette femme mariée plutôt jolie qui me drague sur Badoo où les histoires de cul sont pourtant fortement décriées, à mon escapade parisienne que je dois sans cesse repousser, aux grands yeux verts de cette jolie blonde qui n’a pas osé. Durcissement de la situation (d’urgence).

04h37
Je me caresse lentement en dessinant le scénario fantasmé de la soirée que j’aimerais m’offrir pour mes 35 ans. Cela prend une belle tournure mais on s’éloigne du réalisable.

04h53
Mes muscles se raidissent. Je ferme les yeux. Je jouis sur mon bas ventre.

05h10
La douche, très chaude, m’a fait du bien. Je suis un peu vaporeux. Je glisse un CD de Matthew Herbert dans la platine, m’affale sur le canapé et ferme les yeux.

05h38
Je suis à deux doigts de m’endormir quand les éboueurs font un vacarme de tous les diables dans la rue. Je les maudis.

05h53
Je pense trop pour retrouver le sommeil. Un tas de pensées idiotes me traversent l’esprit. Je réfléchis à ce que je voudrais faire quand je serai grand, à ce que j’ai envie d’écouter dans la voiture tout à l’heure en allant au boulot, à la compilation parfaite. J’ai encore envie d’un corps à enlacer. Je me lance dans un top 5 des bloggeuses que j’aimerais baiser.

On s’occupe comme on peut.

05h59
Cinq, c’est beaucoup trop restrictif. J’opte pour un top 10. Je fomente des scénarios légitimant quelques escapades. Je liste les sujets que j’aimerais aborder sur mon blog. Je réalise que dans quelques heures je vais retrouver ce job qui m’ennuie. Je me console en me disant que le week-end est proche. Et que peut-être sur la route je croiserai un éboueur à écraser.

06h11
J’ai trouvé au moins une cinquantaine de CD que j’ai envie d’écouter en voiture. Ma toplist a de la gueule. Mes yeux se ferment peu à peu…

Human timebomb

Par mesure de sécurité j’ai enfermé à double tour ma tronçonneuse, mes couteaux de cuisine et autres objets tranchants ou contondants. Mais si j’entends encore ne serait-ce que 10 secondes de cette abominable chanson des enfoirés je ne réponds plus de rien. Il y a des limites à ce qu’un Homme peut supporter.

jeudi 12 mars 2009

Juste pour emmerder les chiennes de garde

mardi 10 mars 2009

Foolin' around

Elle : Parce que tu aimes recevoir la fessée ?
Kinky : Oui, entre autres.
Elle : Tu es soumis ?
Kinky : Si ma partenaire est joueuse, oui je peux l'être.
Elle : Ah... j'espère que tu n'aimes pas te faire enculer parce que moi le gode-ceinture ça me lasse vite

J'ai laissé ma cravache à la maison et j'ai passé une excellente soirée.


lundi 2 mars 2009

Mon petit doigt me dit...

Que les jeunes québécoises sont merveilleusement polissonnes.

Je surfe et...

Je me demande ce qui peut bien donner à penser qu'une panthère ou une voiture de sport possède quoique ce soit d'érotique.


vendredi 27 février 2009

Evasions nocturnes

Je suis assis au bar, reprenant des forces en sirotant une flûte de champagne. Je taquine la jolie serveuse et observe dans les alcôves les essaims d’hommes se former et se disperser au gré des appétits féminins. Tout un spectacle. Quelques minutes plus tôt je jouissais dans la bouche d’une jolie quadra blonde et bronzée avec laquelle j’avais sympathisé autour du buffet avant que la soirée ne décolle.

Elle me lance un clin d’œil complice lorsqu’elle passe devant moi accompagnée de deux jeunes hommes, à la recherche d’un coin tranquille. Penser à lui demander son adresse mail. Tout à l’heure alors que je la sodomisais, elle lâcha à son mari spectateur "elle est trop bonne sa bite !" avec une telle conviction qu’elle provoqua l’hilarité au sein du petit groupe d’hommes et de femmes qui observaient la scène. Il y a des compliments qui font toujours plaisir.

Sur une banquette un petit minet, gueule d’ange à la Cristiano Ronaldo l’acné en moins, se fait pomper par deux jolies brunes en âge d’être sa mère tout en cherchant du regard de nouvelles proies. Je lui donne 19 ans tout au plus et il semble déjà totalement blasé.

Sur la piste de danse déserte, debout contre la barre de strip-tease, la jeune fille blonde et élancée qui m’a fait le plaisir de m’accompagner en ces lieux de luxure se fait prendre en levrette par un grand type baraqué aux faux airs d’Harry Roselmack. Pourtant grande et perchée sur de hauts talons, elle doit se cambrer exagérément pour qu’il la pénètre. Position indécente s’il en est. J’ai grand plaisir à l’observer, petite bombe de 20 ans au cul de rêve et aux jambes interminables, se faire limer par cette redoutable machine à baiser.

Je bande. Ce qui n’échappe pas à la brune callipyge assise sur le tabouret à côté de moi avec laquelle je viens d’engager la conversation et dont les mains sont baladeuses. Plus tôt dans les vestiaires, hésitant entre deux tenus sous le regard dubitatif de son amie, elle profita que je passe par là pour demander un point de vue masculin. Nous échangeâmes quelques baisers et caresses qui furent autant de belles promesses.

Peu à peu un essaim d’hommes bites à la main se forme autour de mon accompagnatrice d’un soir. Elle les enjoint à se rapprocher, les branlant et les suçant tour à tour pendant qu’elle subit les assauts de son amant à la peau d’ébène. Pendant ce temps ma voisine me branle en suçant son homme et inversement. Elle invite son amie venue se désaltérer au bar à se joindre à nous et voilà deux langues qui parcourent mon sexe et mes couilles. Du pur bonheur. Puis l’amie gourmande s’en retourne vers d’autres horizons.

Premier temps mort de la soirée, hommes et femmes se regroupent autour du buffet à quelques mètres de nous. La brune offre son cul charnu aux coups de boutoir de son mari pendant qu’elle avale ma queue. Puis déroule un préservatif sur mon sexe au garde à vous, avant de me tourner le dos et de s’empaler sur ma queue, m’offrant ses gros seins lourds à caresser. Un type se joint à notre petit trio, suivi de 2 jeunes mecs. Je leur laisse la place et accompagne ma jolie blonde aux longues jambes jusqu’aux douches.

Nous avons fait connaissance quelques jours plus tôt sur un site libertin. Le lendemain nous nous donnions rendez-vous dans un club quasi désert et passions une bonne partie de la soirée en tête à tête (en tête à queue, en tête à cul...) dans une alcôve avec miroir sans tain. Alors que ma langue caressait son petit bouton et s’immisçait en elle, un liquide chaud vint éclabousser mon visage en jets saccadés. Je n’avais pas connu telle fontaine depuis mes escapades chez une bloggeuse parisienne.

Près des douches un groupe de jeunes mecs fait sa fête à une nana plutôt gironde. "Tu devrais y aller, sa chatte c’est du velours j’ai jamais vu ça" me glisse un mec en faisant un nœud à une capote bien remplie. Argument recevable mais en l’instant c’est de ma blonde qui a envie d’une douche que j’ai envie. Sous le jet d’eau chaude je viens me coller dans son dos, l’embrassant dans le cou, lui caressant le ventre et les seins, mon sexe gonflant contre ses adorables petites fesses. Elle saisit ma queue qu’elle branle lentement. Il faudra bien qu’un jour quelqu’un invente la capote amphibie.

Nous nous frayons un chemin jusqu’à une alcôve décorée avec un rare mauvais goût qui contraste avec la beauté du jeune couple qui est entrain de faire l’amour. Je suis stupéfait par la beauté de la jeune fille et la sensualité qui se dégage de leur étreinte. Je jette un regard à mon amie et comprends tout de suite que mon émotion est partagée.

Nous nous installons et nous lançons dans un délicieux 69, excités par les cris de plaisir de plus en plus puissants que laisse échapper la jeune femme qui atteint finalement un fulgurant orgasme. Nos regards se croisent et je les invite à nous rejoindre. Ils déclinent poliment. Dommage, quelle fabuleuse partie à quatre c’eût été. Mais d’autres invités viendront bientôt faire passer notre frustration.

Il est 3h du matin. La porte du club s’ouvre et nous nous enfonçons dans la nuit noir et glaciale, sa tête collée contre mon épaule.


mardi 17 février 2009

Petite annonce

Bloggeur vieillissant, overbooké, fatigué et sans inspiration recherche nègre littéraire pour alimenter son blog piège à filles en textes salaces, drôles et émoustillants. Paiement en commentaires élogieux et lectrices en chaleur.

mercredi 11 février 2009

.

Elle : Tu ne peux pas revenir !
Kinky : Pourquoi ?
Elle : Ce serait comme Jospin revenant de l'Île de Ré.

mardi 20 janvier 2009

Kinky présente ses voeux

Je souhaite pour cette nouvelle année 2009 une longue et douloureuse maladie à tous les employés de la poste.

mardi 25 novembre 2008

Voilà c'est fini

Il n’est jamais facile de jeter son bébé aux orties mais il est temps pour moi de tourner une page. Je profite de la cassure entre ce blog et son public pour passer à autre chose. Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire et commenter mes petites bêtises. Tout le plaisir fût pour moi.

lundi 24 novembre 2008

Tombe la neige

Le saxophone de Lester Young et la voix de Billie Holiday se taquinent, se cherchent, se rendent coup pour coup. Sublime dialogue de deux amants platoniques. Je pénètre le joli cul rond et chaud de Petite Brune. A travers la fenêtre j’aperçois la neige virevolter à gros flocons. Un petit instant de beauté à l’état pur.

vendredi 21 novembre 2008

Dans l’enfer des fantasmes masculins

Cet après-midi je suis tombé sur un site qui fait un top 15 forcément subjectif (visiblement les sondés avaient le choix parmi une liste) des fantasmes masculins. La question des fantasmes et de leur réalisation m’intéresse fortement actuellement et j’avais un peu de temps à perdre. Voici donc mesdames, les 15 principaux fantasmes qui nous agitent, nous les hommes. Finalement c'est assez soft.


1. Faire l'amour avec 2 femmes… Vous faites l’amour avec deux femmes, qui satisfont le moindre de vos désirs…

Fantasme classique qui m’a longtemps poursuivi. Deux fois, autour de 17/18 ans, j’ai failli toucher du doigt le Graal. J’ai du attendre quelques années avant de le réaliser. Contrairement au fantasme tel qu’il est formulé, c’est le fait que chacun(e) soit à l’écoute de l’autre qui est excitant.


2. Avec une jeune auto-stoppeuse... Vous prenez une jeune femme en auto-stop. Elle est très dévergondée. Vous vous arrêtez pour la satisfaire.

Jamais réalisé pour la bonne raison que plus aucune jeune femme n’ose (sans doute à raison) faire d’auto-stop. J’ai par contre un jour eu beaucoup de mal à me débarrasser d’un jeune auto-stoppeur qui insistait pour me sucer. Pourquoi l’auto-stoppeuse doit-elle être dévergondée ? C’est plus amusant s’il y a un peu de résistance…


3. Prendre des photos osées... Sous l’objectif de votre appareil photo, une jeune femme timide et coincée se déshabille petit à petit, puis prend des poses de plus en plus osées…

Un fantasme devenu d’une grande banalité depuis l’arrivée de la photo numérique mais ô combien plaisant. J’aurais aimé vivre à l’époque des Polaroïds et des clichés qui s’échangent sous le manteau.


4. Attaché par les amies de votre femme... Votre femme invite ses copines dans votre salon. Vous vous retrouvez attaché sur une chaise, à leur merci...

C’est effectivement l’un de mes grands fantasmes. Je dois donc finalement être un mec relativement normal. A une nuance près, si je n’ai rien contre le fait d’être attaché à une chaise (loin de là) cela implique un rôle passif alors que je me fantasme plutôt actif et obéissant.


5. Avec une infirmière ou une hôtesse de l'air... Infirmière, hôtesse de l’air, professeur de tennis, banquière, notaire… Elle s’offre à vous dans son cadre de travail. Vous faites l’amour sur place, tout habillés et rapidement.

Classique. Un homme normalement constitué ne peut prendre l’avion sans s’imaginer tringler l’hôtesse de l’air. L’uniforme d’infirmière ne me laisse pas insensible. La baise au travail ? J’ai baisé il y a quelques années une cliente dans les toilettes et j’en garde un excellent souvenir.


6. Avec une inconnue... Vous suivez une inconnue dans la rue et la persuadez de faire de vous ce qu’elle veut dans une cage d’escalier. Vous ne la revoyez jamais.

Un fantasme que j’ai failli réaliser. C’était une belle soirée de printemps, je flânais dans les vieux quartiers comme j’aime le faire, un peu tête en l’air. Je croise une jeune femme avec une valise à roulettes qui me lance un regard plutôt appuyé. Le temps que l’information arrive au cerveau et je me retourne. Elle se retourne au même moment. Regard sans équivoque. Puis elle s’engage dans une petite ruelle. Halluciné de ce qui m’arrive je rebrousse chemin pour la suivre. Je la rattrape et la suis à distance raisonnable. J’imagine la scène. Elle pénétrant dans son immeuble, moi ayant juste le temps de m’engouffrer derrière elle, la suivant dans les escaliers, ne quittant pas ses fesses du regard, la plaquant contre un mur sur le pallier. A chaque coin de rue elle se retourne pour vérifier ma présence et me lance un regard complice . L’affaire semble quasiment dans le sac et je suis fou d’excitation. Et puis catastrophe. En passant devant la terrasse d’un café elle se fait alpaguer par un groupe d’amis et notre folle étreinte improvisée tombe à l'eau. Je doute que la situation se présente une seconde fois.


7. Avec votre voisine de palier et sa fille... Vous séduisez votre voisine de palier et sa fille et entretenez une relation sexuelle avec chacune à l’insu de l’autre.

J’ai toujours eu une faiblesse pour mes voisines. Il va d’ailleurs falloir un jour que je m’intéresse de plus près à la petite brune qui vit avec son mec au même étage que moi et me lance de jolis sourires quand on se croise dans l’ascenseur. Je soupçonne que quelques échos de soirées de luxure organisées chez moi soit parvenus jusqu’à ses oreilles. Par rapport au fantasme formulé, j’aurais bien du mal à baiser la mère et la fille car il n’y a que des jeunes dans ma résidence (oui bien sûr que je l’ai fait exprès !)


8. Un couple fait l'amour près de vous... Un couple fait bruyamment l’amour près de vous, dans un hôtel ou un camping. Cela vous excite terriblement. Petit à petit, vous en faites autant avec votre partenaire.

Ce n’est plus un fantasme depuis longtemps, j’ai beaucoup fréquenté les hôtels cheap aux murs de papier dans ma jeunesse, mais ça marche à tous les coups. Hier soir encore la voix de cette femme qui avait un orgasme bruyant dans l’alcôve juste à côté de la notre a suffit à me redonner vigueur à un moment fort opportun.


9. Avec la femme de votre patron... Vous séduisez la femme hautaine et dédaigneuse de votre patron. Très vite elle ne peut plus se passer de vous et vous poursuit de ses assiduités...

Euh… la femme de mon patron est charmante mais non merci.


10. Pratiquer l'échangisme... Vous rencontrez un autre couple avec qui vous faites l’expérience de l’échangisme.

Dans un monde parfait les relations échangistes seraient spontanées et improvisées. Nous ne vivons pas dans un monde parfait.


11. Votre femme excite une foule d'hommes... Votre femme, habillée très légèrement, danse sur un podium devant une foule d’hommes très excités.

Oui, ok, mais y a-t-il un homme à qui ce n’est jamais arrivé ?


12. Une bonne fessée... Une remarque déplacée ? Vous administrez une bonne fessée à votre femme.

J’aime bien donner une petite fessée de temps en temps. L’une de mes plus mémorables fût avec une lectrice bloggeuse. Cela me fait penser que cela fait un petit moment que ma cravache prend la poussière au fond d’un placard. Message perso à A****, on remet ça quand tu veux !


13. L'amour dans la boue... Vous faites l’amour dans un bain de boue. Vous vous sentez plus animal que jamais.

Jamais eu ce fantasme. Je préférerais sous un orage tropical.


14. Humilié par une femme vêtue de cuir... Une femme habillée de cuir et en talons haut vous punit en vous attachant ou bien en vous humiliant verbalement.

Mais être attaché n’est pas une punition en soit, c’est la suite qui peut le devenir. Les femmes dominatrices, encore fraiches et non vénales étant rares, ce fantasme attendra encore un peu.


15. Travesti en femme... Vous empruntez les sous-vêtements, bas et chaussures de votre femme, ou vous allez jusqu’à vous travestir.

Je n’ai jamais eu ce fantasme. Il y a quelques années, avant mon entrée réelle en libertinage, j’avais entretenu une correspondance avec une charmante jeune fille d’origine marocaine qui avait ce fantasme de féminiser un homme. Elle avait quasiment réussi à me convaincre de me rendre à notre premier rendez-vous avec des dessous féminins. Et puis elle a annulé notre rendez-vous une heure avant et je n’ai plus jamais eu de nouvelles. Je l’ai échappé belle…

vendredi 14 novembre 2008

Concours de chattes de lectrices




Non, j'déconne.

And the winner is...

Le grand jour est arrivé. Il est temps d’annoncer officiellement le palmarès de mon grand concours de photos de fesses de lectrices.

Je tiens à remercier les sept lectrices qui ont participé à ce concours et à les féliciter pour la qualité de leurs clichés. Le vote a été difficile. Merci à vous également qui avez voté pour vos photos préférées. Et enfin merci à Maîtresse M pour son aide précieuse.

La médaille de bronze est attribuée conjointement à la photo n°1 et à la photo n°7
La médaille d’argent est attribuée à la photo n°3
La médaille d’or est attribuée à la photo n°4

Le détail du décompte est disponible en commentaire. Les gagnantes recevront dans les prochains jours une liste parmi laquelle elles pourront choisir leur récompense.

mercredi 5 novembre 2008

Vous les avez attendues (enfin moi), les voilà

Les candidatures pour le concours de fesses de lectrices sont closes. Je ne vous cacherai pas ma vive déception face à votre très faible participation. Je tiens donc à remercier celles qui ont franchi le pas. Mesdames, vos culs sont adorables et j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir vos photos dans ma boite mail.

Pour ceux et celles qui le souhaitent, vous avez maintenant jusqu'au 12/11/08 à minuit pour voter pour élire vos médailles d'or, d'argent et de bronze.

Les votes sont clos.

n°1


n°2


n°3


n°4


n°5


n°6


n°7

Appel d'offre

Parmi les nombreuses pratiques de voyous que se permet en toute impunité la plus basse racaille internaute, il en est une qui m'exaspère profondément : le vol de contenus.

J'avais déjà eu vent de quelques hommes mal dans leur peau qui se servaient d'une photo illustrant l'un de mes précédents blogs pour s'inscrire sur des forums libertins et chasser sur MSN. La grande classe ! Hier je suis tombé sur ce site. Il publie sans autorisation les textes et photos de plusieurs bloggeurs, dont je fais malheureusement partie. Sans même avoir la décence de citer l'auteur et de faire un lien vers le texte original

Outre la profonde malhonnêteté intellectuelle consistant à se réapproprier les écrits (ou les photos) d'un autre, ce qui me dérange le plus dans cette lamentable affaire, c'est le caractère bassement mercantile de l'opération. Ce site n'ayant d'autre vocation que de rapporter de l'argent à son auteur escroc, via des liens sponsorisés et bannières publicitaires. Trop paresseux (et sans doute intellectuellement inapte) pour créer un contenu original, le margoulin n'a pas hésité à voler celui des autres.

J'ai toujours refusé les offres d'agences de communication me proposant de l'argent contre du publi-redactionnel. Je ne veux pas faire de ce blog une question d'argent. S'il doit m'enrichir un jour, ce sera à la sueur de mes coups de reins. Alors je refuse qu'on se fasse de l'argent avec mes petites bêtises érotico-littéraires.

Dans ce type de vol caractérisé, le bloggeur plagié est bien désarmé. Le nom de domaine et l'hébergeur sont aux Etats-Unis. Il n'y a pas d'autres moyens d'intervention qu'une procédure judiciaire. Ce qui est bien sûr totalement inenvisageable. Alors je lance un appel. Si vous connaissez autour de vous quelqu'un qui pratique le hacking pendant ses loisirs, un barbouze de l'Internet, un tueur (de sites) à gages capable de défacer ce site de merde, je serai plus que ravi de faire appel à ses services.

mercredi 29 octobre 2008

Rappel

Vous avez jusqu'à mardi minuit pour participer au concours de fesses de lectrices.

lundi 27 octobre 2008

Ravis au lit ? (Oui, j'ai osé le jeu de mot)

Mon interface gmail continue de me proposer des publicités autour de la sexualité et de la pornographie. Pourtant, tout à l’heure, à un moment, j’ai parlé cinéma avec une amie.

Parmi les liens proposés aujourd’hui, il y a un guide de sexualité et de sexologie pour nous les hommes. La vulgarisation autour de la sexualité est souvent des plus divertissantes, je clique donc. Et là, entre un article sur les sex-toys et un témoignage féminin sur le point G, je tombe sur le titre d’un article qui me laisse pantois : "le sexe en s’amusant". "Rédiger sa déclaration d’impôts en s’amusant" je comprendrais mais "le sexe en s’amusant" ! Le sexe serait donc pour beaucoup un calvaire qu’il conviendrait de rendre plaisant au plus vite...

Mes nuits sont plus belles que mes jours

Il y a comme ça des journées gâchées et ratées. Des journées creuses où je n’ai pas d’envies, pas de passion. Des journées où tout me semble ennuyeux, sans intérêt, déjà vu. Des journées où je manque de courage face aux prochains chantiers de mon existence. Des journées où je ne veux que dormir.

Heureusement quand tombe la nuit, se réveillent les pulsions animales.

vendredi 24 octobre 2008

Kinky fait du porno (un titre racoleur et mensonger destiné à accroître de façon substantielle son audience)

C’est marrant les liens contextuels. Vous le savez peut-être, lorsque vous utilisez un compte gmail, vos mails sont analysés informatiquement afin de vous proposer des messages publicitaires théoriquement en rapport avec vos centres d’intérêt. En gros si vous discutez de bagnoles, il y a de fortes chances que les encarts publicitaires vous proposent des liens vers des sites ayant trait à l’automobile.

Allez savoir pourquoi, tout à l’heure apparait donc sur la page d’accueil de ma boite mail un lien vers un site, myexibo.com, qui propose aux internautes portés sur l’exhibitionnisme une interface leur permettant de se créer (gratuitement) une galerie virtuelle. Quel intérêt ? Elle vous permet de vendre en ligne, et au prix que vous fixez, vos photos en téléchargement. La société se prenant bien sûr une commission sur le prix de vente.

Vous avez des seins et un cul pas trop vilains ? Vos photos valent désormais de l’or pour une industrie porno en crise. Ce n’est peut-être pas plus mal, en matière d’érotisme, j’ai toujours préféré les girl next door aux blondasses californiennes siliconées et liposucées.

Ma réaction première fût de me dire qu’ils signaient l’arrêt de mort de ces blogs d’exhibition qui pullulent depuis un an. Mais finalement je doute qu’ils soient nombreux les internautes érotomanes prêt à payer… Mais qui sait ? Vous payerez vous, pour me voir nu ?

jeudi 23 octobre 2008

Curiosité masculine pour les curiosités féminines

Mesdames et demoiselles, j’ai besoin de votre aide pour décoder l’âme féminine.

Une femme avec laquelle vous avez flirtouillé il y a quelques années, avec laquelle vous seriez bien allé plus loin mais qui vous a claqué la porte au nez, dont vous n’avez plus de nouvelles depuis un an et demi et qui subitement vous envoie ses photos de mariage, à quoi est-ce que ça rime au juste ?

mercredi 22 octobre 2008

Flûte !

Je sais bien que les blogs sont éphémères, qu'ils sont une photographie d'un moment de nos vies dont on éprouve le besoin de se détacher. Moi aussi j'ai fait par le passé table rase. Mais tout de même...

Jeu de liens

Au détour d’une correspondance naissante, une question, un jeu. Définir ce que m’évoque le mot « liens ».

Il y a les liens du sang, de la filiation et du patrimoine génétique, auxquels je suis peu sensible.

Il y a les liens amicaux qui me relient à une poignée de personnes et qui perdurent malgré le temps qui passent. Un ami, c’est quelqu’un qui vous connait bien et vous aime quand même, disait l’autre.

Il y a les liens psychologiques, les tabous, les blocages, les complexes… véritables entraves à l’épanouissement que j’abats un à un, lentement mais surement, au prix d’efforts parfois épuisants mais largement récompensés.

Il y a les liens hypertextes, qui me mènent de blogs en blogs, de textes à l’érotisme troublant en exhibitions vulgaires, de jolies confessions intimes en horreurs syntaxiques, d’illustrations savoureuses en coquilles vides.

Il y a les liens tissés avec mes lectrices, amantes passées et à venir, objets de fantasme inaccessibles, amitiés réelles, inconnues anonymes, connaissances blogosphèriques…

Il y a le lien que j’ai parfois peine à faire entre sexe et amour.

Il y a les liens que j’aime à utiliser parfois pour ligoter de jeunes femmes dociles, les maintenir dans des positions impudiques, me donner libre accès à leurs orifices et en abuser.

Il y a les liens qui me tiendraient prisonnier, totalement soumis et impuissant.

lundi 20 octobre 2008

Mesdames, cul nu !

Chers lecteurs et lectrices, désireux de réaliser au moins la moitié de ma to do list, j’ai l’honneur et le plaisir de vous annoncer officiellement le lancement de mon grand concours de photos de fesses de lectrices.

Ce concours est ouvert à toute personne de sexe féminin souhaitant y participer. Les photos devront dévoiler votre charmant fessier. Vous avez toutes latitudes quant à la mise en scène. Je précise qu’il s’agit avant tout d’un concours photographique. Vos clichés seront donc jugés sur leur pouvoir érotique et émotionnel mais aussi et surtout sur des critères artistiques (cadrage, lumière, mise en scène…).

Trois prix seront décernés, un Kinky d’or, un Kinky d’argent et un Kinky de bronze.

Vos photos devront être envoyées avant le 04/11/08 à minuit à l’adresse suivante : concourskinky@hotmail.fr. Elles seront mises en ligne le 05/11/08 et le votre sera clos le 12/11/08 à minuit. Les gagnantes seront officiellement désignées le 14/11/08.

Mesdames et demoiselles qui voudriez participer, je vous invite à lire le règlement de ce concours :

Les modalités

Toute participante pourra le faire de façon anonyme. Elle ne devra envoyer qu’une seule photo, de bonne qualité (taille, définition…). Une photo inédite, réalisée spécialement pour l’occasion. Elle s’engage à ne pas envoyer de photos volées sur le web ou ailleurs. Je me réserve le droit d’exclure toute photo volée ou ne respectant pas les critères de qualité (timbre poste, photo pixellisée…).

Afin de préserver l’anonymat des participantes et l’impartialité des votants, je n’aurai pas accès à la boite mail susmentionnée. Maitresse M, amie complice improvisée huissière, sera chargée de réceptionner vos contributions. Elle me fera parvenir après clôture des inscriptions l’ensemble photos, numérotées, pour une publication anonyme. Chacun votera donc en toute impartialité.

Il sera interdit aux participantes d’utiliser leur blog (ou tout autre blog) dans le but d’inciter un lectorat déjà acquis à voter pour elles. Elles ne pourront donc y publier la photo participante, ni en révéler le numéro.

Les prix

Les Kinky d’or, d’argent et de bronze seront décernés par les lecteurs et lectrices de ce blog. Votes auxquels s’ajoutera le mien.

Chacun(e) ne pourra voter qu’une seule fois, pour ses trois photos préférées auxquelles seront attribuées 5 points pour la première, 3 points pour la seconde et 1 point pour la troisième. Ne seront pas pris en compte les votes des distraits qui voteront pour plus ou moins de trois photos.
Mon vote comptera double. J’attribuerai donc 10, 6 et 2 points. La photo qui aura le plus de points sera désignée gagnante, la seconde médaille d’argent et la troisième médaille de bronze.

Les participantes auront le droit de voter pour elle-même, faute de moyens de contrôle, mais je compte sur leur fair-play pour ne pas le faire.

Les récompenses

C’est là que le concours prend tout son intérêt, enfin je trouve, ce sont les gagnantes qui choisiront pour leurs récompenses.

Je m’explique. Chaque participante qui le souhaite pourra suggérer deux idées de récompense en même temps qu’elle enverra sa photo. Les suggestions devront bien sûr rester réalistes. Les suggestions les plus originales seront sélectionnées de façon totalement arbitraire par Maitresse M qui établira une short-list de 9 à 12 récompenses potentielles qu’elle me fera parvenir après clôture des votes. En cas de pénurie d’idées créatives, Maitresse M sera autorisée à faire quelques additions à la liste.

Sur cette short-list je me réserve un droit de véto. Je pourrai donc éliminer trois suggestions (maximum). Avant officialisation du palmarès, Maitresse M contactera la lauréate du Kinky d’or afin qu’elle choisisse sa récompense. Puis la lauréate du Kinky d’argent qui choisira parmi la liste dont aura été ôtée la récompense choisie par la lauréate du Kinky d’or. Et ainsi de suite.

Lors de l’officialisation du palmarès, seront également publiées les récompenses choisies par les gagnantes.


Mesdames, à vos appareils photos !
Et faites-moi bander…


Quelqu’un peut-il m’expliquer ?

- Les concours d’air guitar
- Le cinéma français
- Les libertines mal baisées
- La droite décomplexée
- Sébastien Tellier
- Les ornithorynques
- Le ballbusting
- La bouillie qu’est la bande FM
- Second Life
- Laurence Ferrari présentant le 20h maquillée comme une Deschiens
- Notre goût pour les chieuses
- Les films en VF
- Les chocolats à la menthe
- Le botox à 30 ans
- Votre présence ici

vendredi 17 octobre 2008

Un matin d'automne

Comment ne pas tomber sous le charme d’une jeune femme d’une vingtaine d’années qui se rend à un premier rendez-vous avec un inconnu dans une chambre d’hôtel avec un gode-ceinture dans son sac ?

Début d’après-midi. Je l’attends assis sur le lit, les yeux bandés, tel que me le demandaient les instructions reçues par texto quelques minutes plus tôt. Nu ou habillé ? Elle n’a pas précisé son souhait. J’hésite quelques instants. Lui offrir dès son entrée dans la chambre le spectacle impudique de mon corps nu - et probablement de mon sexe au garde à vous - ou jouir du plaisir d’une lente découverte ? S’il y a quelque chose de terriblement excitant à se retrouver nu et en érection face à une femme habillée, que vous ne pouvez voir qui plus est, j’opte finalement pour la seconde solution. A mon grand désespoir, je ne choisis pas toujours pour les alternatives les plus déraisonnables.

La porte s’entrouvre et j’entends des talons résonner sur le carrelage de la chambre joliment décorée. Nous y voilà. Enfin. Sans mots dire, elle me rejoint sur le lit, m’allonge sur le dos, me caresse et promène ses lèvres sur mon corps, dans mon cou. J’aime cette passivité, me laisser guider. Mais je suis impatient de découvrir son corps, ses courbes, son goût. Mais joueuse, elle se soustrait à mes caresses, à mes tentatives de baisers. J'aime le jeu. Je m’abandonne totalement à ses caresses.

Je frissonne lorsqu’elle ôte mes vêtements un à un, goûte ma peau, pince ou mordille mes tétons. Elle me laisse enfin la liberté de la toucher. J’explore ses courbes du bout des doigts et m’enivre de son odeur. Je frémis de plaisir lorsqu’elle fait glisser mon boxer, embrasse mon sexe et promène sa langue sur ma queue. Se mettant en position pour un 69 dont je rêve depuis de longues minutes, elle offre sa croupe à ma bouche. Je savoure le premier contact de ma langue sur son sexe humide comme on savoure un vin rare. Délicieuses saveurs sucrées. Ma langue caresse ses lèvres, son clito, son petit trou avant de pénétrer son sexe juteux. Nous jouons un moment à nous découvrir, moi en aveugle, elle profitant de ses cinq sens. Puis elle déroule un préservatif sur ma queue et s’y empale.

Malgré une nuit plutôt courte, nous nous réveillons au petit matin, d’excellente humeur. Nos mains ne tardent pas à explorer. Il ne nous vient même pas à l’idée d’aller prendre un petit déjeuner. Dans quelques heures nous devrons nous quitter et nous voulons profiter du temps qu’il nous reste. Elle me fait part de cette envie qu’elle a eu la veille de me sodomiser. Je lui avoue que je n’aurais pas été contre. Elle sort le gode-ceinture dont elle m’a parlé la veille. Je suis un peu impressionné par la taille l’engin. Tout est relatif bien sûr… mais tout de même c’est d’un autre calibre qu’un doigt dont j’ai plus l’habitude. A ma grande joie elle me propose de m’attacher et de me bander les yeux. Elle connait mes fantasmes de soumission.



Me voici donc ligoté et totalement à sa merci, pieds et poings liés aux montants du lit. Elle a eu le bon sens de louer la seule chambre de tout l’hôtel à proposer un lit à barreaux. Je suis épaté par son sens de l’organisation et imaginer cette jeune fille qui semble si innocente demander une chambre avec barreaux au lit, dans le but prémédité d’attacher et sodomiser un amant, m’excite terriblement.

La voir enfiler l’objet du délit est un spectacle délicieux et un peu angoissant. J’imagine ce que ressens une femme inexpérimentée face à un amant raide de désir qui lui propose de l’enculer. Elle me passe le bandeau sur les yeux. Je me prive de son regard mais étrangement il me semble plus facile (et plus excitant) de m’offrir ainsi en aveugle. Pudeur idiote. Au-delà du plaisir éprouvé par la stimulation d’une zone érogène, il y a je crois le plaisir de s’offrir à sa partenaire. La prochaine fois peut-être n'aurai-je pas peur de son regard.

Elle me branle et me suce avec beaucoup de savoir-faire. Mon excitation est plus que visible, mais sent-elle mes craintes ? J’ai toute confiance en elle. admirable complice de luxure. Ma crainte est surtout de ne pas aller au bout, de baisser les armes, lâchement. Ne pas penser, se détendre et profiter. Un doigt se promène entre mes fesses, caresse mon anus qui s’ouvre peu à peu. J’ai une soudaine envie d’y sentir sa langue. Je n’ai pas le temps de lui formuler mon souhait que son doigt fait une entrée en douceur et se fraye un chemin.



Son doigt ayant pris ses aises et se trouvant désormais en terrain conquis, elle me détache les chevilles et me demande de me retourner, de lui présenter mon cul, passif et soumis, à quatre pattes sur lit. Je m'exécute. Je sens la fraicheur du gel lubrifiant et deux doigts me pénètrent. Mon petit anneau se détend peu à peu. Sensation agréable. C’est au tour du braquemard en silicone d’entrer en jeu. Gémissement incontrôlé. De surprise ? De douleur ? De plaisir ? Un peu des trois probablement. Je pense à notre voisine dans la chambre d'à côté, touriste anglophone, dont on entend tous les faits et gestes à travers la mince paroi qui sépare nos chambres. Non sans excitation.

Elle me pénètre lentement. Alternance de petites douleurs et de plaisirs, de petites résistances et d’avancées prometteuses. A chaque nouvelle avancée c’est une petite douleur, assez indescriptible, comme un écartèlement intérieur, qui m'en fait craindre une bien plus forte au prochain coup de rein de ma belle amante. Mais mon petit trou s’adapte peu à peu à l’envahisseur, et régulièrement ouvre la porte à une nouvelle vague de plaisir. A sa demande je remue les fesses pour bien sentir les centimètres que je lui abandonne. J’apprends à apprivoiser la bête.



Le plaisir, la douleur, le défi, l’abandon. Tout est hors norme dans ce que je ressens. Ces coups de reins se font plus violents et je me découvre une nouvelle capacité de résistance, d’acceptation et d’adaptation. Je me demande ce qu’elle ressent, le plaisir que lui procurent ce pénis factice et le pouvoir qu’il lui donne. Elle saisit ma queue qu’elle branle lentement. Habile diversion, destinée à m’assener les ultimes percées en terres ennemies. Elle est désormais toute en moi et ses coups de reins sadiques s’accélèrent, jusqu’à ce que je perde totalement prise avec le réel, et finisse par lui réclamer un cessez-le-feu.

jeudi 16 octobre 2008

Big Brother is watching you (acte 2)

On annonce l’installation de mille caméras de surveillance dans les rues de Paris.

Amis parisiens, bientôt pour baiser tranquillement sous un porche ou sur un banc public sans risquer de finir au poste ou sur youtube il faudra venir nous rendre visite en province.

mercredi 15 octobre 2008

Kinky est amoureux


Il est des culs dont la beauté défie le vocabulaire.
Des culs majestueux qui peuvent vous faire perdre la tête.

Il est des culs fiers dans leurs vêtements moulants.
Des culs timides dont on n’entraperçoit que les grandes lignes.

Il est des culs qui vous font retourner dans la rue.
Des culs qui vous inspirent des pensées crues.

Il est des culs gros ou petits, plats ou rebondis.
Des culs qui suscitent envie et jalousie.

Il est des culs discrets et des culs expressifs.
Des culs confortables qui se révèlent hautement addictifs.

Il est des culs venimeux qui peuvent causer votre perte.
Des culs complices qui vous mènent au 7ème ciel.

Il est des culs aux courbes renversantes.
Des culs qui semblent taillés pour vos mains.

Il est des culs pour les gourmets.
Des culs dont on se souvient de la forme et de la texture.

Il est des culs qui vous hantent.
Des culs dont on se souvient le pantalon aux chevilles.

Il est des culs charmants que l’on a envie de caresser.
Des culs provocants que l’on a envie de visiter, bouffer et lécher

Il est des culs qui se refusent à se laisser pénétrer.
Des culs généreux qui s’offrent aux coups de boutoir passionnés.

Il est des culs sur lesquels poser la tête après la baise.
Des culs meilleurs à baiser qu’un sexe.

Il est des culs qui sont une bénédiction.
Des culs que l’on veut pour soi à la maison.

...

Mesdames, c’est plus fort que moi,
Je crois que je suis amoureux de vos culs.

vendredi 10 octobre 2008

Kinky a mal aux bourses

Je n’en peux plus d’entendre parler de cette crise. Stop ! Stop ! Stop ! Comme si elle datait d’hier. Comme si la crise (n’)était (que) financière. Se faire sucer est toujours aussi bon, non ? On n’annonce pas de pénurie de chocolat à ce que je sache. Billie Holiday est toujours aussi bouleversante. Un grand Bordeaux ne cessera jamais de faire du bien au palais. Alors qu’est-ce qu’ils me cassent les couilles avec leurs bourses ?!

Kinky ne bande plus

J'ai une libido proche du néant depuis quelques jours. En fait depuis cette soirée totalement ratée le week-end dernier où tout le monde se regardait en chien de faïence au lieu de baiser. Il n'y a rien de plus sinistre que des libertins blasés qui parlent politique. Rattrapé par cette putain de crise financière dont je me contrefiche jusque dans mes nuits de luxure !

Je m'étais déjà un peu fait chier lors de ma dernière sortie en club avec V. J’avais mis ça sur le compte de la mauvaise journée que j’avais passé, de mon irritation envers ces hommes seuls trop nombreux et peu respectueux. La vérité c’est que tout ceci ne m’excitait plus. A part des câlins un peu poussés avec V et une petite pipe par une hollandaise rondelette je m’étais contenté de mater mollement.

Petite Brune met du coeur à l’ouvrage pour me sortir de mon apathie mais elle a, bien plus que moi, son lot de saloperies de la vie à gérer. J’ai déjà eu des baisses de libido par le passé. La fatigue, les préoccupations personnelles… Je me sens à un nouveau carrefour de mes envies. Je ne veux pas baiser en pilotage automatique. Sex is just about fun. Aller me ressourcer et revenir. Désirant et en verve.

mercredi 8 octobre 2008

Tagué t'es

A défaut d'autre chose, j’ai été tagué par In Virgo Veritas.

En général je n’aime pas trop me plier à ces jeux mais cette fois cela touche à la musique et ça a le mérite d’être un peu plus original que les questionnaires habituels.

Reste à définir ce qu’est « une chanson qui me ressemble ». Etant bien plus sensible à la musique qu’aux paroles il m’est difficile de trouver des textes qui me ressemblent. J’ai tout de même essayé. Reposez-moi la question demain, il est probable que je vous cite 5 chansons totalement différentes.


Les femmes c’est du chinois de Serge Gainsbourg

Les femmes c'est du chinois
Le comprenez-vous ? Moi pas.

Celle-ci ce sera pour le texte. Même si je progresse de jour en jour les femmes sont pour moi du chinois. Et puis parce que la période jazzy de Gainsbourg, qui reste méconnue, est à mon sens ce qui s’est fait de mieux dans la chanson d’expression française.


Bionic de Placebo

Parce que dans une période sombre de mon existence, proche de l’état dépressif, les fulgurances rock du groupe de Brian Molko m’ont apporté quotidiennement un précieux réconfort. Et puis le groupe est devenu tout ce qu’il destetait. Et je suis passé à autre chose.


Bury the evidence de Tricky

Parce que les paroles collent à merveille à cette sensation récurrente d’être un spectateur passif de ma vie. Parce qu’étiré jusqu’à la transe lors d’un concert mythique à l’Elysée Montmartre ce morceau restera mon plus beau souvenir de musique live.

It doesn't move me
Life doesn't move
It doesn't move me
Move me
It's like a blow to the head
It's like a blow to my head
It doesn't move me
Move me
Move me
Move me
It doesn't move me
It's like a movie
Just like a movie
Blow to the head
Life's like a blow to the head


Tired Of Being Alone d’Al Green

Parce que la voix extraordinaire d’Al Green parfaitement mise en valeur par les sublimes arrangements de Willie Mitchell est idéale pour emballer et s’emballer à l’horizontale.


Paranoid Android de Radiohead

Parce que j’ai une grande admiration pour Radiohead, sa musique et sa démarche puriste ? Oui. Mais non. Juste pour cette phrase simple et brillante : « ambition makes you look pretty ugly »

Pour ce qui est de LA chanson, ce sera le reprise par Nina Simone d' I Put A Spell On You. Insurpassable.

lundi 6 octobre 2008

J'hésite

Ouvrir un autre blog ou aborder d'autres sujets sur ce blog consacré à la fesse et la luxure.

jeudi 2 octobre 2008

Ma To Do List

- Engager une femme de ménage
- Organiser un concours de photos de fesses de lectrices
- Sauter la femme de ménage
- Trouver le sommeil
- Me faire sucer dans la rue
- M'organiser un week-end DVD et junk food
- Arrêter de mater des vidéos porno au boulot
- Songer à ma reconversion professionnelle
- Reprendre contact avec mon artiste fellatrice
- Lire le dernier Houellebecq pour en parler très fort au restaurant
- Revendre les strings usagés de ma petite brune
- Mettre des bandeaux de pub partout sur mon blog
- Changer mes photos sur netech'
- Trouver un sens à tout ceci


mercredi 1 octobre 2008

Tout le monde n'a pas eu la chance de détester le lycée

Au départ j’étais très réticent. Je n’aime pas me souvenir du passé. Ou plutôt je suis pour la mémoire sélective. Mes années adolescentes et post-adolescentes ne sont dans ma mémoire qu’un no man’s land temporel que je n’ai nul plaisir à remuer. Et puis sous la pression amusée de ma petite brune j’ai fini par craquer. Je me suis inscrit sur copains d’avant, le site des jeunes vieux nostalgiques. La vérité c’est que je n’ai pas été insensible à cette petite voix intérieure, au petit espoir de retrouver les quelques cancres qui ont illuminé mes années de primaire.

Evidemment en consultant les fiches des inscrits qui ont fréquentés mon école de banlieue je n’ai retrouvé aucun des gamins avec lesquels j’ai fait les 400 coups au grand désespoir de mes parents. Devant moi défilent noms et têtes inconnus. En moins de deux minutes je suis saisi d’un gros coup de blues. Il y a quelque chose de déprimant dans les fiches de ces personnes qui ne se définissent et se projettent qu’à travers leur profession et leur statut marital. Et puis je ne sais pas comment dire les choses autrement, mais ça sent la naphtaline et la mort.

J’ai tout de même un sourire en tombant sur quelques photos de classe où j’apparais, l’air ridicule avec mes coupes de cheveux et vêtements improbables. Saletés d’années 80. La décennie qui n’aurait jamais dû exister. Je n’ai aucune nostalgie de ce passé. Et puis quid de mon droit à l’image ? L’oubli et l’anonymat sont morts avec Internet.

J’ai le doigt sur la souris, je suis prêt à refermer à jamais ce poussiéreux musée virtuel lorsqu’un sentiment de curiosité pointe le bout de son nez. Je jette un œil aux fiches de mes camarades de lycée. Camarades est un bien grand mot tant je me suis peu lié d’amitié dans le lycée pour gosses de riches où j’ai dû faire pénitence pour avoir occupé mon ennui en amusant mes petits camarades de classe. Ma curiosité se porte bien sûr vers les jeunes filles aujourd’hui devenues femmes qui ont partagé un peu de salive, excité mes hormones et alimenté mes fantasmes.

A ma grande surprise pratiquement tout le monde est inscrit sur le site et ma vie (sentimentale) repasse devant mes yeux. Je tombe d’abord sur Karine, une petite brune rondelette et dévergondée qui en seconde se plaçait toujours lors des récréations en face de la porte des toilettes pour hommes de telle façon à entrapercevoir le sexe des élèves mâles qui se soulageaient aux urinoirs et à laquelle, ayant repéré le petit manège, je me faisais un malin plaisir de faire plaisir. Quelques années plus tard je la sautais en sortant de boite.

Je suis ravi d’apprendre qu’Hélène, l’amie qui m’a initié à la littérature érotique pendant les cours de math vit aujourd’hui à l’autre bout du monde. Elle au moins s’est échappée du prévisible. Sylvie, l’intello moquée en 5e pour son appareil dentaire qui tiendra sa revanche deux années plus tard en se transformant en fille hautement désirable grâce à une poitrine prodigieuse et qui me caressera avec beaucoup de tendresse et de curiosité la queue pendant un slow lors de la fête de fin d’année, est aujourd’hui infirmière divorcée mère de 3 enfants. Nous avions un peu baisouillé quelques années plus tard lorsque nous nous sommes retrouvés inscrits aux mêmes cours de code de la route.

Flash hautement érectile en tombant sur la fiche de Tatiana, une brune à la beauté stupéfiante et dotée du plus joli cul de la terre, qui un soir d’hiver après les cours s’était fait prendre dans sa voiture par deux pions du lycée. Une scène dont son ex, bellâtre spectateur de la scène, n’avait pas tardé à fournir moult détails à tout le lycée. Le moins que l’on puisse dire c’est que Tatiana n’a rien perdu de sa beauté.

Je cherche Laetitia, la bombe qui en troisième faisait bander tout le lycée et eut l’extrême bon goût de me choisir comme copain pendant 3 mois, avant de tomber dans les bras d’un garçon qui réussit l’incroyable exploit d’obtenir la note d’un sur dix à ses tests psychotechniques. Mais celle-ci n’est pas inscrite. Cette recherche je dois l’avouer est motivée par une quête d’un plaisir sadique. Croisée quelques années plus tard, la pauvre avait perdu beaucoup de sa superbe et gagné une belle culotte de cheval.

Je ne trouve pas non plus Valérie, une petite ronde pas très belle qui s’était forgé dès la 4ème une belle réputation de "salope du lycée" en couchant avec à peu près tout la gente masculine des classes supérieures en un semestre à peine. Ce qui à l’époque était quelque chose. J’ai toujours eu beaucoup de tendresse pour cette fille qui avait cette qualité qui en tous temps m’a séduit : de l’humour.

Je tombe sur une autre Valérie (à l’époque il y en avait au moins 2 par classe), la bombe de la 4e4 qui ne m’aurait pas même adressé la parole et qui est tout à coup tombé sous mon charme le jour où son mec a préféré mêler sa salive à celle de ma copine. Ça m’allait, je ne perdais pas au change. Elle se laissait peloter Valérie. Je découvre que quelques couples formés au lycée sont toujours ensemble aujourd’hui. Demandez à n’importe quelle personne, il y a 99% de chances qu’elle trouve ça beau ces amours de jeunesse. Moi je trouve ça triste. Et ce n’est vraiment pas de la jalousie.

(Note à moi-même : penser à enfin prendre rendez-vous chez ce psy)

Mon cœur s’accélère lorsque je tombe sur le nom que je recherchais. Anne-Sophie, la première fille dont je sois tombé amoureux, la première femme que j’ai vu nue dans les vestiaires de la piscine municipale, la première à être l’héroïne de mes rêveries érotiques nocturnes. Celle qui m’aimait bien mais préférait les fils à papa. Le visage a un peu grossi mais elle a gardé ses jolies joues roses qui faisaient mon bonheur. Elle est toujours aussi belle. Elle vit désormais à l’autre bout de la France, mettant prématurément un terme à cette idée de la contacter pour enfin baiser mon amour de jeunesse qui traverse mon esprit malade.

(Note à moi-même : définitivement penser à prendre rendez-vous chez le psy)

Le sentiment de nausée mêlé de spleen est adouci par quelques jolis souvenirs qui remontent à la surface. Je prends la (sage) décision de supprimer ma fiche et d’éteindre l’ordinateur. Un bon jogging avec du gros son dans les oreilles me fera le plus grand bien.

mardi 30 septembre 2008

Sodomie pour tous (même les normands)

Je vous vois trépigner d’impatience. Vous vous demandez si oui ou non, bordel de merde, je me suis fait sodomiser.

Alors oui je dois le dire, lorsque j’apprends que notre bien aimé chef du gouvernement, celui-là même qui n’a de cesse de nous demander de mettre la main à la poche et de nous montrer écologiquement responsables, loue aux frais du contribuable un jet privé pour rejoindre Paris depuis sa résidence sarthoise alors que cela ne demande qu’une heure en TGV, j’ai le sentiment de me faire enculer.

Comment ça c’est une réponse de normand ?

jeudi 25 septembre 2008

Qu'auriez-vous fait à ma place ?

vendredi 12 septembre 2008

Vendredi matin

Il pleut des cordes.
Je n’ai pas eu de pipe ce matin.
Les routes sont encombrées et le prix du carburant n’a toujours pas baissé.
La femme chocolat n’existe pas.
Mon boulot est devenu plus ennuyeux qu’un épisode de Desperate Housewives.
Ma petite brune est indisposée.
Benoit XVI vient nous vendre sa poudre de perlimpinpin réactionnaire.
Bukowski est toujours décédé.
Mon meilleur ami est à ramasser à la petite cuillère.
Les français n’aiment toujours pas la musique.
Raymond Domenech est toujours en poste.
J’ai une couille plus petite que l’autre.
Il faut trois mois pour un rendez-vous chez le dentiste.
L’amour est mort.

Mais tout va bien, le CAC 40 était à la hausse ce matin.

jeudi 11 septembre 2008

Mademoiselle, puisque je n'ai pas été clair...

Je vous lécherais bien la chatte

lundi 8 septembre 2008

Mise au point

Je tiens à tordre le cou à la rumeur et le dis bien fort : je ne suis pas le père de l'enfant de Rachida Dati.

vendredi 5 septembre 2008

Jeune et con (ou comment j’ai raté mon entrée en libertinage)

Un samedi de mars à la fin des années 90.

J'ai rencontré Linda sur un site de rencontres coquines à une époque où, Internet ne s’étant pas encore réellement démocratisé, les rapports sont relativement simples, courtois et sans prise de tête. Deux trois échanges rapides et elle me laisse son numéro de téléphone portable. Le courant passe instantanément. Je suis charmé par la douceur sensuelle de sa voix et son sens de l'humour plutôt acéré et décalé. Nous convenons d'un rendez-vous le soir même dans un bar d'une petite ville de province à une trentaine de kilomètres de chez moi.

A l’époque ma vie amoureuse et sexuelle n’est pas folichonne. Je sors d’une histoire un peu compliquée puisque quasiment platonique avec une amie de fac dont je suis tombé (fou) amoureux, suivie d’une relation houleuse avec une eurasienne superbe mais caractérielle et manipulatrice. On peut dire que je suis moralement blessé. J’ai de temps à autres quelques histoires qui ne durent rarement plus que quelques jours, et le plus souvent des aventures d’une nuit. Sexuellement je tire des coups, rien de plus. Je comprends très vite tout le parti qu’il y a à tirer d’Internet en matière de consommation sexuelle.

Lorsqu’elle fait son entrée dans le bar, roulant du cul de façon totalement provocante dans sa jupe écossaise, la bande de poivrots au comptoir se retourne à son passage. La jalousie est lisible sur leurs visages lorsqu’elle s’assoit à la table de ce jeune type quelconque : moi. Probable qu’ils la traitent de salope (voire pire) entre leurs moustaches. Moi je ne suis pas peu fier. J’ai toujours trouvé qu’une mauvaise réputation donnait à une femme un charme fou. Et puis il faut dire qu'elle est sacrément bandante. Quelques rondeurs là où il faut, de jolies jambes et une poitrine généreuse dont il est difficile de détourner le regard. Des yeux verts joueurs sur un visage parfait, blanc et laiteux. Je tombe en quelques secondes sous le charme de cette jeune excentrique qui n’a pas encore fêté ses 20 ans. Un vrai coup de foudre. Le dernier de mon existence.

Comme souvent alors devant une femme qui m’attire, je me sens totalement minable et désarmé. Nous échangeons quelques banalités probablement très ennuyeuses. Elle ne doit pas reconnaitre le type avec lequel elle a eu une conversation enflammée quelques heures plus tôt. Pourtant elle ne semble pas regretter d’être là. Elle met fin à ma drague laborieuse en m'expliquant yeux dans les yeux, et suffisamment fort pour que tout le bar en soit témoin, qu'elle n’est là que pour le cul et que si je suis d’accord il y a un hôtel sympa pas très loin de là.

Je suis bluffé par sa franchise. Elle me raconte avec force détails son mode de vie hédoniste, cette philosophie (dont je ne connais que quelques bribes) qu’est le libertinage. Même si à l’époque j’ai lu Sade et quelques classiques de la littérature coquine, c’est un monde nouveau qui s’ouvre à moi. Et bien sûr attise ma curiosité. Moi qui ai souffert toute mon adolescence et une partie de ma jeunesse de ne pas suffisamment oser, je tombe sur le cul lorsqu’elle me raconte comment elle a fêté ses 18 ans en baisant quasiment tous les hommes d'un club échangiste allemand lors d'un stage en Bavière. Je devrais être choqué et dégoûté et je ne le suis pas. Je crois même que je l’admire. Je me prends toute ma médiocrité de jeune homme timide à la gueule.

Nous louons une chambre dans un hôtel un peu cheap situé en périphérie de la ville. Sur le chemin nous nous découvrons pas mal d’affinités. Mais cette fille (et son expérience) m'impressionne et lorsque nous franchissons le pas de la porte la crainte se mêle à l’excitation. Finalement tout se passe à merveille. Elle ose même sans prévenir me glisser un doigt dans le cul pendant qu’elle me suce. Plaisir nouveau pour moi. Nous nous réveillons plusieurs fois dans la nuit pour baiser.

Nous passons la journée de dimanche à baiser à l'hôtel, à écouter les Pixies et Sonic Youth en fumant des joints dans ma voiture, à baiser en voiture, sur des parkings et des terrains vagues. Une journée merveilleuse. Nous passons la soirée et une bonne partie de la nuit à refaire le monde. Sans baiser. Lorsque je la dépose chez elle au petit matin avant d’aller bosser, j’ai la certitude d’être amoureux de cette fille.

Rendez-vous le mardi soir dans le bar où nous nous sommes rencontrés. Je m’y rends le cœur léger. Mes ardeurs sont vite refroidies. Nous ne nous sommes rien promis l’un à l’autre et je connais son mode de vie mais lorsqu’elle me désigne un type, la quarantaine bedonnante, avec lequel elle me dit avoir passé la nuit précédente, insistant sur le plaisir qu’elle a ressenti lorsqu’il l’a maladroitement pénétrée avec ses gros doigts sales et râpeux, je me prends un uppercut en plein ventre. Ce n’est plus tard que j’ai compris que c’était sans doute un bobard destiné à me tester. Le monde qui nous sépare, l’avance qu’elle a sur moi, étalés devant nos yeux. Confronté à ma vile jalousie, à ma possessivité, il s’avère qu’à aucun moment je n’envisage que le libertinage nous pourrions aussi le vivre à deux.

Je réussis tout de même à prendre sur moi et nous passons finalement un agréable moment dans la voiture à fumer et délirer au son des Breeders. Je lui propose de louer une chambre mais elle préfère que je la ramène chez elle. Je me gare sur le trottoir juste en face de chez ses parents. Elle déboutonne mon jean et me suce. Lorsque je jouis elle me roule une pelle la bouche encore pleine de mon sperme. Elle rit devant ma mine dégoutée. Je l’embrasse à pleine bouche. Pour la première fois de ma vie j’ai l’impression (galvanisante) que je serais prêt à tout pour une femme.

Sur la route du retour je me repasse le film de la soirée. J’accuse le coup de sa polygamie revendiquée que je me sais incapable de gérer. Suffisamment lucide pour réaliser que je n’ai pas les épaules pour me lancer dans une relation qui va encore me faire souffrir, incapable que je suis de l’aimer pour ce qu’elle est et aime, je décide de mettre fin à notre histoire. Lucide mais lâche. Je la « largue » le lendemain par texto.

Je n’ai plus de nouvelles de Linda pendant une semaine. Une semaine de tergiversions, de remords, de douleurs au ventre. Jusqu’à ce qu’un soir elle m’appelle en larmes. Elle me dit avoir déconné, être allée trop loin, tenir à moi et vouloir une relation plus « classique ». Je crois voir une issue de secours. J’apprendrai un peu plus tard qu’elle est entre temps tombée sur un maitre SM particulièrement sadique qui est allé bien plus loin qu’elle ne pouvait l’accepter et le supporter, la bouleversant profondément.

Nouveau rendez-vous le lendemain. La soirée se passe à merveille. Jusqu’à ce qu’au restaurant elle s’absente et passe une demi-heure au téléphone avec un amant (que je soupçonne être le maitre SM), me plantant comme un con devant mon assiette. Lorsqu’elle me rejoint à table, je me lève sans dire un mot et pars. Elle ne dit un mot, ne me retient pas. Les semaines passent et je pense toujours à elle. Un soir de déprime alcoolisée je décide de l’appeler. Je laisse un, deux, trois messages sur son répondeur. L’idée qu’elle puisse être en train de baiser m’est insupportable. Je plonge vers le néant.

Le lendemain elle m’envoie un mail très bref pour me dire à quel point je suis pathétique et à quel point elle est heureuse avec l’homme qu’elle vient de rencontrer. Trois jours plus tard je rencontre une jeune fille avec laquelle je passe les cinq années suivantes.

Aussi douloureuse qu’ait été cette aventure à l’époque, et aussi immature qu’ait été ma façon de la gérer, celle-ci aura été pour moi un déclic. Un déclic à retardement, une brèche ouverte dans laquelle je m’engouffrerai quelques années plus tard. Car si dès l’adolescence j’ai été attiré par le pluralisme (mes rêves érotiques d’adolescents mettaient souvent en scène des parties à trois voire plus), il m’a fallu du temps pour que l’idée fasse son chemin, pour gagner en assurance, et pour enfin dépasser les concepts de fidélité et de jalousie.

Merci à toi Linda. J’aurais aimé que la vie nous fasse nous rencontrer à un autre moment.

mercredi 3 septembre 2008

Un instant de vie

Jean et string aux chevilles, tel un garçon, elle se masturbe dans le silence de son grand bureau vide. Un doigt sur le clito, l'autre caressant l'entrée de son sexe, elle atteint l'orgasme en imaginant leurs fouteries forcément magnifiques.

Pendant que ses collègues s'activent sur leurs claviers, il bande derrière son écran au récit impudique de ses plaisirs solitaires, rêvassant à ses cuisses ouvertes et ses doigts pleins de cyprine prenant possession de sa bouche.

mardi 2 septembre 2008

Réflexion diurne

Je me demande parfois si je suis bien l'homme qu'il me faut.

samedi 30 août 2008

Réflexion nocturne

Le club libertin est le seul endroit où dans les toilettes des hommes votre voisin ne jette pas un coup d'oeil (plus ou moins) discret pour comparer son engin au votre.

jeudi 28 août 2008

C'est beau une ville la nuit

La ville est aussi belle que de jour et la nuit est d’une agréable douceur. Nous regagnons notre chambre d’hôtel quelque peu éméchés après quelques caipirinhas sirotées sur la terrasse d’un bar diffusant une musique afro-caribéenne muy caliente. Nous empruntons des ruelles étroites, propres aux villes méditerranéennes. Des ruelles malheureusement pas aussi désertes que nous le souhaiterions. Nous trouvons finalement abri sous un porche, presque à l’abri des regards. Nous devons malheureusement prendre la fuite, incommodés par une terrible odeur de pisse. Dommage…

Dans l’ascenseur elle saisit ma main qu’elle glisse entre ses cuisses. Nos bouches joueuses se dévorent pendant que mes doigts caressent son bouton. Ses lèvres ont encore le goût de sucre et de citron vert. Life can be so sweet.

Joueuse et impatiente, elle me caresse l’entre-jambe pendant que je cherche la clé de la chambre que bien sûr je m’efforce de ne pas trouver. L’excitation est si forte que nous aurions sans doute baisé dans le couloir si nous n’avions été dérangés par l’arrivée bruyante de trois jeunes anglaises ivres, buvant du vin au goulot et franchement ridicules dans leurs robes de soirées et chaussures à talons qui me font penser à une version adolescente des héroïnes d’Absolutely Fabulous.

Me reviens soudain l’image de cette jeune anglaise d’une beauté absolument stupéfiante, croisée un soir dans les rues de Brighton en train de vomir dans le caniveau, à moitié nue en plein mois de janvier et tenant à peine debout, qui m’avait balancé un « do you want to shag me ? » qui m’avait fendu le cœur. Je glisse la carte dans la serrure électronique, et nous nous engouffrons dans la chambre.

A peine ai-je le temps de refermer la porte qu’elle me plaque contre le mur, déboutonne mon jean et avale ma queue. Je ferme les yeux et m’abandonne totalement à ses lèvres et sa langue qui savent à merveille m’amener vers de vertigineux plaisirs. Ma petite brune a un don pour se jouer de mon plaisir et me maintenir dans un état de frustration absolument délicieux.

Nous nous débarrassons de nos quelques vêtements superflus lorsque me vient une charmante inspiration. Notre chambre est idéalement située, à l’angle de deux rues animées et fréquentées sur lesquelles une grande baie vitrée nous offre une vue magnifique. J’ouvre les rideaux et l’attire à moi. « Mais tu es fou » me dit-elle. Je la plaque contre vitre et la pénètre par derrière avant qu’elle n’ait le temps de réagir. Nous dominons une foule clairsemée de touristes et promeneurs et offrons une vue insolite aux habitants d’un immeuble en vis-à-vis. Une jolie carte postale.


lundi 25 août 2008

En direct de Beijing

Comme pour la cérémonie d'ouverture deux semaines plus tôt les chinois ont fait les choses en grand(iose). Le spectacle est superbe, à l'image de l’aventure humaine que viennent de vivre quelques milliers d'athlètes. A peine la cérémonie est-elle entachée, l’espace de quelques (interminables) minutes de l'effroyable ringardise de nos voisins britanniques et leur chorale de culs bénis. De quoi nous faire craindre le pire pour les jeux de Londres.

Après des mois et des mois de sacrifices, nos amis sportifs peuvent enfin relâcher la pression. Et ils ne s'en privent pas. Défilé de visages radieux, danses improvisées, embrassades, accolades et poignées de main... Le plaisir de ces jeunes gens à participer tous ensemble à cette fête crève l'écran.

La caméra s’attarde sur la délégation française et plus particulièrement sur un jeune homme et une jeune femme qui se jettent dans les bras l'un de l'autre, s'embrassent et s'étreignent fougueusement, sans doute boostés par le climat d'euphorie généralisée (et des semaines de sexualité ralentie). Joie des retrouvailles. Pendant de longues secondes ils sont seuls au monde parmi la foule. Une image magnifique qui de façon assez inexplicable crée la gêne des commentateurs de notre cher service public, soudain pris d'une étonnante crise pudibonderie. Long silence, puis l'un d'eux finit par lâcher cette phrase incroyable : "C'est bon, je les connais. Ils sont fiancés."

Je crois que l’on peut s’inquiéter encore longtemps du puritanisme hypocrite de nos chaines de télévision.

samedi 9 août 2008

Kinky part en vacances.

La valise est prête. Je déconnecte l'ordinateur. A bientôt...

vendredi 8 août 2008

Scoop

Je suis un clown

Surfin' safari

Je surfe de blog en blog. Du laid et du beau. Du cru et du raffiné. De l'insipide et du troublant. Des éclats de rire embarrassés. Et des petites pépites qui me foutent la honte avec mes petites bêtises maladroites.

mardi 5 août 2008

Kinky est d'humeur joueuse

Est-ce un effet secondaire de la douceur estivale ? Toujours est-il que je suis d'humeur joueuse en ce moment. Le jeu que je vous propose est simple (et pas très novateur). Je vous autorise à me poser une question à laquelle je répondrai sans détour. En contrepartie, je vous poserai à mon tour une question à laquelle vous devrez répondre avec la même franchise.

Attention, je ne répondrai pas aux questions anonymes. Vous avez jusqu'à demain (mercredi) soir minuit.

vendredi 1 août 2008

Monsieur rêve

- Un jour je ferai une pause
- Un jour je serai capable de draguer une inconnue dans la rue
- Un jour je baiserai ma sirène parisienne
- Un jour je comprendrai les femmes
- Un jour je me perdrai dans les quartiers chauds de Tokyo
- Un jour je terminerai les textes que je commence
- Un jour je snifferai un rail de coke entre les fesses d’un mannequin anorexique
- Un jour j’aurai la nostalgie de mon avenir
- Un jour je trouverai ma domina
- Un jour j’accepterai de vieillir
- Un jour je vous montrerai ma bite
- Un jour je tournerai ma langue sept fois dans ma bouche avant de parler
- Un jour je tournerai ma langue sept fois dans ton cul avant de t’enculer
- Un jour je jetterai ce blog aux orties
- Un jour je goûterai ma première chatte africaine
- Un jour je tirerai un trait sur le passé
- Un jour je caresserai les seins de l’abricotière
- Un jour je serai capable d’ignorer vos commentaires
- Un jour je ferai tomber mes derniers tabous
- Un jour je n’aurai pas peur de l’amour

mercredi 30 juillet 2008

(Petits) joueurs

Des règles du jeu simples. Pas de pénétration. Pas d’artifices. Pas de sexe oral. Un véritable défi. Une délicieuse torture. Une utopie ?

Effleurements, effeuillage, caresses... Les corps se dénudent, frissonnent, s'apprivoisent et s’épousent. Nous prenons notre temps. Mains baladeuses et longues caresses sensuelles. Epidermes de plus en plus réactifs. Redécouverte de nos corps, de zones érogènes délaissées.

Les caresses deviennent plus aventureuses. Nos mains osent. La température monte, des frissons parcourent mon échine. Accélération du rythme cardiaque. Ses yeux se posent sur mon sexe en érection, moulé dans mon boxer devenu trop étroit. Aguicheuse, elle passe sa langue sur ses lèvres et me lance un regard plein de défi. J’adore…

Ma main s'attarde sur ses fesses. Du bout des doigts elle survole le sillon entre mes couilles, effleure ma verge et taquine mon gland à travers le tissu devenu seconde peau. Envie d’y sentir la douceur de sa langue. Une idée à vite oublier, nous avons scellé un pacte. Je promène mon index entre ses fesses, descendant jusqu'à la naissance de son sexe, remontant jusqu'à son petit trou... Des images pornographiques défilent dans mon cerveau en ébullition. J’ai une envie pulsionnelle d'un 69 obscène, de ma langue dans son cul. La privation devient de moins en moins supportable.

Elle me chevauche et le contact de ses seins chauds sur mon torse m’électrise. Elle se déhanche pour sentir mon pieu entre ses cuisses puis me mordille les tétons. Mon point faible. Je réplique immédiatement. Dent pour dent. Elle fait glisser mon boxer et se débarrasse de son string, frotte son sexe trempé contre ma queue turgescente. Le jeu dure de longues minutes, prenant une tournure franchement masochiste.

Je la sens à deux doigts de jouir. Je l'embrasse à pleine bouche et lui mordille la lèvre inférieure au moment de l’orgasme. Sa chatte dégouline sur mes couilles. Le liquide chaud coule entre mes fesses, caressant mon anus. Sensation divine. Pas de pénétration avons-nous dit. Dommage, je n’aurais pas été contre un doigt dans le cul.

Je la retourne, la plaque sur le ventre et avec son string lui attache les poignets aux barreaux du lit. Je lui écarte les cuisses et lui demande de se cambrer. Elle se plie volontiers, m’offrant sa croupe luisante et son entrée interdite. Je lui pince les fesses, les mords. Elle se tortille quand mes doigts visitent sa chatte et son cul. Quelques claques bien senties viennent rosir ses fesses rebondies. La tension érotique est insoutenable.

Son corps entier tremble lorsque je caresse son clito avec mon gland. Lorsqu’elle lâche un « prends-moi » suppliant, j’en oublie les règles de ce jeu qui nous a menés à ce divinement douloureux état de désir et la pénètre violemment.

- Excuse-moi j’ai oublié notre pacte
- Si tu ne l’avais pas fait je t’aurais coupé les couilles !

Pas très fiers d’avoir si rapidement cédé, nous nous sommes promis de recommencer. Et gare au premier qui craquera...

mardi 29 juillet 2008

Goodbye & Good Luck

- Le monsieur du couple : Et tu es bien membré ?
- Kinky : Non, pas spécialement
- Le monsieur du couple : Ah dommage…
- Kinky : …
- Le monsieur du couple : Madame ne veut que des tbm
- Kinky : On veut toujours ce qu’on n’a pas à la maison...
- Le monsieur du couple : Connard !

Qu’on se le dise

Il y a deux types d’hommes, ceux qui gardent leurs chaussettes dans une partouze et les autres.

lundi 28 juillet 2008

Les vacances de Mr Kinky (1ère partie)

Je viens d’avoir quatre ans. Je suis sous le charme d’une petite anglaise nommée Suzy. Sur la plage il y a des dizaines d’enfants de mon âge et pourtant je reviens invariablement vers cette fille qui ne comprend pas un mot de ce que je lui dis. Elle est mignonne Suzy. Jolie blonde aux yeux bleus. Quelque chose comme une Mariel Hemingway modèle enfant. Nous faisons des pâtés de sable, je l’invite sur mon bateau gonflable. On ne se comprend toujours pas et pourtant on rigole bien. Et puis un matin plus de Suzy. Pas plus le matin suivant. Première peine de cœur.

Eté de mes sept ans. Je joue les funambules, j’escalade les rochers pour atteindre la petite crique où quelques jolis bateaux viennent jeter l’encre pour la journée et où j’aime plonger. Je tombe sur deux femmes nues qui se sont isolées pour bronzer loin des regards. Je reste un moment à les regarder, fasciné et intrigué. Les jours suivants j’y emmène des copains. Bien sûr il n’y a personne et je passe pour un mytho. Mais j’ai des souvenirs plein la tête.

L’été de mes huit ans j’ai sympathisé avec un garçon de deux ans plus vieux que moi qui m’initie au baby-foot et me laisse regarder le magazine porno qu’il a planqué quelque part derrière la cabane des CRS chargés de surveiller la baignade. Les photos de ces créatures peu farouches ouvrant les cuisses sont une révélation. Il faut dire que dans mon imaginaire de petit garçon qui n’ose pas demander à sa mère comment on fait les bébés, le sexe des femmes se trouvait au milieu du pubis, caché derrière les poils. J’observe et reste circonspect devant ces sexes de femmes dont la complexité est effroyablement intimidante. De toute façon les filles m’intéressent bien moins que le football.

Je dois avoir 10 ans. On s’est arrêtés quelques jours dans la famille avant de descendre sur la côte provençale. On est toute une bande de gamins à jouer dans la grange. Un cousin parvient à convaincre la fille des voisins de nous montrer ce qu’il y a dans sa culotte. J’ai déjà vu celle de ma cousine, je ne suis pas impressionné. Je le suis plus par mon cousin qui n’hésite pas une seconde avant de se déboutonner. Je crois que je l’envie d'oser.

Eté de mes douze ans. Le réveil violent de mes hormones a lieu le jour de mon entrée au collège en voyant Virginie, la blonde pulpeuse de la 6ème7 qui porte toujours des sous-pulls hyper moulants. Avec un copain on essaie de draguer un peu sur la plage. Il est aussi timide que moi. Une catastrophe. La première pelle attendra. De toute façon aucune n’est aussi jolie que Virginie, mon amoureuse secrète qui préfère les garçons qui ont une mobylette.

Les choses se passent mieux l’année suivante. On est une super bande de potes. J’ai pris un peu d’assurance depuis qu’Isabelle, une belle redoublante de ma classe, m’a laissé glisser ma langue dans sa bouche, sans manifester le moindre signe de dégout. Cet été là je connais mon premier vrai amour de vacances. Sortez les violons. Je pratique avec beaucoup d’assuidité la masturbation que j’ai découvert quelques mois plus tôt, en m’imaginant me faire dépuceler par la mère de la fille qui me laisse parfois toucher ses seins. Ce fantasme d'une initiation par une femme mûre m'accompagnera un bon moment.

vendredi 25 juillet 2008

Conseil aux hommes

N'appellez jamais, ô grand jamais, une femme par le prénom d'une ex. Curieusement elle risque de mal le prendre.

jeudi 24 juillet 2008

Le post qui a failli avoir pour titre le jeu de mot le plus pourri de toute la blogosphère

Un restaurant en terrasse. Soleil couchant et douceur d’une nuit d’été. Gambas et chianti. Bêtises et rires complices. La belle s’amuse à me chauffer en me contant ses aventures saphiques d’adolescence. Cela fonctionne. Elle me connait...

Je lui souffle mon désir au creux de l’oreille.
- D’accord, me dit-elle, pleine de défi.
De retour à table elle pose le string devant moi sans la moindre gêne, ce qui fait halluciner la jeune femme de la table voisine et nous fait beaucoup rire.

Elle se déchausse et son pied vient caresser mon entrejambes qui se dresse aussitôt. C’est bon à savoir, le vin italien lui donne des audaces. Là maintenant, sur la table au milieu de cette foule inconnue, je ferais bien de son cul mon dessert.

Détour sur des chemins de traverses. Nous croisons des petits vieux qui promènent Médor et quelques couples en promenade amoureuse. Nous nous égarons vers les coins sombres. Je la plaque face contre un mur, relève sa jupe et caresse ses fesses nues et blanches.

Elle gémit lorsque je passe un doigt sur sa fente ouverte et humide. « Prends-moi vite », lâche-t-elle. En un temps record mon pantalon glisse sur mes chevilles et mon vit turgescent fait une entrée fracassante.

Nous reprenons le chemin de la maison, un sourire radieux aux lèvres, sa jupe souillée, faisant le compte des piqures d’insectes.

jeudi 19 juin 2008

...

Plein de choses à (vous) dire. Du croustillant, du graveleux et du décadent. Mais les mots sortent tout vilains en ce moment.

Patience donc.

mercredi 18 juin 2008

Give me a break

Un mail intitulé What a stupid face you have here. J'ai parfois du mal à comprendre à quelle notion marketing se plient les pollueurs de boites mail.

mardi 17 juin 2008

Esperando la ultima ola

Dans la salle il fait déjà très chaud. L’attente est grande et l’atmosphère électrique. Lorsque les lumières s’éteignent un mouvement de foule nous propulse vers l’avant. Puis retentissent les premières notes. Une véritable décharge électrique. Tel un seul homme le public crie, bondit et saute dans tous les sens. Du pur bonheur. A côté de moi une armoire à glace se fraye un chemin à coups d’épaule, exhortant ses amis à le suivre d’un «venez c’est que des gonzesses devant». Tout un poème.

Suite à nouveau mouvement de foule, je me retrouve propulsé malgré moi contre une jeune fille. Bien involontairement ma main vient se coller directement sur ses fesses. Une main au cul parfaite et franche. A ma grande surprise la demoiselle ne se retourne même pas et ne dit un mot. Décidément la musique adoucit les mœurs me dis-je. Je change d’avis lorsque notre ami poète en marcel moulant décide de tester sa virilité en propulsant de tout son cœur son quintal contre une pauvre jeune fille frêle pas vraiment en mesure d’encaisser le choc. La sanction est immédiate. Des types lui tombent dessus, au sens propre comme au figuré. Pas sûr que sa virilité en sorte indemne.

Sur scène le groupe maitrise plutôt bien son sujet, délivrant une musique puissante et redoutablement efficace malgré une acoustique très moyenne. Epuiser les corps avant de ravir l’âme. Un truc de vieux routiers de la scène. Peu à peu les corps en sueur entrent en transe, se frôlent involontairement et dansent à l’unisson. A plusieurs reprises la jeune fille vient se coller contre moi plus ou moins involontairement. Je lui donne 18 ans, 19 tout au plus. Une nana bien foutue avec un beau petit cul de son âge, un visage assez banal, un petit air de Catherine Keener non dénué de charme.

Après une petite heure pied au plancher, les musiciens ralentissent le tempo pour faire place à des compositions tout en sensualité et en nuances. Les pogoteurs partent soigner leurs bosses. L’atmosphère se féminise et s’érotise peu à peu. La chaleur étouffante et la forte odeur d’herbe n’y sont pas étrangères. Ma petite allumeuse se retrouve une nouvelle fois à se trémousser contre moi, ses fesses caressant régulièrement mon bas ventre qui ne reste pas insensible. Puis la musique s’accélère à nouveau et elle est emportée par un mouvement de foule. Elle tente plusieurs fois de remonter le courant pour se rapprocher, jetant régulièrement un regard discret pour évaluer ma position. Plus de doute possible, la petite est joueuse. Un ami qui a repéré le manège est hilare. Commence un jeu du chat et de la souris.

Au milieu de cette foule compacte, ses petites fesses fermes se trémoussent discrètement contre le haut de ma cuisse. Des petits mouvements discrets, de bas en haut, qui commencent à sérieusement m’exciter. Nous n’échangeons aucune parole, aucun regard, aucune caresse. Ce qui ajoute au charme de la situation. Juste les caresses de son cul dont je cerne de plus en plus précisément la géographie et les nuances, se frottant le long de ma cuisse, effleurant parfois ma queue qui durcit peu à peu et me faisant frissonner sur tout le corps. Je frôle le détournement d’à peine majeure avec cette fille que je n’aurais même pas regardé dans la rue. Et c’est bien ce qui me fait bander.

Le jeu dure ainsi de longues minutes dans un corps à corps sensuel, rythmé par les chaloupements des rythmes latins, sans que personne ne semble remarquer notre jeu. Il y a quelque chose de terriblement excitant dans cette fusion secrète, cette intimité en public, cette innocence affichée sur son visage contredisant l’audace de ses déhanchements. Sa tenue, un jean hyper-serré, m’interdit toute intrusion discrète et c’est mieux ainsi, malgré mon envie pulsionnelle de lui glisser un doigt dans le cul. Cette deuxième peau est si moulante que se frottant contre moi elle est presque nue. Nos corps deviennent si fusionnels, nos caresses se font si impudiques que dans nos contacts je crois deviner les moindres nuances de son sexe, de son petit trou que je m’imagine baiser sauvagement. Une incroyable expérience tactile.

Elle sursaute lorsque ma main se pose sur sa hanche dénudée par ses déhanchements. J’enroule mon bras autour de sa taille et la presse contre mon sexe dont la turgescence trahit mon envie de la prendre dans l’instant. Fixant toujours la scène elle se cambre légèrement lorsque ma main caresse ses fesses et s’aventure vers son entrecuisse dont je sens la chaleur moite à travers l’infranchissable frontière de tissu. Mes doigts caressent lentement la zone entre son sexe et son anus. Nous sommes proches du climax lorsque la musique s’arrête soudain et que le groupe quitte la scène pour un court répit bien mérité. Avant que nous n’ayons le temps d’improviser quoi que ce soit, elle se fait embarquer par un groupe d’amies dont elle s’était éloignée au gré des mouvements de foule. Adieu lubrique inconnue. Retour à la musique.

Quand au bout de 3 heures de concert et une demi-douzaine de rappels, à court de répertoire, Manu se propose de chanter quelques chansons en français, il nous fait quasiment tout Sibérie m’était contée. Une générosité totale. Un moment de grâce. Lorsqu’il chante ces mots d’une noirceur terrible, c’est un uppercut au plexus.

Ce soir je vais te tromper
J'en pleure de rage les yeux crevés
Ce soir je vais tout quitter
Oublier l'amour me laisser aller
Je m'en vais boire, boire et reboire,
Je prendrais la première qui viens
Pour lui faire l'amour dans le noir
La rage au ventre les yeux fermés...

Après une Xième ovation, les musiciens quittent la scène. Les pogoteurs hyper-testostéronés sont depuis longtemps rentrés chez leur maman. Ma généreuse du cul a déserté et mes envies sont retombées. Jusqu’au moment où, de retour à la maison, je me glisse sous les draps et me colle contre le corps chaud de ma belle brune.

vendredi 13 juin 2008

Good music makes good people

Hier soir, à l'heure des navrantes fictions, des débats ennuyeux et des gags de pétomane de Cauet, une chaine de télévision publique belge diffusait l’impensable sur une chaine française grand public : un remarquable concert de Radiohead. Alors c’est décidé, dès demain je demande l’asile politique. En plus il y a des lieux de luxure à tous les coins de rue.

mardi 10 juin 2008

Nostalgie

Je me demande parfois ce qu'elle devient ma petite bloggeuse du sud...

lundi 9 juin 2008

Cri primal

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

Pff, ça marche pas.

vendredi 6 juin 2008

Oedipe Purple

Petit message à tous ces hommes qui fantasment sur le fait de coucher avec leur génitrice et qui débarquent sur mon blog, je ne sais comment ni dans quel but : la psychothérapie peut faire des miracles ;-)

lundi 2 juin 2008

Crazy crazy world

Je n’ai pas pu résister à l’envie de partager l’info. Dimanche 25 Mai eut lieu à San Francisco un événement pour le moins étonnant : le masturbate-a-thon 2008 (un marathon de la masturbation pour ceux qui rêvassaient pendant les cours d’anglais). Au cours de cette réunion des plus grands branleurs mondiaux, les spectateurs ont pu assister à quelques records qui s’annoncent dur à battre. Ainsi un homme adepte du tantrisme a réussi l’exploit de se masturber et jouir 31 fois dans la journée. Une jeune masseuse de 28 ans s’est masturbé avec divers sex-toys vibrants pendant 7 heures, atteignant l’orgasme en moyenne "une fois par heure" a-t-elle précisé. Deux japonais ont quant à eux battu un record en se masturbant chacun pendant 8 heures et 40 minutes sans éjaculer, utilisant un vagin masturbateur dont ils étaient venus faire la promotion.

Voilà qui force le respect. Mais reste à trouver la finalité de tout ceci...

Subtil éloge de l'enculade

Tout obsédé du cul que je suis, je me suis peu à peu détourné d’une littérature érotique contemporaine qui trop souvent manque de sève et de style. Et puis un soir pluvieux, flânant sans but dans les rayons de mon supermarché de la culture favori, je me suis (pour une fois) laissé convaincre par la 4ème de couverture. Ma reddition de Toni Bentley est le vibrant hommage à la sodomie d’une femme (narcissique) qui vécut une révélation quasi mystique le jour où une queue la visita par le cul pour la 1ère fois. C’est brillant, concis et chaudement recommandé.

"Pénétrer un cul, c'est pénétrer dans un passage qui n'a pas de fin. C’est la sortie vers l'infini. La petite porte de la liberté" - Toni Bentley

mercredi 28 mai 2008

Self Portrait # 4

Le 69ème post ça se fête, non ?


mardi 27 mai 2008

La salle d'attente

Je l'observe du coin de l'œil depuis quelques minutes, séduit par son élégance et sa beauté froide mais également agacé par son laxisme face au vacarme incessant auquel nous exposent ses deux petites terreurs. Lorsqu’elle menace le plus turbulent de "lui donner la fessée devant tout le monde", la menace se révèle des plus efficaces puisque le petit garçon s’assoit aussitôt et se tait. Je ne peux m’empêcher de sourire en réalisant que ce qui terrifie un petit garçon de cinq ravirait le trentenaire que je suis.


vendredi 23 mai 2008

Kinky capture Cali Rise

Vous connaissez probablement Cali Rise et ses "divagations" érotiques troublantes et hautement addictives qui font de son site Impudique un incontournable du genre. Cali m’a proposé de répondre à un petit questionnaire ludique auquel je me suis soumis de bonne grâce et accessible ici.

J’ai eu envie de lui soumettre à mon tour quelques questions idiotes auxquelles elle a bien voulu répondre. Magnéto Serge !


Si vous me racontiez votre dernière fois ?
Je l’ai portée à ma bouche avec lenteur. J’en ai aspiré l’odeur avec délectation. Après plusieurs longues minutes que j’ai aimé faire durer, j’ai écrasé ma cigarette mentholée dans le cendrier. Et froissé le paquet vide avant de tout jeter. Sauf le cendrier.

Maitriser la langue, est-ce si important ?
Je voue une admiration sans borne aux personnes capables de passer d’une langue à l’autre en une fraction de secondes. Mais il existe toujours un moyen de se faire comprendre…

Qu’est-ce qui est le plus troublant, rougir de ce que l’on vient d’écrire ou être émoustillé(e) en lisant les mots d’un(e) autre ?
Rougir en lisant les mots ses mots.

La taille, ça compte ?
Pour les rosiers, c’est très important. Pour les jardiniers qui s’occupent de jardins à la française aussi. Quant à moi, je ne supporte pas une mine de crayon mal taillée. Une belle taille, c’est aussi plus facile pour ajuster son trait, non ?

Quel est pour vous le comble de l’impudeur ?
Montrer son cul à une foule composée d’aveugles manchots.

D’après un sondage récent, 48% des Françaises atteindraient l’orgasme à chaque rapport. Mythomanes nos compatriotes ?
Encore un sondage fait par des phallocrates qui se prétendent de merveilleux amants, vous croyez ? Je ne me préoccupe pas de la jouissance de ma voisine mais une femme est multi-orgasmique.

Qu’évoque pour vous l’expression « garde à vous » ?
Buckingham Palace et sa garde royale. Le « Si je t’aime, prends garde à toi ! » de la Carmen de Bizet.

Qu’est ce qui est pire selon vous, se faire traiter de salope ou de mal baisée ?
Tout dépend qui prononce ces mots et à quel instant, non ? Le mot salope peut être un compliment et devenir un regret s’il est exprimé sur un ton vif. Pour baiser, il faut normalement être deux. Vous me suivez ? Alors qu’un ex-amant croit insulter son ex-maîtresse en la traitant de mal-baisée me fait sourire. Beaucoup même.

Est-il interdit d’interdire ?
Tout autoriser serait totalement idiot.

Qu’est-ce qu’un bon coup pour vous ?
Je n’y connais rien en boxe… En sexe, je dirais que c’est un homme animal et sensuel, capable de vivre son côté masculin et féminin sans aucun tabou, un amant attentif à la moindre respiration, au moindre regard et au moindre geste, capable de baiser ou faire l’amour pendant plusieurs heures en entraînant sa partenaire dans sa danse charnelle. Généralement, l’un comme l’autre mettent des heures à redescendre sur terre.

69, année érotique. 2008, année… ?
Que voulez-vous que je fasse avec ce nombre ? 96 aurait pu signifier l’hôtel du cul tourné renversé. Mais 2008…

Qu’est-ce qui est le plus cruel selon vous, un amour impossible ou un amour qui se meurt ?
Je ne vois nulle cruauté. Un amour impossible engendrera toujours un espoir fou. Quant à un amour qui se meurt, c’est dans l’ordre des choses. Seuls les poètes croient à l’éternel amour. Et encore.

La masturbation rend sourd, l’amour rend aveugle… la nature ne nous incite-t-elle pas à être volage ?
Ou à acheter le plus vite possible un Sonotone et à se faire greffer des cornées ?

Qu’est-ce qui est le plus séduisant, un jeu de mot savoureux ou un beau jeu de jambes ?
Je ne fréquente pas de footballeur mais un bel homme intelligent capable de me faire rire par son sens de la repartie ou de me clouer le bec, j’aime beaucoup.

Quelque chose à ajouter ?
Après que vous m’avez soustrait ces réponses ?

jeudi 22 mai 2008

I guess

J’ai relu mes anciens blogs. C’est comme s’ils avaient été écrits par un étranger. C’est sans doute bon signe.

mercredi 21 mai 2008

Passé (re)composé

Nos regards se sont croisés furtivement. Suffisamment pour attirer mon attention. Comme une évidence. Tu as souri et tu t’es frayée un chemin parmi la foule d’hommes pour mieux jouir du spectacle. Nous nous sommes souris puis ton homme t’a pris la main pour t’emmener vers d’autres plaisirs. Mais je me suis fixé comme objectif de la soirée de retrouver ta trace.

J’avais laissé la miss qui m’accompagnait entre les mains expertes d’un jeune homme musclé et me prélassais sous la douche lorsque nos yeux se sont croisés de nouveaux. Toutes les douches étant occupées, tu as profité que ton mari se lance dans une discussion avec un couple d’amis pour t’inviter sous ma douche. « Merci pour le spectacle tout à l’heure » m’as-tu glissé. Nous nous sommes effleurés, caressés… Puis ton homme est arrivé, je lui ai cédé ma place.

Je me séchais quand j’ai senti le doux contact d’une main sur mes fesses. Je me suis retourné, tu t’es agenouillée encore toute mouillée, et tu as pris mon sexe en bouche. Peu à peu il a repris vigueur au contact de te langue joueuse. De temps en temps, les gens de passage lâchaient un "c’est chaud ici !" ou un "oh la gourmande !".

Ton mari nous a rejoints, un sourire aux lèvres, visiblement fier de l’audace de cette incorrigible coquine qu’il s’est choisi comme femme. Il t’a présenté son chibre au garde à vous. Tu t’es régalée à nous sucer alternativement. Puis il a fini par lâcher un "allons-y chérie, ils nous attendent" qui a mis fin à mes espoirs de t’enculer.

Ce n’est que lorsque que tu t’es éloignée dans le couloir que mon esprit a fait tilt. Annabelle B. La petite brune timide de 4ème B. A l’époque ton petit cul admirablement moulé dans son 501 m’avait fait tourner la tête des mois durant.

Life’s funny sometimes.

mardi 20 mai 2008

The unbelievable truth

Le problème avec les femmes ce n’est pas tant leur besoin récurrent de “parler” et “de faire le point” mais bien le fait que dans 99% des cas elles ne soient pas prêtes pour la conversation cartes sur table qu’elles appellent de leurs vœux.

mercredi 14 mai 2008

Parental Advisory

Conseil aux jeunes parents : à noël plutôt qu’une poupée, offrez à votre petite fille une boite de legos®. Vous lui épargnerez peut-être ce curieux syndrome dont souffrent tant de jeunes femmes : le besoin de "construire quelque chose".

lundi 28 avril 2008

Tu ne t'appelles pas Fernande et pourtant...

C'est si loin déjà... et pourtant si frais dans ma mémoire. La rencontre fût belle. Nous avons pris notre temps. Nous avons été de bons amants. Complices, généreux, aventureux et insatiables.

Me reviennent en mémoire, comme un tourbillon, nos premiers effleurements timides, le parfum de tes baisers, la texture de ta peau si réactive à mes caresses, tes petits seins fiers aux pointes délicates, ta chute de reins vertigineuse, tes mains caressant mon corps nu, les saveurs troublantes et grisantes de ton intimité, la géographie de ton sexe, l’élasticité accueillante de ton anus...

Je bande en repensant à la sensation de tes lèvres enserrant ma queue, de ta langue caressant mon gland gonflé de désir... Je bande à l'idée de croquer tes fesses délicieuses... Je bande en songeant à ma langue caressant ton clito, à ta main caressant ma nuque… Je bande à l'idée de nous regarder dans le miroir… Je bande à l’idée de baiser ton cul... Je bande à l'idée d'avoir les audaces que je n'ai pas eues...

Si loin déjà. Trop loin. Remettons ça.

jeudi 24 avril 2008

On se connait ?

C’est devenu une petite habitude, courante parait-il chez le bloggeur narcissique. Le matin en arrivant au boulot, juste après avoir salué mes collègues, bu le jus de chaussette qui nous sert de café en matant le cul de la secrétaire qui s’épaissit harmonieusement et trié mes mails, je consulte les statistiques de fréquentation de mon blog.

Des fonctionnalités offertes par mon logiciel de stat se dégagent quelques informations anecdotiques mais pas inintéressantes :

- Un peu plus de 44% des visites sur Tout le plaisir est pour moi proviennent directement de blogs « amis ». Depuis le 1er janvier 2008, le blog qui m’apporte le plus de visites est celui d’Elly, devant X-Addict et A@T. A noter une belle percée de Lilou ces dernières semaines.

- Un quart de mes lecteurs utilisent Firefox comme navigateur. Ce qui signifie qu’un lecteur sur quatre seulement voit mon blog sous son meilleur profil.

- Sans surprise, l’immense majorité des visiteurs proviennent de France et de Belgique. Et plus étonnant, d’Allemagne. Ce qui me froisse un peu en raison de ma germanophobie rampante, née malgré moi lors de la demi-finale de coupe du monde 82.

- Logiquement, une grosse partie de mon lectorat français habite en Ile de France. La province d’Ontario au Canada semble elle aussi particulièrement friande de coquineries.

- Un pourcentage non négligeable des petits cochons qui accèdent à mon blog en frappant des cochoncetés dans un moteur de recherche (pour ne pas faire de pub à Google) sont issus de pays que l’on imagine plutôt répressifs en matière de pornographie (Chine, Emirats Arabes Unis, Arabie Saoudite…)

Mais ce qui me détend plus que tout et m’offre quelques bonnes crises de rire, c’est la liste des mots-clés par lesquels les internautes de passage sont arrivés sur mon blog. Ils en disent si long et révèlent un lectorat on ne peut plus hétéroclite.

Il y a ceux qui jugent ce blog à sa juste valeur ("histoires pour se branler", "blog pour se branler"…) et ceux qui me confondent avec les pages jaunes ("étudiante 18 ans à baiser dans ascenseur", "adresses pour se branler ensemble"…), Gala ("Laurence Ferrari vit-elle seule") ou une célèbre encyclopédie en ligne ("quel fruit donne des envies sex").

Il y a des extra-terrestres ("Alain Juppé sexe symbole"), des étudiants en psycho ("personnalité de l’échangiste"), des mal baisées ("jeune fille voudrait avoir le plaisir du sexe"), des apprentis branleurs ("technique pour se branler dans le bain", "l’art de se branler"…), des gérontophiles ("récit de vieux sodomisé"), des philosophes en herbe ("le plaisir est dans l’attente"), des pervers ("je matte ma mère qui se déshabille elle me sourit").

Il y a des fétichistes ("hommes qui se branlent sur les vitres"), des femmes qui doutent de leur potentiel érotique ("pourquoi les hommes amoureux se branlent"), des hommes généreux ("échangeons nos femmes"), des traqueurs de double personnalité ("combien sont les kinky"), des gentils organisateurs ("rechercher participants pour partouze", "organisation d’une soirée baise").

Et peut-être …

PS : J'ai fait le choix de conserver les fautes d'orthographes d'origine.

jeudi 10 avril 2008

She said...

"Je ne porte pas de culotte".

C'est fou comme quelques mots, susurrés au bon moment au creux de l'oreille, peuvent changer le cours d'une soirée.

mardi 1 avril 2008

Irresponsable

Motivé par des envies de corps inconnus, je me connecte sur un site d’annonces libertines bien connu qui m’a déjà offert quelques joyeux moments de luxure. Consultation des nouveaux profils. Habituel défilement de gros plans gynécologiques, fautes d’orthographes, intégristes anti-poils, fantasmeurs et fétichistes en tous genres.

Jusqu’à ce que je tombe sur une fiche qui me laisse sans voix. Un soit disant maitre SM offre sa jeune soumise à tout groupe d’hommes qui le souhaite pour des rapports non-protégés, uniquement « avec éjaculation interne ». Abasourdi, l'estomac noué, je relis trois fois pour le croire. Je voudrais mais n’arrive pas à croire à une mauvaise plaisanterie. La nausée m’envahit.

Il me faut de longues minutes pour encaisser et reprendre mes esprits. Nouvelle recherche. Nouveau défilement. Je m’arrête sur la fiche d’une quadragénaire adultère. Celle-ci se termine sur la phrase suivante : « Evitez X, elle est malade du SIDA en phase terminal ».

Je quitte le site refroidi, en colère et profondément irrité d’avoir dû jouer les délateurs.

mardi 25 mars 2008

Big Brother is watching you

Je me retire de son sexe dégoulinant lorsque, reprenant ses esprits, elle me demande :
- Tu crois qu'il y a des caméras de surveillance ?
- Euh...

mercredi 12 mars 2008

Dérives nocturnes

Une belle quadra à la peau mate.
Son cul offert sur la banquette arrière d’une voiture.
La pluie qui claque contre les vitres.
Sa main déroulant le préservatif sur mon sexe dressé.
Son mari qui mâte.
Ma queue disparaissant dans son cul.
Ses cris plaintifs.
Les regards vicieux à travers les vitres
Mon réveil qui sonne.
The end.

lundi 10 mars 2008

Réveil en douceur

Réveil en douceur.
Ton souffle sur ma nuque.
Regards croisés.
Mes mains entre tes cuisses.
Reins cambrées.
Doigts fouineurs et inquisiteurs.
Lèvres pincées.
Turgescence incontrôlée.
Seins offerts.
Prise en main vigoureuse.
Langues emmêlées.
Mots crus.
Entrée en douceur.
Corps en transe.
Violence des assauts.
Temps suspendu.
Décharge sur tes fesses.
Souffles coupés et pupilles dilatées.
Douche rapide.
Petit déjeuner pris sur le pouce.
Baisers sur le palier.
Une nouvelle semaine commence.
Pour le mieux.

vendredi 7 mars 2008

A l’étroit

Aujourd’hui je me sens oppressé, à l’étroit…

A l’étroit dans mon blog
A l’étroit dans mes mots qui ont tant de mal à sortir
A l’étroit dans mes fantasmes dont les contours restent flous
A l'étroit dans un esprit trop raisonnable
A l’étroit dans ce corps que j’ai négligé
A l’étroit dans une vie toujours trop sage
A l’étroit dans l’image réductrice que j’ai façonné

jeudi 6 mars 2008

Jouets de l'espace

Les derniers modèles de sex-toys féminins lancés sur le marché sont pour le moins sophistiqués. Spécialement conçus et dessinés pour un plaisir optimum, ils prennent des formes étonnantes et ressemblent de moins en moins à nos attributs masculins. Le futur appartiendrait-il à l'homme mutant ?

mercredi 5 mars 2008

Piqûre de rappel

Une personne anonyme a laissé ce commentaire sur une note ancienne que plus personne ne lit. Je me permets donc de le reposter ici.

Sept mille personnes ont découvert leur séropositivité l'an dernier en France, contre 6.000 en 2003, selon les chiffres communiqués par l'Institut de veille sanitaire (InVS). Environ un quart avait été contaminé dans les six mois précédant le diagnostic. Inquiétant, le taux de rapports non protégés réguliers est en hausse : il a doublé entre 1997 et 2004. De surcroît, c'est chez les personnes séropositives que la prise de risque est la plus fréquente (56% contre 28% pour les homosexuels séronégatifs).Le nombre de cas de SIDA a augmenté de 44% entre 1998 et 2004. Les contaminations sont majoritairement hétérosexuelles et concernent avant tout les femmes qui, en 2004, représentent deux tiers des découvertes de séropositivité. Les personnes contaminées par rapports hétérosexuels, de nationalité française, ont représenté une "proportion non négligeable" (17%) du nombre de nouveaux cas en 2004, mais "stable" sur un an, selon l'InVS.

mardi 4 mars 2008

Déjeuner sur l'herbe

"Bonjour Kinky, on déjeune ensemble demain ?".

Je n’avais plus de nouvelles de F. depuis plusieurs mois. F. est une jeune femme souriante et compliquée avec qui j’ai eu une aventure il y a un an. Une petite brune déchirée entre son attirance pour la chose religieuse et ses élans hédonistes. Une lutte interne entre des aspirations on ne peut plus incompatibles difficile à gérer au quotidien mais qui fait des étincelles à l’horizontale.

Lorsque je passe la prendre au travail, elle a préparé un panier plein de bonnes choses pour un pique-nique bucolique dans un parc voisin. Entre deux bouchées nous discutons de boulot, de politique (un grand sujet d’engueulades entre nous), de nos petites aventures et de notre vie sentimentale. Je lui rappelle que les dernières nouvelles que j’ai eues d’elle étaient un SMS me proposant un plan à 3 avec son copain de l’époque. Elle sourit mais ne rougit pas. Raté.

Elle me raconte les quelques mois de sa relation avec cet homme pas encore divorcé et déjà ailleurs, leurs virées en moto, ses envies de sodomie, son refus et son incapacité à éjaculer. Je lui parle de ma rencontre en aveugle, de ma relation avec Elle, de mes soirées plurielles. Elle sourit. Ses yeux semblent me dire avec tendresse « tu ne changeras jamais ».

Alors qu’elle me raconte son hilarante rencontre avec un jeune meetic boy qui « sent le vieux », ma main se pose sur sa cuisse. Avant de glisser rapidement sous sa jupe. Elle jette un regard autour d’elle. Personne en vue, hormis un couple au loin qui discute assis sur une balançoire et un petit vieux sur un banc qui donne du pain aux pigeons.

Elle s’approche, me fait face, me sourit et écarte les cuisses. Ma main s’y engouffre, mes doigts caressent ses cuisses, remontant jusqu’à la naissance de son sexe, l’effleurant. Elle ferme les yeux et écarte encore les cuisses. Je caresse ainsi son sexe un long moment à travers ses dessous humides. Je sens sa respiration s’accélérer et mon sexe durcir.

J’écarte son string et glisse un doigt dans sa chatte humide, que je pénètre lentement. Elle scrute à nouveau rapidement les alentours. Son regard, intense et provocant, lorsqu’elle relève sa jupe me foudroie. Je glisse un second doigt dans son sexe ouvert et dégoulinant. L’envie me vient d’immortaliser l’instant. Tout en continuant à la doigter, je me saisis de mon téléphone portable et prend quelques clichés. Elle écarte encore un peu plus les cuisses et jouit bruyamment.

Suffisamment bruyamment pour alerter le petit vieux sur son banc. Nous rions mais restons paralysés. Je bande comme un fou. Ce dont elle se rend compte en passant sa main sur mon entre-jambes, qu’elle caresse lentement. A mon tour de fermer les yeux. J’imagine sa langue caressant mon gland, sa bouche avalant ma queue.

Je rouvre les yeux lorsqu’elle déboutonne mon jean et sors mon sexe. Au loin je découvre le petit vieux qui s’éloigne d’un pas lent et mal assuré. Heureuse initiative. Une brise fraiche et agréable vient caresser ma queue qu’elle branle lentement, avant de la prendre en bouche.

Je suis à deux doigts de jouir lorsqu’une mère de famille et ses deux jeunes enfants s’engouffrent dans l’allée adjacente. Je me rhabille précipitamment. Elle est prise d’un fou rire communicatif.

Nous regardons l’heure. Nous sommes en retard. Nous nous relevons et prenons le chemin du boulot, ravis et frustrés.


mercredi 27 février 2008

Projections

Un jour, dans 10 ou 15 ans, je baiserai peut-être une ex-fan de Tokio Hotel.

C'est flippant.


lundi 25 février 2008

Enchainé

J'ai été enchainé par une jeune effrontée.

Enchainé au sens figuré malheureusement. Un petit jeu idiot auquel je me conforme rarement d'ordinaire. Mais voilà ces derniers temps je n'ai pas eu beaucoup le temps (pas la tête à ça non plus) de faire vivre ce blog. Alors en attendant un retour à la normale...

En voici le principe :
- Mettre le lien de la personne qui vous tague
- Mettre le règlement sur votre blog
- Mentionner six choses/habitudes/tics importants chez votre petite personne
- Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant le lien de leur page perso
- Avertir directement les personnes taguées

Voici donc six confidences sans le moindre intérêt aucun :

1) Mes obsessions musicales sont au moins aussi tenaces que mes obsessions sexuelles.
2) Durant mes jeunes années de militantisme musical j'ai refusé d'interviewer un futur sex-symbol nommé Beyonce.
3) Je vérifie toujours deux fois si j'ai fermé à clé la porte de mon appartement ou ma voiture. Ce qui a le don d'agacer autour de moi.
4) Enfant je me destinais à une carrière de sportif de haut niveau. Il ne me manquait que les capacités physiques et le talent.
5) Je ne suis pas celui que vous croyez
6) Je suis pire encore

Pas envie de "taguer" qui que ce soit. Kinky fait son rebelle.

jeudi 7 février 2008

Un parfum de jeunesse

Lorsque nous nous croisons devant les boites aux lettres de ma résidence, son parfum emplit le hall, créant une opportune atmosphère de sensualité. Elle doit avoir 19-20 ans. Un peu jeune pour moi mais le désir ne se contrôle pas. Etudiante probablement. A première vue elle est plutôt banale. Petite, ronde, avec de jolis cheveux blonds vénitiens, une belle peau fraiche et laiteuse parsemée de quelques taches de rousseur, de jolies joues et de belles dents blanches.

Je suis troublé lorsque nous nous effleurons involontairement. Le rouge lui monte aux joues. Le trouble est manifestement partagé. Je la trouve charmante et désirable. Je la suis dans le couloir qui mène à l’ascenseur, le regard posé sur ses fesses rebondies avantageusement mises en valeur dans son jean moulant. Des premières bouffées de pulsion sexuelle m’envahissent. Sa voix douce et son apparente innocence n’y sont pas étrangères.

Moi qui préfère habituellement prendre l’escalier, j’opte pour une fois pour la promiscuité érotique de l’ascenseur. Les portes s’ouvrent instantanément devant nous, évitant le malaise de l’attente. Dommage. Nous allons au même étage. Nos épidermes se frôlent de nouveau au moment d’appuyer sur le bouton. Cette fois ces effleurements sont intentionnels de ma part. Son parfum m’enivre. Je suis saisi d’une violente envie de plonger ma tête entre ses cuisses, de la prendre contre le mur, là maintenant.

Alors que je la dévisage, la déshabille du regard, elle baisse les yeux au sol. Est-elle si innocente qu’elle en a l’air ? Combien de queues a-t-elle déjà eu en bouche ? Je m’imagine volontiers dans le rôle de l’initiateur un brin sadique, du mentor de débauche. S’imagine-t-elle les pensées qui traversent mon esprit ? Non bien sûr... Je me laisse envahir par des visions voluptueuses de ses taches de rousseurs, de ses gros seins ronds entre lesquels je glisserais ma queue, de ma bouche dévorant son sexe poilu sentant la savonnette, de ma queue disparaissant entre ses fesses blanches. Un pur moment de sublimation et de divigation.

Nous sommes lancés dans un torride 69. Sa bouche virginale avale ma queue avec gourmandise et ma langue fouille son anus lorsque les portes de l’ascenseur s’entre-ouvrent et me rappellent à la réalité. Elle sort la première de l’ascenseur. Je la suis dans le couloir. Je bande. Arrivée devant la porte de son appartement, elle me lance un chaleureux «bonne soirée». Une demi-seconde j’envisage sérieusement de l’inviter à prendre un verre.

Une prochaine fois peut-être.

mardi 29 janvier 2008

L'échangisme selon wikipédia

"Prétendre que l'échangisme serait une forme de perversion sexuelle ne semble plus faire partie du débat actuel, cependant certains psychologues et psychiatres peuvent l'associer avec une homosexualité refoulée ou des troubles de la personnalité de type borderline"

"Les échangistes sont des gens ordinaires, le plus souvent dans la trentaine ou la quarantaine mais on en trouve de tout âge et toute description [...] Parfois les groupes dits « échangistes urbains » cherchent spécifiquement des adultes plus jeunes, entre vingt et trente ans, plus agréables à l'œil."

"Une approche psychanalytique récente considère qu'il serait question d’une forme déplacé de réalisation de désir d’inceste, dans une configuration caractérisant la sexualité adolescente".

On avance. Vraiment.

jeudi 24 janvier 2008

Nouvelle cuisine

Un soir de janvier, après une dure et longue journée de boulot.

Je prépare ma fameuse recette de pâtes au basilic lorsqu’elle me rejoint dans la cuisine. Je n’aime pas que l’on traine dans mes pattes lorsque je cuisine et elle le sait. J’inspire un grand coup et essaie de faire bonne figure malgré une irritation que je peine à contenir. Elle s’amuse de mon irritation, m’embrasse dans le cou, passe la main sous mon t-shirt pour me caresser le dos. Mi-excité, mi-irrité, je laisse faire. Je manque tout de même me couper un doigt lorsqu’elle desserre ma ceinture et que sa main trouve le chemin de ma queue, tout en continuant le récit pittoresque de sa journée de travail. Elle me branle ainsi un long moment pendant que je m’active aux fourneaux.

Peu à peu mon désir monte, jusqu’à atteindre des hauteurs stratosphériques. Elle a encore gagné. Je me rends. Je lâche couteaux et casseroles, et la plaque contre le mur. En un instant nous nous retrouvons pratiquement nus. Mes mains qui parcourent son corps et caressent ses courbes dégagent une forte odeur de basilic frais, s’imprimant sur sa peau et donnant à ses seins une saveur inédite. Elle me lance un regard médusé lorsque, n’écoutant que mes pulsions, je saisis quelques feuilles de basilic que je frotte contre sa peau. Ses seins, son ventre, ses cuisses, ses fesses portent désormais ce parfum dont je n’aurais jamais soupçonné qu’il aurait sur moi quelques effets aphrodisiaques. Je ne sais plus si j’ai envie de la baiser ou de la dévorer. Etranges pulsions de cannibalisme. Désirs fulgurants.

Ma bouche dévore sa croupe. Son corps se contracte lorsque mes dents laissent leurs marques sur ces fesses blanches. Puis se relâche lorsque ma langue s’insère dans son intimité. A la fois frustré et excité par ses sensations nouvelles, je la prends violemment contre le mur.

Ecroulés contre le mur de la cuisine, le corps las et les jambes tremblantes, nous sommes tirés de notre rêverie par une étrange odeur, mélange d’épices, de sperme et de brûlé.

mardi 22 janvier 2008

Ceci n'est pas une note (ou l'art de ne pas tenir ses lecteurs en haleine)

Pour répondre à Noir Intense 35 qui s’interrogeait sur mes goûts, et accessoirement masquer un inquiétant manque d’inspiration, voici une petite liste en vrac de choses que j’aime :

- la liberté, le plaisir et la luxure
- les sushis, la cuisine italienne et le chocolat
- les femmes adultères et les liaisons clandestines
- Bukowski et le cinéma asiatique
- les pipes à deux bouches
- les disquaires de Soho
- les photos coquines dans ma boite mail
- lire vos commentaires
- les beaux culs, petits ou modèles « bootylicious »
- flâner dans le Parc Güell
- qu’elle ne porte pas de culotte quand nous sortons dîner
- le porto vintage
- les « girls next door »
- les hôtels, les alcôves et lieux de perdition
- mon nouveau fond d’écran
- les jeunes femmes gourmandes et dociles
- le nouveau Cat Power
- les strings et pantalons taille basse
- son redoutable sens de l’humour
- les talons hauts et porte-jarretelles
- sillonner ma ville, seul avec mon iPod et mes pensées
- bander pour une inconnue
- prendre la route
- mater à la terrasse d’un café


Et de ce que je souhaite :

- rencontrer la perle, ma muse, mon double
- sodomiser une jeune militante UMP
- visiter le Japon et Hong Kong
- une nouvelle sexcapade avec ******
- avoir le temps de répondre à mes mails et voir mes amis
- baiser toutes mes lectrices
- le retour de la musique à la télévision
- réaliser mes fantasmes de soumission
- retrouver les textes perdus de mon 1er blog
- organiser l’orgie de mes rêves
- une augmentation
- réaliser un fantasme banal : sexer dans une salle de cinéma bondée
- une large victoire française sur l’Italie en finale de l’Euro
- voir autre chose de Noir Intense 35 que ses jambes
- la sortie DVD des meilleurs épisodes de Soul Train
- serrer Nathalie Portman dans un ascenseur
- me débarrasser de cette mélancolie
- deux nanas pour moi ce soir
- retrouver l’inspiration (et le sens de l’humour)
...

vendredi 18 janvier 2008

Kinky ?

Je ne suis pas fétichiste des collants, j’aime les femmes plus hautes que larges, je ne porte ni ne renifle les sous-vêtements de mes amantes, je n’ai pas d’érection devant la courbe d’une cheville, j’aime les chattes et les culs serrés, je n’aime les animaux que dans mon assiette, je n’aime les poils qu’avec modérations et suis à cheval sur l’hygiène, je recrute dans la tranche 20-40 ans…

Finalement en visitant la porno-blogosphère je réalise que je suis un pervers raisonnable.

mercredi 9 janvier 2008

Sex-capade hivernale

Une chambre d’hôtel en bord de mer un après-midi de décembre. Dehors la grisaille et le froid. A l’intérieur, chaleur, impatience et excitation. Depuis le temps que nous avons planifié cette rencontre, nos imaginaires ont dû jouer la scène des dizaines de fois. L’attente est grande.

Un petit sms pour lui donner le numéro de la chambre. Promis je ne dirai plus de mal des téléphones portables. Son arrivée est imminente. Je ferme les volets. L’obscurité dans la chambre est totale. C’est privés de repères visuels que nos corps se découvriront et s’apprivoiseront.

Je suis moins anxieux que lors de mon 1er rendez-vous en aveugle. Il est vrai que la prise de risques n’est pas la même, ma partenaire et moi avons préalablement eu tout le loisir de converser et d’apprendre à nous connaître. J’en suis d’autant plus impatient et excité.

Je suis allongé sur le lit, dessinant le scénario des minutes à venir, repensant à ses mots qui ont affolé mon imaginaire ces dernières semaines, aux photos les accompagnant…lorsqu’elle pousse la porte laissée entrouverte.

Nous y sommes enfin. Nous n’échangeons pas un mot mais nos corps sont attirés comme deux aimants. Nous les laissons parler. Premiers effleurements. Premiers frissons. Premières caresses timides. Nos bouches se cherchent, jouent à se défiler, se perdent sur une nuque. Mais nos lèvres ne tardent pas à se rencontrer, à se goûter.

Sur le lit nos caresses et baisers se font plus osés, nos corps s’enlacent, se provoquent, s’épousent. Je me délecte de nos langues emmêlées, de son odeur, de la chaleur de son corps contre le mien. Nos corps se dénudent, nos peaux s’apprivoisent et s’électrisent. Ses courbes alléchantes, ses petits seins ronds, son petit cul ferme se dévoilent peu à peu.

Notre excitation est de plus en plus palpable, nos souffles s’accélèrent, ma main se perd entre ses cuisses. Ses baisers sur mon torse et mon ventre attisent encore mon désir. Elle libère enfin mon sexe gonflé, le caresse quelques instants avant de le prendre en bouche. Je chavire…

Emballement des corps. Déchainement des désirs. Abandon des pudeurs.

Ce n’est qu’après l’abandon ultime que nous échangeons véritablement nos premiers mots et rions de notre forfait, peu pressés de laisser la lumière rompre le charme de cette rencontre inédite et désireux de profiter encore de la magie d’une exploration tactile, olfactive et gustative.

Ce n’est qu’au moment d’aller dîner, mis en appétit par nos corps à corps, que nous devons nous résigner à mettre un visage à nos corps, nos sexes, nos saveurs. De retour à l’hôtel, nous ne quittons la chambre que le lendemain soir, dégustant fruits et chocolats, entre deux étreintes qui hanteront encore longtemps ma mémoire.

mercredi 19 décembre 2007

Parenthèse technique

Récemment Blogger a modifié le système de commentaires. Pour laisser un lien vers votre blog cochez "Connectez-vous en utlisant" puis choisissez "N'importe quel OpenID" dans le menu déroulant. A Bientôt...

Statu quo

Encore aujourd'hui il ne fait pas toujours bon être une femme dans notre beau pays.

Grand moment de violence verbale purement gratuite hier soir lors d’un talk show diffusé sur la petite chaine qui monte (en audience mais pas en élégance). Lors d’un mini-débat tournant vite au règlement de compte sur le thème « faut-il parler de la vie privée de notre président adoré », la pauvre Carla Bruni - encore unanimement célébrée il n’y a pas si longtemps pour son talent d’auteur-interprète - s’en prenait plein la tronche, se faisant quasiment traiter de pute pour avoir eu des hommes (connus) dans sa vie avant d’entrer dans celle de notre président (qui bien sûr lui a le droit d'avoir autant d'aventures qu'il le souhaite sans que son image ne soit entachée). La charge, aussi gratuite que réactionnaire était bien sûr menée exclusivement par des mâles (journalistes et humoristes de secondes zones). Des mâles au courage exemplaire qui n’avaient même pas pris la peine d’inviter l’intéressée. En 2007 nous en sommes toujours là, une femme qui vit trop est une pute et à ce titre, elle a droit aux sarcasmes et aux insultes.

Aujourd’hui sur une grande radio qui invite ses auditeurs à venir vomir leur philosophie de comptoir sur ses ondes j’ai entendu des choses assez ignobles concernant la pauvre Laure Manaudou, victime de la diffusion sur Internet de photos privées. Il y a d’abord un problème de vocabulaire. J’ai entendu parler de « photos compromettantes ». Il n’y a rien de compromettant dans la nudité ou l’érotisme. Une photo compromettante c’est autre chose. Une photo compromettante c’est Sarkozy qui serre la main de Kadhafi deux jours après que celui-ci ait fait l’apologie du terrorisme. Mais surtout j’ai été choqué d’entendre un discours quasi-unanime (avec des mots parfois très durs) selon lequel elle avait bien mérité ce qui lui arrive (« cette petite salope » ont-ils pensé si fort que ça s’est entendu). Pas une once de compassion. Personne ne semblait réaliser que ces photos sont probablement le geste d’amour d’une jeune femme de 20 ans pour un homme qu’elle a aimé et combien la trahison que représente leur diffusion doit être douloureuse pour elle. Je n’ai pu m’empêcher de me demander ce qui se passerait si des photos intimes d’un homme public, Sarkozy par exemple, apparaissaient sur la toile. Le trainerait-on dans la boue ou réclamerait-on la tête du violeur de vie privée ?

vendredi 14 décembre 2007

Dilemme

Concert qui déchire ou soirée plurielle ?

jeudi 13 décembre 2007

High Fidelity

Déjà 63 titres pour la bande son de mon orgie idéale. On avance.

mardi 4 décembre 2007

Et si...

j'avais fait le tour de la question ?

mardi 27 novembre 2007

Pause

Chers amis lecteurs, je vous abandonne quelques jours pour m'offrir une petite parenthèse, loin des tracas et... de toute connexion Internet.

Surprenez-moi...

lundi 26 novembre 2007

Mon week-end ?

Sage.
Très sage.

mercredi 21 novembre 2007

Debriefing

S’il y a une chose que je ne m’attendais pas à faire un jour, c’est bien baiser une fille avec un rottweiler tatoué sur l’épaule. C’est le charme de ses soirées, on partage quelques moments (de plaisir) entre personnes qui s’ignorent dans la vie de tous les jours. Le cadre sup et la caissière de Prisunic. L’agent de sécurité et la directrice des ressources humaines. Tous des corps désirants. Tous sur un même pied d'égalité.

Si une barrière persiste parfois c’est celle de l’âge. Dans ce joli loft sous les toits, une dizaine de couples et quelques électrons libres font connaissance autour d’un verre. Une moitié de late vingtenaires et early trentenaires, l’autre de quadras. Deux clans qui s’ignorent et ne se mélangent pas. Les vieux sont lourds me dit la jeune brune dont je caresse l’entrecuisse. Il est vrai que malgré leur ascendant social, ils sont parfois un peu trop portés sur l’humour grivois. Les jeunes mecs n’ont pas un regard. Ignorent-ils que c’est dans les belles quadragénaires qu’on fait les meilleures pipes ?

Lorsque je franchis la frontière invisible pour rejoindre sur un canapé une blonde aux jolies formes qui se remet de puissantes étreintes que j’ai suivies du coin de l’œil, je suis accueilli avec un sourire de surprise amusée par le petit groupe qui l’entoure. Madame hésite un peu avant de me déshabiller et de me prendre en bouche, comme si ce qu’elle allait faire était interdit en ces lieux. Apartheid absurde. Petit pincement au cœur.

Son homme parait amusé et excité par la situation, semble-t-il inédite. « Tout à l’heure je veux que tu la baises » me dit-il. Tout à l’heure c’est lorsque la mezzanine sera libre. Je lis un « nous aussi on aimerait bien » dans le regard des deux femmes assises en face de nous et qui ne perdent rien du spectacle de ma queue avalée par cette bouche gourmande. L’une d’elle, brune, un peu ronde et intimidée, me fixe un long moment droit dans les yeux. D’un petit geste de la tête je l’invite à nous rejoindre pour une pipe à deux bouches. En quelques minutes elles me mènent à l’extase. Je jouis sur les seins de la brune.

Temps mort.

Au bar je raconte à un jeune gars intimidé par les lieux le joli moment que je viens de vivre. Je rêve du grand mélange. Mais rien à faire, il est dans un autre trip et a déjà choisi sa proie. Une jeune blonde élancée au look de lolita perverse : jupe écossaise, chemise blanche nouée au dessus du nombril, couettes et… tatouage sur l’épaule. Je ne peux lui en vouloir, elle a un petit cul d’enfer.

Retour dans le camp des trentenaires.

Je me laisse entrainer par un petit groupe au sein duquel la lolita n’est pas la plus timide. Son amie, chaleureuse petite brune, me redonne vigueur en promenant sa langue sur mon sexe lorsque j’aperçois mes deux fellatrices prendre l’escalier qui mène à la mezzanine. Je me promets de les rejoindre un peu plus tard. Avant de perdre toute notion du temps.

Parfois leurs râles parviennent jusqu’à mes oreilles malgré la musique à plein tube, comme une invitation à les rejoindre. Mais pas facile de quitter des corps qui vous aimantent. Lorsque je rejoins la mezzanine accompagné de la maitresse des lieux, de lolita et de son amie (ainsi que de leurs compagnons respectifs), mes jolies quadras sont en train de se rhabiller. Trop tard. Je sens dans leur voix une pointe d’amertume. J’ai trahi un espoir de pont transgénérationnel.

Sur la mezzanine, les corps se mélangent, se caressent, se lèchent, se sucent, s’abandonnent… les têtes tournent, les mains explorent, les sexes s’offrent, les bouches prennent… dans cette profusion je donne et m’abandonne.

lundi 19 novembre 2007

Self portrait # 3



Lundi matin

J'ai fait une recherche sur le net, personne n'évoque l'existence d'un symptôme de blues post-partouze.

vendredi 16 novembre 2007

Jeu de mains

L'air est rare. Indifférents à la puanteur étouffante, les corps comprimés, fatigués et résignés des voyageurs tanguent à chaque arrivée en station où un mouvement de foule engendre invariablement bousculades, pieds écrasés et insultes prononcées à voix basse. Autour de nous la foule semble ailleurs, perdue dans ses pensées, pressée de mettre les pieds sous la table.

Alors que, totalement indifférent à cet environnement hostile, je vous souffle mon désir au creux de l’oreille, vous remuez imperceptiblement le bassin afin de sentir mon sexe enfler contre vos fesses. Je vous sens frissonner lorsque ma bouche se pose sur votre nuque. Vous saisissez ma main pour la glisser sous votre chemisier.

Je ferme les yeux et imagine notre étreinte à venir, les belles obscénités auxquelles nous nous livrerons aussitôt franchie la porte de la chambre d’hôtel. Ma main vous caresse le ventre, remonte peu à peu jusqu’à la naissance de votre poitrine dont elle effleure les courbes du bout des doigts. Je vous sens passablement excitée par mon audace, vos mouvements de reins s’amplifient à mesure que mon exploration se fait plus précise.

Je n’ose regarder autour de nous. Certes la foule compacte nous met à l’abri de bien des regards mais je ne doute pas qu’une ou plusieurs personnes aient repéré notre petit manège. Mes doigts caressent maintenant votre téton à travers sa cage de dentelle dont je rêve de vous libérer.

Nouveau mouvement de foule. Ma main se réfugie sur votre bas ventre. Vous vous cambrez légèrement afin de permettre à ma main de se glisser entre votre jean et votre peau. Je m’engouffre dans la brèche.

(To be continued)


mercredi 14 novembre 2007

Dream on

Envie d'une petite escapade hors du temps
De chemins de traverse et de chambres d'hôtel
De bonnes tables et de bons vins
A boire sans modération
De gueules de bois et de griffes sur le corps
D’air pur et de ton odeur
De grasses matinées et de siestes crapuleuses
De fous rires et d’orgasmes

Tu viens ?

vendredi 9 novembre 2007

Un vendredi soir sur la Terre

Ça s'affole sur les sites libertins.

Les enfants ont été confiés à la dernière minute aux bons soins des beaux parents. Elle est en train de se faire une beauté dans la salle de bain avant d’enfiler sa nouvelle tenue sexy arrivée ce matin par colissimo. Lui est scotché à son ordinateur. Il n’a que quelques minutes pour trouver un, une, des partenaire(s). Il faut du résultat et vite.

Ils recherchent un couple de préférence même si à Elle un homme seul ne lui déplairait pas. Fatalistes, ils ont laissé tomber l’idée de trouver une fille seule. Il trie les messages d’hommes et de couples qui savent bien que c’est le soir où concrétiser. Il juge sur pièce et ne s’embarrasse pas de questions superflues, ni même d’un bonjour. Il va droit à l’essentiel : vous pouvez recevoir ? entièrement épilés ? t’es bien membré ?

De temps à autres, il l’appelle « viens voir chérie, qu’est ce que t’en penses ? ». Elle débarque de salle de bain le visage pas encore rafraichi et les yeux plein d’espoir. Pas besoin de réponse, il lit sur son visage. Continuer, trier, solliciter. Il tourne en rond, s’énerve. Toujours un truc qui cloche. Trop loin, trop vieux, trop moches, trop hard, trop poilus, pas dispos…

C’est trop con, pour une fois qu’ils n’ont pas les gosses. Ils ne veulent pas passer encore un vendredi soir devant la télé. Il ne veut pas la décevoir comme la dernière fois où il s’y est pris trop tard. Alors il persévère. Au moment où il n’y croit plus il fait la connaissance d’un homme plus jeune qu’eux, la trentaine et disponible. Elle le trouve mignon. « Dommage qu’on ne voit pas sa queue sur les photos » pense-t-elle à voix haute.

Dans la voiture Elle a des doutes.
- « Tu es sûr qu’on ne fait pas une connerie ? On le connaît à peine ce type… »
- « Fais-moi confiance, tout va bien se passer » lui dit-il, en glissant la main sur entre ses cuisses.

Surprise !

Elle a dû en faire une drôle de tête la personne qui est arrivée ici en frappant "empêcher la buée sur les vitres" dans Google.

jeudi 8 novembre 2007

Tous les goûts sont dans la nature

Les spammeurs vendeurs de pilules miracle ne sont jamais à court d'arguments. Dernier en date, les femmes seraient unanimes pour dire que les grosses queues ont meilleur goût.

En vie

Envie d’une montée d'adrénaline
Envie de trembler en entendant la porte claquer
Envie de ton parfum qui se répand dans la chambre
Envie de nos sens en alerte
Envie de nos bouches qui se cherchent
Envie de nos petites maladresses
Envie de nos peaux qui s'apprivoisent peu à peu
Envie de nos corps qui se dénudent
Envie de nos souffles qui s’accélèrent
Envie de découvrir chaque parcelle de ta peau
Envie de ta chaleur
Envie de nos langues qui se mêlent
Envie de frissons sous tes mains caressantes
Envie de te crier mon envie de toi
Envie de vêtements s’accumulant sur le sol
Envie de goûter à tes seins
Envie de tes fesses à pleines mains
Envie de sentir la chaleur entre tes cuisses
Envie de caresses sous la dentelle
Envie d’un doigt qui se perd en terres inondables
Envie de tes caresses exploratrices
Envie d’impatiences
Envie de ta main qui libère mon sexe
Envie de ta langue joueuse et caressante
Envie de tes lèvres enserrant mon gland
Envie que tu t’offres à ma bouche
Envie de ton odeur
Envie de ma langue dans ta fente
Envie de mon nez qui effleure ton anus
Envie de ta main qui caresse mes couilles
Envie de ma langue dans ton cul
Envie de ta réplique
Envie de ton doigt inquisiteur
Envie d’affoler ton petit bouton
Envie de tes cris de plaisir
Envie d’avoir envie de décharger dans ta bouche
Envie de ta voix qui me susurre « pas maintenant »
Envie d’une entrée en douceur
Envie de ta chatte avalant ma queue
Envie d’un puissant coup rein
Envie de t’entendre perdre pied
Envie de te limer jusqu’à demain
Envie de caresser ton corps transpirant
Envie de nos corps qui ne font plus qu’un
Envie de t'enculer
Envie d’un chemin qui se fraye
Envie que tu te cambres
Envie d’éternité
Envie de ma queue prête à exploser
Envie d’orgasme simultané
Envie de mon foutre qui se répand
Envie d’instants hors du temps
Envie de corps repus, lovés l’un contre l’autre
Envie de nos regards qui se croisent…
Pour la première fois

dimanche 4 novembre 2007

Ce mortel ennui

Il fait gris et triste. Pas mélancolique, non, juste gris. Le parc en bas de chez moi est désert. Convalescent, je n'ai aucune envie de mettre le nez dehors. Depuis quelques jours je dévore les livres en écoutant du vieux son jamaïcain. A la recherche de munitions, je consulte la pile de bouquins qui attendent sur mon étagère que je daigne m'intéresser à eux. Parmi quelques biographies de musiciens et romans noirs, un roman érotique qui a connu un petit succès à sa sortie me fait de l'oeil. L'histoire d'un couple et de sa découverte de l'univers SM. Les derniers ouvrages dans le genre m'avaient déçus mais il est peut-être temps de relancer une libido un peu endormie par la fatigue et les médocs, alors je choisis de lui donner une chance.

Malheureusement au bout de trois pages le livre me tombe des mains. Comment peut-on éditer cette chose ? Le style est affreusement scolaire, les personnages caricaturaux. Le héros est bien sûr grand et fort (au moins pour une fois il ne s'appelle pas Pierre). L'héroïne est jeune, brune, avec de gros seins fermes. Le couple est bien évidemment issu d'un milieu aisé, vit à Saint Germain des Près... Bref un beau ramassis de clichés.

Direction poubelle.

J’ai aimé de nombreux ouvrages érotiques. Ils ont bercé mon adolescence et ont sans doute participé à ce que je suis aujourd’hui. Mais n'est pas Anais Nin qui veut. Je peux vous citer une bonne vingtaine de bloggeurs et bloggeuses qui écrivent plus bandant et plus stylé que tout ce que j'ai lu ces dernières années. Alors je m'en remets à eux (vous) pour aiguiser mes sens.

mardi 30 octobre 2007

You got mail

Quelques minutes tout au plus. Une attente fébrile, interminable. Autour de moi on s’agite, on réclame ma présence. Je fais patienter. Mon esprit est ailleurs. Il divague, imagine, s’impatiente.

Puis soudain mon calvaire prend fin.

Nouveau message dans ma boite mail. Je suis à un clic du bonheur. Ma fréquence cardiaque s'accélère. Tous mes sens sont en éveil. J’ai les mains moites. Sur le bouton de la souris mon doigt se fige. Faire durer encore un peu le plaisir. Plaisir masochiste.

Je suis le premier surpris de mettre dans un tel état pour une simple photo, même d’elle. Même réalisée sur commande. Depuis quelques semaines que nous conversons, ses mots ont profondément aiguisé mon désir. Au-delà du raisonnable. Je suis resté bouche bée devant chacun de ses clichés

Ouvrir la pièce jointe.

Je reste sans voix. La photo est exactement celle que j’avais imaginée. Un délice d’érotisme. Assise à son bureau, les jambes croisées, elle ne porte qu’une longue paire de chaussettes bariolées, avec une élégance folle. Je reste en arrêt devant ses cuisses appétissantes, l’émouvante rondeur de ses seins… Violentes pulsions. Je ne suis plus qu’un sexe bandant et désirant.


jeudi 18 octobre 2007

Une perle

Je vous vois venir avec votre esprit taquin, vous allez penser que c'est de la fumisterie, un moyen de compenser un manque d'inspiration.

Et bien non, c'est un véritable coup de cœur que j'ai envie de partager avec vous.

Un coup de cœur pour un texte qui m'a laissé chancelant, frissonnant et bandant. Un pur moment de plaisir qui pourrait bien hanter quelques-unes de mes nuits à venir.


(Merci à Vous qui me l'avez fait découvrir)

mercredi 17 octobre 2007

No sex last night

No text today